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Québec : les questions et incertitudes que soulève la cigarette électronique

"Quelle vision québécoise de la cigarette électronique?" sur le blog de William Dab, médecin et épidémiologiste

Quelle vision québécoise de la cigarette électronique ?” sur le blog de William Dab, médecin et épidémiologiste

L’institut National de Santé Publique du Québec (INSPQ) a récemment élaboré un rapport au sujet de la cigarette électronique. Celui-ci soulève les nombreuses incertitudes entourant le produit et sa commercialisation. C’est William Dab, médecin et épidémiologiste, qui a publié un billet à propos de ce rapport dimanche dernier, sur son blog “Des risques et des hommes“.

Les contributeurs évoquent d’une part le manque d’études sur la cigarette électronique. Ils regrettent notamment la faiblesse des connaissances sur les produits ne contenant pas de nicotine.
Ils parlent ensuite du manque de visibilité sur les effets de l’e-cigarette à long terme sur la santé. « Les connaissances actuelles issues de la littérature scientifique ne nous permettent pas d’estimer les effets sur la santé associés à la consommation de CE, avec ou sans nicotine » peut-on lire dans le rapport.

Le rapport Québecois estime à ce jour que le « le propylène glycol, la glycérine, et même les additifs, n’ont pas fait l’objet d’un examen rigoureux ». Nous pouvons déjà être plus réservé sur cette critique et nous accueillons avec plaisir la sortie aujourd’hui de l’ouvrage de Jean-François Etter accompagné d’une préface de Gérard Mathern, qui a récemment expliqué sur RTL que la cigarette électronique comprenait des produits toxiques en dose infinitésimale et qu’il était clairement beaucoup moins dangereux de vapoter que de fumer.

L’INSPQ avance un autre argument déjà entendu et encore moins prouvé. Les contributeurs Québecois parle de « possibles passerelles » de la cigarette électronique vers le tabagisme ou la dépendance à la nicotine. En effet, nous constatons plutôt le nombre croissant de fumeurs qui veulent utiliser la passerelle du vapotage pour tenter d’arrêter totalement le tabac. Nous sommes en revanche d’accord lorsque le rapport souligne « la variabilité des différents produits ». Il est donc important de se poser la question de leur éventuel encadrement.


Sources:
http://securitesanitaire.blog.lemonde.fr/2013/09/29/quelle-vision-quebecoise-de-la-cigarette-electronique/
http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1691_CigarElectro_EtatSituation.pdf

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  • Alexis Finn

    Bref, la cigarette-électronique doit faire l’objet d’une réglementation et des études plus poussées doivent être réalisés afin d’évaluer l’impact du produit sur le moyen à long terme et ce aussi bien du point de vue de la santé que du point de vue comportemental.
    Eh ben ils se sont pas foulé les Québecois, c’est ce que tout le monde (ou presque) dit depuis le début, le seul désaccord réside dans la forme de réglementation à appliquer.