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Opinion : faut-il sauver les buralistes ?

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Les buralistes viennent de signer un accord avec l’état pour pérenniser leur profession. Ça semble normal, présenté comme cela, de dire que ce métier ne doit pas disparaître. Mais il est aussi légitime de se demander : pourquoi cette profession doit-elle à tout prix exister, alors que d’autres ont été balayées ?

Opinion

Un accord pour l’avenir

Le vendredi 2 février, un accord entre les buralistes et le gouvernement a été signé, après avoir été préparé en amont par la confédération des débitants de tabac et les douanes. Ce contrat est très généreux, et destiné à sauver la profession.

Ainsi, les buralistes se verront attribuer un fond de 20 millions d’euros par an jusqu’en 2021 pour les aider à transformer leur métier, et donc, leurs points de vente. Les buralistes qui verront leur chiffre d’affaire tabac baisser auront droit à une augmentation des commissions pour compenser. L’échelonnement des dettes sociales et fiscales sera facilité, le crédit sur le stock est augmenté et ainsi de suite, ad libitum…

Les buralistes se verront également associés à… La lutte contre le tabagisme, et seront notamment partie prenantes des prochains « Mois sans tabac ».

C’est généreux. Très généreux, même. Tellement généreux qu’on se demande encore pourquoi les vapoteurs ne réagissent pas. Voilà une profession qui annonce qu’elle va rentrer en concurrence frontale avec les boutiques de vape, à grand renfort de crédits d’impôts, de subventions et privilèges. Certains avocats auraient conseillé d’attaquer pour concurrence déloyale ou abus de position dominante. Pas ceux des associations de vapoteurs, manifestement.

Des jolis métiers d’autrefois

Le gouvernement a mis les petites plats dans les grands pour sauver les buralistes de France, à la grande satisfaction de ces derniers. On peut les comprendre : ils ont tous les outils en main pour sauver leur profession. Mais, vu de l’extérieur, je ne peux m’empêcher de me poser une question : pourquoi ?

La semaine dernière, Marie Roubieu est décédée. Ne cherchez pas dans votre mémoire, il est fort improbable que vous la connaissiez. C’était la dernière herboriste de France. Son histoire est intéressante : elle était la dernière titulaire du diplôme d’herboriste en France, diplôme qui fut supprimé par le gouvernement de Vichy en 1941, Pétain souhaitant réserver la profession aux pharmaciens.

Le diplôme n’a jamais été rétabli et la profession n’a jamais été reconnue en tant que telle en France, malgré les promesses de tous les gouvernements de 1945 à nos jours.

Tigres, éléphants, pandas, buralistes

Pourquoi je vous parle de ça ? Et bien, herboriste est la dernière profession en date à avoir disparu en France. Il y en a eu une succession, depuis le début de la révolution industrielle. Allumeurs de réverbères et poinçonneurs de tickets de métro ne sont plus que des souvenirs dans les livres et les chansons. Les mineurs ont disparu avec la fermeture des dernières mines du Nord.

Ces professions, bien entendu, aujourd’hui, nous apparaissent inutiles et surannées, c’est le sens de l’histoire. Mais si les objectifs réels en matière de lutte contre la tabagisme sont ceux qui sont affichés, n’ont-ils pas alors pour but de faire du métier de marchand de tabac une profession inutile et surannée ? La disparition du métier de buraliste ne va-t-il pas dans le sens de l’histoire ?

Pourquoi, en un mot, s’échine-t-on à sauver ce métier alors qu’on en a laissé mourir d’autres ?

Les fausses excuses

Bien entendu, j’entends ici les objections s’élever. Par exemple, que ça va détruire des emplois.

Je n’en suis pas certain, voyez-vous. Parce que lorsqu’on compare le temps passé par client chez les buralistes au temps passé par les même clients dans les boutiques de vape, on arrive à un rapport de vingt secondes dans un débit de tabac contre cinq minutes chez les vapoteurs.

La consommation de nicotine ne va pas disparaître, mais elle pourrait passer du tabac à la vape. Et ce sont autant d’emplois qui seront nécessaires pour vendre les produits et conseiller les clients. L’équilibre un emploi perdu/un emploi créé ne serait peut être pas atteint, mais on n’en serait pas si loin, au final, je pense.

