Un an après son lancement, que vaut vraiment l’IA de l’OMS censée aider le grand public ? Nous l’avons testée avec une simple question : comment arrêter de fumer.
Et prenez des chaussures confortables !
Pour son fonctionnement, l’OMS a choisi d’alimenter son robot par l’IA générative plutôt que par un script prédéfini, « ce qui lui permet de fournir des réponses plus précises en temps réel ». Un an après son lancement, que vaut SARAH aujourd’hui ?
Pour répondre à cette question, nous avons réalisé une petite expérience. Après nous être connectés sur le site de l’OMS, nous avons engagé une conversation avec son IA. À sa question de savoir de quel sujet nous voulions parler, nous avons simplement répondu : « j’aimerais arrêter de fumer ». L’objectif étant d’observer la manière dont l’IA de l’OMS traite cette requête. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses réponses ont été surprenantes.
Alors que nous nous attendions à obtenir de l’aide, ou au moins des conseils, pour nous sevrer du tabagisme, SARAH s’est contentée de nous demander de nous fixer une date pour arrêter de fumer, puis… de nous mettre à pratiquer une activité physique. Après avoir été questionné sur l’activité que nous préférions, et répondu la marche, l’IA de l’Organisation mondiale de la santé nous a conseillé d’écouter de la musique ou un podcast pendant notre promenade, puis de revenir lui dire comment notre petite escapade s’était passée. Et pour l’arrêt du tabac ? Aucune idée, SARAH semblait plus intéressée par nous conseiller de porter des chaussures confortables que nous aider à arrêter de fumer.
Si cette interaction prête à sourire, il n’en reste pas moins qu’elle pose de nombreuses questions. En tant que création de l’OMS, le grand public s’attend forcément à ce que SARAH se comporte comme un outil médical, ou au moins s’en approche. À la place, il se retrouve à parler avec un simple chatbot qui, dans notre cas, n’a proposé aucune méthode de sevrage tabagique, ni même la moindre référence officielle. « Grâce à S.A.R.A.H., chacune et chacun a la possibilité d’accéder à des informations actualisées sur le sevrage tabagique, l’activité physique, une alimentation saine et la relaxation, entre autres », déclare pourtant l’OMS au sujet de son IA.
Pour l’activité physique, peut-être, mais pour le sevrage tabagique, nous repasserons.
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