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Test : 1928 MTL RDA – Cthulhu Mod

  • Par , le 11/04/2019 à 16h00
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Chtulhu Mod propose un dripper destiné à l’inhalation directe  qui cache bien son jeu. Il n’a l’air de rien, mais il est fort ingénieux sur plusieurs plans, et finalement très attachant. Il vape bien, il serait dommage de s’arrêter à son apparence banale.

Petit dripper original

J’ai voulu mettre cette photo en valeur, parce qu’avec ce drip tip extrêmement fin, il me fait irrésistiblement penser à un moustique. Il est livré avec un deuxième drip tip en Delrin, plus traditionnel, mais nous verrons plus loin que celui-ci est intéressant, il fait partie des originalités de ce dripper 1928.

1928, drôle de nom pour un dripper, pourquoi 1928 ? Parce que le nom de la marque n’est pas un mot bizarre issu de la transcription d’un mot chinois. 1928 est l’année de première parution de L‘Appel de Cthulhu, une nouvelle de Howard Phillips Lovecraft, qui fait intervenir l’incarnation la plus terrifiante du mal absolu. Gaffez-vous, Cthulhu Mod est engagé dans un complot mondial dont le but est de vous corrompre au plus profond de votre âme.

Les caractéristiques essentielles du 1928 MTL RDA de Cthulhu Mod

Type de matériel dripper
Diamètre 22 mm
Hauteur 25,5 mm
Poids 40 g
Type de montage simple coil
Plage de vape 9 à 25 W
Matériaux acier

Le dripper 1928 est livré avec deux drip tips différents, quelques joints de rechange, des outils, un mode d’emploi et une pochette en tissu doux.

Sans gloire, mais vraiment intéressant

Sans gloire parce qu’il faut bien admettre que son design extérieur n’a rien de bien attirant : sa forme est banale, sans aucune décoration. Ce n’est pas son apparence qui va donner envie de l’essayer, et c’est bien dommage, parce qu’il gagne à être connu.

Il n’est composé que de deux pièces principales, dont le top cap que l’on voit ici. La série de trous sur le côté laisse deviner que le flux sera serré,  et que c’est en tournant le baril qu’on pourra le régler. En fait, le flux d’air est très serré sur les 3 premiers trous (0,8, 1,2 et 1,6 mm) , pour une vape en inhalation indirecte, et plus ouvert sur le quatrième (2 mm), qui permet un début d’inhalation directe très restreinte.

Un ergot permet de bloquer la rotation du baril aux deux extrêmes de son réglage, ce qui facilite le vissage ou le dévissage du dripper et de son mod, qui peut être BF ou traditionnel, deux pins étant livrés, dont un BF.

Les joints d’origine ne sont pas de très bonne qualité, ils étaient même déjà abîmés à réception. Ils font leur office, mais ce n’est pas très joli.

L’autre pièce, c’est la base, et c’est là qu’on commence à se dire “tiens… c’est intéressant !”.
On remarque d’abord un plateau  qui ressemble à celui d’un Kayfun Lite, donc à 50 % des bons atomiseurs MTL, ça met en confiance.

On remarque ensuite qu’il y a une cuve sous le plateau, qui peut contenir une belle réserve de liquide (1,2 ml environ, en tassant bien), mais dont les ouvertures resteront ouvertes : on s’inquiète alors, ça risque de couler partout. Mais pas du tout !

En effet, on remarque aussi que l’air n’arrive pas directement par le côté sur le coil, comme on aurait pu le croire de l’extérieur. Il arrive sur le coil par le dessous, après être passé dans un conduit, sous le plateau. Du coup, l’entrée d’air est isolée du liquide et ne peut pas en laisser sortir, sauf dans le cas ou le niveau de liquide dépasserait la base du plateau. Il faudrait vraiment le chercher.

C’est en retournant le baril que l’on prend conscience de toute l’ingéniosité de la conception du dripper : il y a une deuxième cloche dedans qui apporte deux intérêts.

D’abord, la chambre de vaporisation est petite, elle devrait donc être optimale pour un bon rendu des saveurs. Ensuite, le liquide est piégé, il ne peut pas sortir par le bas, vers le flux d’air, mais il ne peut pas non plus sortir par le haut, par le drip tip. Même si on retourne le dripper, le liquide restera entre les deux cloches. Très malin. C’est une solution déjà connue mais peu utilisée, et elle est habile.

