L’Anses classe le poids des preuves sur une échelle à quatre niveaux, par ordre décroissant : avéré, probable, possible, insuffisant. Le niveau « avéré » suppose un niveau de confiance suffisant dans les études humaines. Aucun effet du vapotage n’atteint ce niveau dans l’avis du 12 décembre 2025.

Le tableau récapitulatif de l’avis (p.16) compare directement les deux produits. Pour le vapotage, les effets cardiovasculaires sont jugés probables, les effets respiratoires et cancérogènes possibles. Pour la fumée de tabac, les cinq catégories d’effets étudiées sont toutes classées « avérées ».

Sur le cancer, l’avis est plus prudent encore que le titre de Presse-Citron ne le laisse croire. L’Anses écrit qu’aucune étude chez les vapoteurs n’a mis en évidence le développement de tumeurs, et que les données actuelles ne permettent pas de conclure à un possible effet cancérogène de la cigarette électronique. Ce qu’elle juge possible, ce sont des modifications biologiques compatibles avec les premières étapes de la cancérogenèse.

La précision « y compris pour les e-liquides sans nicotine » de l’article, est en partie juste : l’Anses retient des effets possibles indépendamment de la nicotine. Mais les seuls effets classés « probables » concernent les produits avec nicotine.

Le corps de l’article de Presse-citron rapporte pourtant correctement que les effets du vapotage sont moindres que ceux du tabac fumé. C’est l’encadré de synthèse, souvent le seul passage lu ou repris, qui introduit l’erreur. L’Anses elle-même constate que la majorité de la population perçoit déjà les risques du vapotage comme équivalents ou supérieurs à ceux du tabac, et juge cette perception contraire aux conclusions de son expertise.

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