L’autre exemple est celui des points relais que les buralistes proposent dans les zones rurales souvent mal desservies par les services publics. C’est vrai : je connais un petit village, sur la pointe de Bretagne, où le buraliste est le dernier commerce ouvert depuis la fermeture du boulanger.

Oh, attendez : c’est assez drôle, mais j’étais intimement persuadé qu’il y avait, en France, plus de gens qui mangent du pain que de gens qui fument. Or, il y a, proportionnellement, beaucoup plus de boulangers que de buralistes qui ferment. Plus précisément, 1200 boulangeries ferment définitivement chaque année en France, contre environ 460 buralistes (chiffres du syndicat des boulangers et de la confédération des buralistes). Un petit crédit d’impôt sur la farine, messieurs-dames ?

Que des points de relais services existent dans les zones rurales, que des commerces remplissent également les offices de bureau de poste, de vente de timbres fiscaux etc. Oui, c’est indispensable. Mais pourquoi les buralistes ? Allons plus loin : on voit des bureaux de tabac, en campagne, faire dépôt de pain. Pourquoi ne verra-t-on pas un boulanger faire dépôt de tabac ?

Et les impôts ?

Bien entendu, les buralistes sont collecteurs d’impôts, c’est l’objection majeure. Ils récoltent des milliards chaque année, ce qu’aucun autre commerce ne fait à cette échelle. MAIS une partie de ces recettes fiscales vient de timbres, vignettes etc… Qui pourraient être vendus par d’autres, qui eux aussi ont besoin de se maintenir. 

Les taxes sur le tabac ont rapporté énormément, et servi à construire plus d’hôpitaux que n’importe quel autre commerce. C’est une réalité. Elles ont aussi envoyé dans ces hôpitaux plus de personnes que n’importe quel autre commerce également. Les seuls à avoir envoyé plus de gens au cimetière que les buralistes sont les pompes funèbres. 

L’État prétend sortir du tabagisme, et donc renoncer aux taxes que rapporte le tabac, et aux petits à-côtés, comme les retraites en moins à payer. Ce qui implique que l’état entend se dispenser désormais des buralistes. C’est injuste ? Non. Durant leur activité, ils ont été payés pour avoir fait ce travail. Quand il n’y a plus de travail, il n’y a plus de salaire.

Ce sont les règles du commerce, or les buralistes sont commerçants indépendants. Ils ont choisi d’acheter une affaire, ils en connaissaient les risques. A aucun moment, les buralistes n’ont signé une garantie de revenus avec l’État. Cet état joue sur les deux tableaux, stipendier d’un côté et encaisser l’argent de l’autre ? Les buralistes sont ses victimes ? C’est vrai. Mais ce ne sont pas les seuls dans ce cas. L’intérêt commun est censé toujours primer, même si il y a de la casse. 

Le besoin et l’envie

La stratégie des buralistes est de demander « Que feriez-vous sans nous ? », ce qui est une question finalement très normale. Ce qui l’est moins, c’est que personne, aujourd’hui, n’aie essayé de répondre « La même chose, mais différemment. ».

Et n’exagérons rien non plus : il n’est pas question, aujourd’hui, de fermer brutalement les bureaux de tabac en activité. Ce dont il est question, c’est de voir ces commerces décroître lentement jusqu’à l’extinction. Dès lors, les anciens buralistes auraient encore quelques années d’activité devant eux. Ce n’est donc pas anormal de voir aujourd’hui des bureaux de tabac dans les rues. Ce qui semble anormal et contraire à l’histoire, par contre, c’est d’inciter des jeunes à reprendre de tels commerces en leur promettant une pérennité.

Il n’y a pas, bien entendu, de vérité ou de solution miracle. Juste un avis : ne dépensez pas l’argent du contribuable à sauver les buralistes. Les boulangers auraient besoin de cet argent public. Les bouchers auraient besoin de cet argent public. Les marchands de fruits et légumes auraient besoin de cet argent public. Les contribuables auraient besoin de cet argent public, sachant que, si il leur était rendu, la majorité s’en servirait pour acheter autre chose que du tabac. C’est la loi du marché.

