Malgré l’entrée en vigueur de nombreuses restrictions pour les produits du vapotage, le gouvernement britannique continue d’en faire la promotion auprès des fumeurs.
Une politique pragmatique
Chaque année, le mois d’août signe l’arrivée des ressources à destination des professionnels qui participent au Stoptober, l’équivalent britannique du Mois sans tabac. Une fois encore, l’édition 2026 qui s’annonce fera une place à la cigarette électronique, promue par les autorités comme outil de sevrage tabagique.
Parmi les ressources mises à disposition des professionnels par le ministère de la Santé du Royaume-Uni, l’une conseille aux fumeurs d’« essayer d’utiliser des aides au sevrage tabagique comme les patchs et les gommes à mâcher, ou de transitionner vers une cigarette électronique ».
Longtemps considéré comme l’El Dorado de la cigarette électronique, le pays semble désormais entamer une politique pragmatique la concernant. En parallèle de sa promotion auprès des fumeurs, diverses mesures ont été mises en place pour encadrer sa commercialisation. D’abord, avec la signature du Tobacco and Vapes Act en avril 2026, qui offre au gouvernement de nouveaux pouvoirs pour réguler les produits du vapotage, et, en Angleterre seulement, la décision du Premier ministre d’autoriser les conseils municipaux à refuser l’ouverture de nouveaux vape shops afin de limiter leur propagation dans les centres-villes.
Selon l’enquête de l’ONG britannique, Action on Smoking and Health, parue fin juillet 2026, le Royaume-Uni compterait aujourd’hui 7 % de fumeurs, soit moitié moins qu’en 2015. Le vapotage serait quant à lui passé de 3 à 8 % sur la même période. « Il semble probable que le vapotage quotidien remplace au moins une partie du tabac. », soulignait l’organisation.
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