Bref, si son physique n’est pas attirant, le 1928 a de beaux atouts pour faire un bon et fiable dripper pour une vape serrée, fidèle aux saveurs qu’on lui confie. Il reste à le monter avant de vérifier cette promesse.

Montage simple et traditionnel

Le montage est facile, d’autant plus que des ergots bordent les plots, qui aident à bloquer le fil facilement. On ne pourra pas monter de gros fil, un clapton passe, mais pas plus. Il n’y a aucune raison de vouloir monter plus gros. Ici, c’est un fil de nichrome entortillé sur un axe de 2,5 mm, pour une résistance de 1,1 ohm, à vaper tranquillement autour de 15 W.

La pose du coton est enfantine, d’autant plus qu’elle est facilitée par les larges ouvertures de la cuve.

Il suffit de poser les mèches dans les ouvertures, puis de les glisser dans leur logement.
Pour la longueur, tout est ouvert : les mèches peuvent être longues pour quelles aller au fond de la cuve, ou plus courtes, en comptant sur le renversement de l’atomiseur pour que le liquide les humecte. Les deux marchent bien, c’est juste une question de goût. Bref, le montage est un jeu d’enfant, reste à goûter sa vape.

Une vape douce et apaisante

Alors à quoi sert ce drip tip si bizarre de finesse (5 mm de diamètre, contre 8 à 10 pour celui en Delrin) ? En inhalation indirecte serrée, il permet de tirer doucement, longuement, et sa longueur permet à la vapeur de se refroidir avant d’arriver dans la bouche. Il est fait pour offrir une vape froide, avec un hit renforcé, pour les liquides qui gagnent à ne pas être chaud, et pour ceux qui aiment. En conséquence, il atténue légèrement les saveurs, un peu comme un RTA, mais comme on part d’un très bon niveau, ce n’est pas pénalisant.

Avec le drip tip en Delrin, la vapeur vient plus directement dans la bouche, les saveurs sont assez précises, très bien restituées quel que soit le genre de liquide, dans une vapeur abondante pour cette gamme de puissance, et légèrement tiède, voire un peu chaude si on monte à 20 W, voir un peu au dessus (mais un peu, c’est la limite).

Logiquement, le MTL renforce le hit, qui est agréable, quel que soit son taux de nicotine préféré. Les saveurs peuvent manquer un peu de peps à faible puissance, mais en la remontant d’un ou deux watts, on retrouve de l’énergie.

Petites observations modestes

Quand j’ai reçu cet atomiseur, j’avoue avoir posé un regard un peu méprisant sur l’objet, tant son dessin est quelconque, pataud. Je l’ai vissé sur une vieille box tout aussi moche et même pas BF (une Aster d’Eleaf dont la peinture est partie), c’est le setup le plus banal que j’ai, personne ne le regarde, il est plus que discret, il est invisible ! Et pourtant, j’y reviens tout le temps.

Sa cuve lui donne une belle autonomie, il ne fuit jamais, même dans des conditions extrêmes, sa vape est très bonne, silencieuse, douce mais efficace, et les meilleurs liquides sont restitués avec belle neutralité. Bref, c’est une sorte de Michel Simon de la vape : moche, mais quel génie intérieur !

En résumé

On aime

  • La vape MTL ou DL très serrée
  • La restitution fidèle et précise des saveurs
  • La grande contenance de la cuve, pour sa taille
  • La fiabilité totale : aucune fuite de liquide, même à l’envers

On n’aime pas

  • Le dessin, qui pourrait être plus fin

Conclusion

4,5 /5
 

Le dripper 1928 MTL de Cthulhu Mod n’est pas un génie du mal, au contraire. Il offre une vape douce, froide ou tiède selon le drip tip choisi, en inhalation indirecte ou directe très restreinte entre 10 et 25 W, et une restitution des saveurs fidèle, neutre. Il est par ailleurs, avec son système de cuve, fiable et autonome. C’est un bon ami, moche, mais sympa comme tout, auquel on s’attache quand les autres le regardent avec condescendance.

Le 1928 MTL RDA de Cthulhu Mod en images

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