Les boutiques de vape pourraient utiliser cet argent public pour sortir plus de gens du tabac.

C’est une opinion, je l’ai déjà dit. Évidemment, les buralistes, dont je sais que beaucoup lisent le Vaping Post, ne seront pas d’accord. C’est normal, et si j’étais à leur place, je ne le serai pas non plus.

Il ne reste au final qu’une question : mesdames et messieurs les buralistes, comment pourriez-vous me convaincre, moi, contribuable, de vous sauver la vie ?

Cet article d’opinion n’engage que le point de vue de son auteur et ne représente pas forcément l’avis de la rédaction.

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46 réponses à Opinion : faut-il sauver les buralistes ?

  1. Très bon article (encore une fois) qui m’aura appris un mot ! Qu’en est-il des coulisses de ce deal ? Quels sont les moyens de pression des buralistes ? Bon faut pas être dupe, l’industrie du tabac tire les ficelles derrière. Mais que craignent les décideurs à ne pas les aider ? C’est pour protéger leur fonction sociale comme le signifiait Darmanin ? C’est poignant !

  2. Freddie Floyd dit :

    Certains dealers sont moins bien considérés…comme d’hab dans nos sociétés modernes,deux poids deux mesures,va comprendre!!😀🤔

  3. Den'ice dit :

    Bonsoir :),

    J’ai un problème avec cette phrase : “Parce que lorsqu’on compare le temps passé par client chez les buralistes au temps passé par ces derniers dans les boutiques de vape, on arrive à un rapport de vingt secondes dans un débit de tabac contre cinq chez les vapoteurs.”

    Sa tournure me semble quelque peu chahutée et Il me semble également qu’il y manque au moins le mot “minutes”.

    😉

  4. Thomas CORNEC dit :

    Qu’ils ferment tous . Vite.
    Sauf ceux qui ont déjà arrêté de tuer sciemment des gens.
    Auquel cas, ils n’ont pas besoin de plus d’aide que n’importe quelle autre entreprise.
    Quant aux autres qui continuent leur commerce mortifère (en toute connaissance de cause, ils ne vont pas essayer de se dédouaner), fermer boutique n’est que le plus miséricordieux de ce que je leur souhaite.

    • Venet dit :

      Es tu sur que la pollution, la nourriture ou la vape sont bonnes pour la santé ?
      Pauvre de toi….

      • Gud dit :

        Laisse tomber Venet, les détracteurs des buralistes n’ont que ça comme argument la “cigarette tue” mais eux vont sauver le monde

        • Joe la salade dit :

          Vous ne forcez personne, Par contre si vos confrères buralistes pouvaient arreter de vendre au mineurs il y aurait surement moins de fumeurs (vous respectez surement la réglementation vous, mais tous ces jeunes qui fument achètent bien les clopes dans un tabac)

          • Gud dit :

            Ne prenez pas quelques buralistes pour une généralité et deviné l’âge d’une personne n’est pas chose facile c’est plus facile à dire et je doute qu’un shop respecte cette loi a la lettre car je rappelle que le e-liquide est aussi interdit à la vente aux mineurs. Les sites n’ont aucun contrôle sur l’age des personnes, il est très facile d’emprunter un compte. Donc vos leçons vous pouvez vous les garder

          • Joe la salade dit :

            25 % d’adolescent qui fume, ça ne se résume pas à “quelques buralistes” ou les dealers de rue….

          • Gud dit :

            Allez juste voir à barbes à Paris vous serez très étonné

        • Daniel Cordier Ier dit :

          Tiens c’est ce que disent aussi les marchands d’armes!!!!

