La question du député était précise. Elle demandait si la Commission reconnaissait que les produits sans combustion présentent un risque moindre que le tabac fumé, en citant la revue Cochrane et les autorisations accordées par l’agence américaine du médicament (FDA). La réponse ne discute aucune de ces sources.

Elle enchaîne deux phrases présentées comme un raisonnement. La seconde est défendable : aucun produit nicotiné n’est sans risque, et le vapotage doit être réservé aux fumeurs adultes à la recherche d’une alternative au tabagisme. Mais elle ne prouve pas pour autant la première : un produit peut ne pas être « sûr » tout en étant bien moins dangereux qu’un autre, et c’est précisément ce que désigne la réduction des risques.

Sur ce point, l’avis de l’Anses de décembre 2025 est sans ambiguïté. L’agence juge les effets néfastes de la cigarette électronique moins importants que ceux du tabac fumé. Elle précise que le différentiel de risques ainsi évalué constitue, à pratique équivalente, un risque réduit.

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