  5. Fabien Monge dit :

    je suis buraliste rural dans un tout petit village en département frontalier, quand en 2015 j’ai repris mon bureau de tabac (j’étais déjà diffuseur de presse depuis 2012 mission de service public), les commerçant autour de moi furent satisfait que je reprenne ce débit car grâce à moi ils eurent plus de visite dans leurs commerces eux-aussi!
    Car oui les clients fumeurs achètent de la viande du pain vont a la pharmacie vont boire leur expresso dans le café du coin et comme tout un chacun ils vont là où l’on trouve tout les commerces, d’avoir repris ce debit de tabac défaillant j’ai contribué à la relance économique de mon village!
    je n’ai jamais fumé de vie et dans la mesure du possible j’essaie d’aiguiller les clients voulant arrêter de fumer vers le vapotage, le hic c’est que les magasin de vapotage se trouvent tous à plus de 20Km et cela peut en démotiver certain de faire la transition donc oui le buraliste doit se diversifier dans la vape car nous avons un bon maillage du territoire!
    Pourquoi n’avez vous de cesse de taper sur les buralistes?
    Nous ne sommes que des entrepreneurs vendant des produit industrialisé dont l’état perçoit dessus plus de 80% de taxes les fabricants plus de 10% et nous ils nous restent pour chaque paquets vendus 7.7% soit pour faire simple nous gagnons 770€ tout les 10 000€ vendus sur lesquels nous devons comme chaque entreprises payer nos charges dessus!
    est-ce que vous avez fait le calcul de ce que représente ces 100M€ d’aide aux buralistes?
    A ce jour nous sommes encore 24400 buraliste en activités ça représente une aide de 1000€ annuel sur 4 ans par buraliste!
    nous préférerions touché la remise de big tobacco que la notre car vraiment les 2 seul qui profitent du marché du tabac sont les fabricants et l’état! nous nous sommes juste (mal) rémunérer sur notre travail!
    cessez de vous tromper de cible s’il vous plait, a la différence des autres commerces précédemment cités dans votre article, oui l’état essaie de nous sauver car nous vendons leur produit et car nous avons signer un contrat avec lui, nous sommes des préposés aux douanes sans être pour autant fonctionnaire ou assimilés!
    Avec cette augmentation de tarif qui arrive si je perds 15% de volume tabac je serais à l’équilibre par rapport à 2017, mais on table plus sur du 20% de ventes en moins!
    Mais avec cette baisse de volume vendrais-je autant de presse quotidienne, de chewing-gum de grattage, j’en doute!
    Contrairement au boulanger qui fixe lui même ses tarifs selon ses charges nous nous avons une commissions fixe par type de produit (et qui sont des produits d’appel) que nous soyons plein centre de Paris ou un petit village frontalier la remise sera exactement la même!
    L’état pourrait rendre illegal le tabac et s’il m’indemnise pour arrêter dignement la vente de tabac moi je signerais de suite tout en gardant la presse FDJ pmu etc!
    Si le cout annuel du tabac pour la société est bien de 100Milliard € par an (chiffre annoncé mais difficilement vérifiable) que la vente tabac rapport que 15Milliard €, l’état pourrait très bien utilisé 15 milliard pour indemnisé les buraliste pour arrêter cette activité et l’état en 5 ou 6 ans auraient largement amortie cette dépense et sauver bien des vies!
    Les buraliste pourraient dignement continuer les autres activés dont il dispose!
    Le probleme est qu’il y aura toujours des fumeurs et la contrebande serait monumentale!!

  6. Eric Hermeline dit :

    Dites les gars !! vous acceptez qu’un des votres publie un article à charge et éffacez les commentaires qui le descendent !! Pas très démocratique votre blog !!

  7. Patrice Tabac dit :

    Mais pourquoi vous tapez sur les buralistes ? Notre seule et unique réponse, c’est que nous arrivons en force sur ce marché! tremblez, je peux le dire TREMBLEZ, nous arrivons avec les mêmes produits que vous, mais avec des tarifs qui vont être largement inférieur à vous ! Que vont faire les clients à votre idée…..

    • Daniel Cordier Ier dit :

      Sauf la motivation, vous n’aurez à quelques exceptions prêts pas le désir, ni le temps, ni la passion d’un vapeshop.

      • Gud dit :

        Détrompez vous bcp de buralistes se professionnalisent, mais si vous êtes persuadés qu’un buraliste n’est pas capable de vendre de l’ecig vous ne devriez pas vous inquiétez pour vos “vapeshop”

    • lerouge dit :

      Quand on voit les tarifs d’une boutique partenaire de ce site qui fait des remises quantitatives importantes sur les liquides…à partir d’un flacon acheté, pas besoin des buralistes pour affaiblir les boutiques de vape de quartier, les boutiques de vape sur internet s’en chargent déjà très bien.

      • Gud dit :

        Les boutiques et les sites marchands cohabitent et l’un ne mange pas l’autre, par contre les vapeshop et les bureaux de tabac ce n’est pas la même histoire, les vapeshop savent déjà que c’est perdu d’avance car déjà en amplitude horaire un buraliste fait des journées de 13h par jour, alors qu’un shop c’est des horaires de ministre, un buraliste est multi service.
        Le seul argument des gérants de shop c’est “les buralistes vend des cigarettes qui tue”
        Mais parmi les buralistes il y a pleins de passionnés de vape qui ont autant de choix que dans un shop

        • lerouge dit :

          Choix énorme, prix cassé sur les liquides et le matériel, livraison à domicile. Pourquoi les boutiques physiques devraient elles s’inquiéter de la concurrence des boutiques en ligne? Le secteur de la vape serait donc une exception au développement du commerce en ligne?

    • Joe la salade dit :

      L’union fait la force mais si il y avait union chez les buralistes ça se saurait !!
      Quand la grande distri s’attaque à la FDJ et la presse vous pleurez comme des madeleines, heureursement qu’il ne veulent pas le tabac…

      • Gud dit :

        C’est pas qu’ils ne veulent pas le tabac, justement ils voudrait tellement le tabac bcp plus que la presse et la FDJ mais les licences tabac ne s’obtiennent pas comme ça et heureusement

  8. Vaping Post dit :

    Un commentaire de Fabien a semble-t-il été effacé, mais nous le copions ici car il nous parait utile au débat :

    “Je suis buraliste rural dans un tout petit village en département frontalier, quand en 2015 j’ai repris mon bureau de tabac (j’étais déjà diffuseur de presse depuis 2012 mission de service public), les commerçant autour de moi furent satisfait que je reprenne ce débit car grâce à moi ils eurent plus de visite dans leurs commerces eux-aussi!

    Car oui les clients fumeurs achètent de la viande du pain vont a la pharmacie vont boire leur expresso dans le café du coin et comme tout un chacun ils vont là où l’on trouve tout les commerces, d’avoir repris ce debit de tabac défaillant j’ai contribué à la relance économique de mon village!
    je n’ai jamais fumé de vie et dans la mesure du possible j’essaie d’aiguiller les clients voulant arrêter de fumer vers le vapotage, le hic c’est que les magasin de vapotage se trouvent tous à plus de 20Km et cela peut en démotiver certain de faire la transition donc oui le buraliste doit se diversifier dans la vape car nous avons un bon maillage du territoire!

    Pourquoi n’avez vous de cesse de taper sur les buralistes?
    Nous ne sommes que des entrepreneurs vendant des produit industrialisé dont l’état perçoit dessus plus de 80% de taxes les fabricants plus de 10% et nous ils nous restent pour chaque paquets vendus 7.7% soit pour faire simple nous gagnons 770€ tout les 10 000€ vendus sur lesquels nous devons comme chaque entreprises payer nos charges dessus!
    est-ce que vous avez fait le calcul de ce que représente ces 100M€ d’aide aux buralistes?

    A ce jour nous sommes encore 24400 buraliste en activités ça représente une aide de 1000€ annuel sur 4 ans par buraliste!
    nous préférerions touché la remise de big tobacco que la notre car vraiment les 2 seul qui p rofitent du marché du tabac sont les fabricants et l’état! nous nous sommes juste (mal) rémunérer sur notre travail!
    cessez de vous tromper de cible s’il vous plait, a la différence des autres commerces précédemment cités dans votre article, oui l’état essaie de nous sauver car nous vendons leur produit et car nous avons signer un contrat avec lui, nous sommes des préposés aux douanes sans être pour autant fonctionnaire ou assimilés!

    Avec cette augmentation de tarif qui arrive si je perds 15% de volume tabac je serais à l’équilibre par rapport à 2017, mais on table plus sur du 20% de ventes en moins! Mais avec cette baisse de volume vendrais-je autant de presse quotidienne, de chewing-gum de grattage, j’en doute!
    Contrairement au boulanger qui fixe lui même ses tarifs selon ses charges nous nous avons une commissions fixe par type de produit (et qui sont des produits d’appel) que nous soyons plein centre de Paris ou un petit village frontalier la remise sera exactement la même!
    L’état pourrait rendre illegal le tabac et s’il m’indemnise pour arrêter dignement la vente de tabac moi je signerais de suite tout en gardant la presse FDJ pmu etc!

    Si le cout annuel du tabac pour la société est bien de 100Milliard € par an (chiffre annoncé mais difficilement vérifiable) que la vente tabac rapport que 15Milliard €, l’état pourrait très bien utilisé 15 milliard pour indemnisé les buraliste pour arrêter cette activité et l’état en 5 ou 6 ans auraient largement amortie cette dépense et sauver bien des vies!
    Les buraliste pourraient dignement continuer les autres activés dont il dispose!
    Le probleme est qu’il y aura toujours des fumeurs et la contrebande serait monumentale!!”

  9. Algo dit :

    L’article te permet au moins de caser une photo de ton stock d’avant !
    Pour le côté opinion, la plume reste alerte, mais perso j’ai jamais réussi à comprendre comment autant de vapoteurs, anciens fumeurs pour la plupart, peuvent devenir aussi haineux envers les buralistes…
    Que le métier disparaisse un jour, pourquoi pas. Mais restons éveillés, ce jour n’est pas pour tout de suite. Et en attendant, on doit se rappeler que des humains sont derrière ces métiers… Le commentaire de Fabien tente de nous y aider.
    Ah oui :
    “Certains avocats auraient conseillé d’attaquer pour concurrence déloyale
    ou abus de position dominante. Pas ceux des associations de vapoteurs,
    manifestement.”
    C’est effectivement un axe qui pourrait être creusé (plutôt par une association des professionnels).

    • Venet dit :

      Ce qui est amusant c’est que si la vente du tabac n’était pas encadré par l’état , les pseudos sauveurs de l’humanité qui ne vendent que de la vape se jetterai dessus pour faire rentrer plus de clients.

      • Daniel Cordier Ier dit :

        Je ne pense pas non. Vous devez être très mal renseigné sur le métier des vapeshop.

        • Venet dit :

          Je pense que vous avez une image bien élevé des vapshop.
          Se positionner en sauveur de la méchante cigarette, c’est beau mais la realite économique c’est autre chose. Tous ceux qui ont fermés vous le direz. Vous ne devez pas avoir de magasin pour parler ainsi.

          • vapoton dit :

            non mais je n ai jamais envoyé un client au cimetière…ah vous non plus vous êtes pas au courant que le tabac tue…

          • Venet dit :

            Tu repenseras a cette phrase dans 20 ans quand on aura du recul sur tout ça 😉

          • Gud dit :

            Attendez mais c’est la meilleure ! Dire que les buralistes envoie leur client au cimetière ! Chacun est responsable de ces actes, tout le monde sait que le tabac est mauvais pour la santé, est ce la faute au buraliste ? Tout le monde sait que l’abus d’alcool est mauvais pour la santé par contre la y’a personne pour dire que les vignerons envoie les consommateurs au cimetière ! Les buralistes ne sont que distributeur.
            Lors du scandale sur le lait pour bébé sur qui nous avons tapé? Le producteur et l’état qui n’ont pas fait leur boulot et non les distributeurs. Vous êtes sûrement un gérant d’un shop qui a peur de perdre la bataille, on défend tous nos intérêts mais c’est la dur loi du commerce, il y a de place pour tout le monde que les meilleures commerçants gagnent.

          • Daniel Cordier Ier dit :

            ” il y a de place pour tout le monde que les meilleures commerçants gagnent.” Sauf que l’état vous offre déjà 20 millions d’euro au départ, s’ils avaient fait l’inverse vous seriez déjà entrain de manifester devant Bercy.

          • Gud dit :

            Faite le calcul 20000000/25000(buraliste)= 800€ vous trouvez qu’on est beaucoup aidé ? Arrêtez de pleurer le gouvernement fait juste des effets d’annonces.

          • Daniel Cordier Ier dit :

            Vous voyez la différence entre “vous” et “nous” ? Vous l’avez cité dans votre texte “le coté économique” mis en avant pour “vous”, mis en second plan pour “nous”, la santé occupant toujours la première place. La démarche des buralistes est uniquement opportuniste sans aucun autre forme d’altruisme. Ps: j’ai un shop

          • Venet dit :

            Que l’on passe la vape à 7% de commission et la la parlera de la même chose. On a un contrat avec l’état.
            Et j’avoue que j’ai bien souris quand j’ai lu “pour nous le contexte économique est au second plan “.
            Mec fait du bénévolat ou vends des liquides et ton matos au prix d’achat et la on verra que tu es juste la pour sauver le monde.

          • Gud dit :

            Franchement arrêtez de nous sortir vos discours soit disant que vous pensez à la santé des gens. Tout le monde sait que le tabac tue, vous croyez apprendre quelque chose de nouveau? Si vous êtes un bon samaritain pourquoi avoir ouvert un shop ? Pourquoi ne pas donner vos conseils gratuitement et orienter vos clients sur des sites qui coûtent sans doute moins chère que chez vous, la vous penserez à la santé des gens et à leur porte monnaie !

          • Daniel Cordier Ier dit :

            Pourquoi j’ai ouvert un shop? Pour une chose que vous n’aurez jamais en voulant récupérer la vape!!!! La passion.

            Maintenant, j’ai dit que l’aspect financier est en second plan, je n’ai jamais dit qu’il n’intervenait pas.. La démarche des buralistes à l’encontre de la vape est opportuniste. Il a fallu que les vapoteurs apportent leur pierre à l’édifice, que vous voyiez les shops “qui marchent” pour que vous vous intéressiez, parce que vous sentez le vent froid de la baisse des ventes du tabac, et le vent chaud de la hausse des prix de ceux-ci? Ah non, c’est une soudaine prise de conscience qui vous a fait comprendre que c’est pas bon pour la santé et vous vous êtes dit : je dois faire quelque chose pour sauvez des vies!!!!!.
            Dites moi : vous qui avez l’habitude des ventes “3 minutes top chrono” vous allez passer 1/2h à faire goûter les arômes, vous allez prendre 1/2h à faire tester un ato pour trouver celui qui conviendra le mieux, vous passerez 1/4h avec le client qui revient avec un “j’ai mon ato qui coule” . Vous êtes surement déjà vapoteur et avec un peu de chance ancien fumeur? Vous savez combien il est difficile de quitter le tabac et vous comprendrez donc très bien votre client? Vous vous ferez fier d’avoir fait quitter quelqu’un du tabac.? D’emblée vous tiendrez devant vos clients le discours : “on sait que le tabac tue”, dès lors pourquoi ne passez vous pas à la cigarette électronique?

            Quant au fait des prix, si je dois conseiller mes clients d’aller sur des sites moins chers, où ils ne recevront aucun conseil, pourquoi ne conseillez vous pas aux vôtres d’aller chercher leurs clopes aux Luxembourg ou autres pays limitrophes?

  10. thomas laurent dit :

    Comme fabien je suis burrliste
    j’ ai trouvé votre article très intéressant et très juste! (Mise à part la vignette)
    Il manque juste une chose, quand vous dites:”Durant leur activité, ils ont été payés pour avoir fait ce travail. Quand il n’y a plus de travail, il n’y a plus de salaire.” À ce moment là en général on parle d indemnité…..
    Sur les 15 dernières année les aides apporté à notre réseau ce chiffre en Milliard et nous en somme pourtant toujours au même point, cette argent aurait pu être utilisé pour donne des prime de départ pour que ce qui sont partie ces dernières année le soit dans de meilleur condition, pour que d autre parte et pour que ceux qui reste et qui assume cette mission de distribution continue d en vivre.
    Cela on l as tous vécu autour de nous, dans ma commune une usine qui faisait vivre plus de 10000 famille il y a 40 ans a fermé en fin d année dernière, comme vous le dites dans l article “c est le sens de l’histoire”, la petite histoire dit aussi que ces employé payer un peu plus que le smig mais pas beaucoup sont partie avec 80.000 € de prime et leur salaire jusqu’à la retraite, je pense aussi à un ami avec qui je joue au tarot qui a été licencier de chez ArcelorMittal a 49 ans et demi et qui a été ……. EN RETRAITE !
    Alors maintenant on peu se pose, la question du pourquoi l état ne veuille pas aller dans le sens de l histoire.
    La première réponse vous l’a donné: l état hypocrite ne compte pas se passer demain des taxes liées à la vente du tabac, les fabriquants de cigarettes non plus sans parler des plus puissants et du plus grand gagnants de cette histoire que sont les industries pharmaceutique ( traitement anti-cancer, sevrage tabagique….).
    À cela il faut ajouté que nous somme un acteur majeur de la distribution de la presse qui va déjà si mal et que nous somme les premier revendeur de la fdj qui rapporte tant elle aussi.
    Au final la vérité est celle-ci l’ état sait qu il ne trouveras jamais de profession aussi corvéable et aussi mal rénumérer ( nos commission sont partis les plus basse d Europe que se soit en tabac presse ou jeux) que nous pour faire aussi bien ce métier et donc par conséquence il préfère nous maintenir en vie par ce goutte à goutte d aide et de subvention.
    Alors monsieur moi, et je pourrais sans doute dire nous, buralistes nous ne somme pas votre ennemie et encore moins celui qui décide dans cette histoire, nous ne somme que des plantains qui ce levons souvent très tôt le matin pour des journées souvent de 12h et si nous rallons c est que les gouttes sont de plus en plus petites et que malgré ce que vous pensez l histoire fait son œuvre, qu un tiers d entre nous ont fermé ces 15 dernières année et la je pense à ma collègue à qui on est venu saisir sa voiture et qui travail pour pailler ces dettes………. je n ai jamais vu un huissier venir saisir la voiture d un ouvrier ou même d un cadre d une usine pour épurer la dette.

  11. Joe la salade dit :

    Si si il a bien compris le sujet, subventionner une profession pour garder un maillage territorial que vous avez est une chose pour le commerce de proximité et les produits annexes que vous vendez (timbre fiscaux etc…) par contre subventionner pour aider à se diversifier sur un secteur economique qui est déjà en place sans aide, c’est de la concurrence déloyale.
    Avant de faire la morale, commencez par respecter votre traité de gérance et on en reparle…

    • Gud dit :

      De quel concurrence déloyale vous parlez ? On a les mêmes fournisseurs qu’un shop donc on paye les même tarifs, la différence se fera sur le service point barre. Vous avez peur car vous savez déjà que c’est perdu d’avance, vous ferez jamais ce que fais un buraliste. Comme dis dans mon commentaire plus haut 20millions/25000 buralistes= 800€ d’aides ouah super ! Sa nous fait 500 fioles subventionnés merci à l’état. Même sans aide vous étiez déjà en train de pleurer. Les marques comme Alphaliquid, Pulp, etc… sont en train de lâcher les shops peu à peu car ils veulent s’implanter dans les bureaux tabac. C’est bien la preuve qu’ils voient leurs avenir chez les buralistes

      • Joe la salade dit :

        Et les remises compensatoires, les primes de modernisation.. etc on en parle ? La reprise des cigarettes non neutre de l’année dernière au passage du paquet générique dont les fabricants de tabac vous ont bourré les stock sur octobre/novembre/decembre à coup de chèques cadeaux non déclarés et dont le traité de gérance vous interdit de recevoir on en parle aussi ?
        Les shop ont dû jeter les flacons de liquides non TPD et l’état ne les a pas indemnisé !!!
        vous êtes une profession sous perfusion tout simplement et cela depuis de nombreuses années.

        • Gud dit :

          Vous qui connaissez tout, vous devez savoir d’une que le tabac appartient à l’Etat et non au buraliste donc il est normal qu’ils reprennent leur marchandises et de deux à l’époque la rémunération sur un paquet était de 6,9%. Si un buraliste avait autant de marge que sur un flacon d’eliquide on n’en serait pas là. Vous me faites bien rire j’ai vu plusieurs shops vendre des produits non TPD et sous le manteau et les cadeaux des fournisseurs d’eliquide on en parle? C’est interdit aussi, les dérives dans certains vous en parlez de ça?