Marine Le Pen a adressé une lettre ouverte aux buralistes de France. Un courrier qui semble susciter des réactions mitigées de la profession.
Véritable soutien ou simple clientélisme ?

Stopper l’escalade fiscale : « l’augmentation permanente du prix du tabac ne peut tenir lieu, à elle seule, de politique publique. », indique-t-elle, l’accusant de nourrir les achats transfrontaliers et les trafics, et pénalisant « d’abord les professionnels qui respectent les règles. » Marine Le Pen annonce alors défendre le gel des taxes sur le tabac et la désindexation du prix sur l’inflation. « J’engagerai une négociation au niveau européen pour lutter contre la concurrence déloyale qui vous défavorise. »
Frapper beaucoup plus durement les fabricants : un durcissement des sanctions contre les commerçants et les trafiquants est également mis en avant.
Donner davantage de moyens aux forces de terrain : la candidate fait également part de sa volonté de donner plus de moyens aux forces de l’ordre afin de pouvoir « éradiquer les trafics. » Des actions qui passeraient par des « instructions très fermes » aux autorités de l’État, ainsi qu’un renforcement des prérogatives aux policiers municipaux afin qu’ils puissent « mieux constater les infractions, participer aux saisies de produits illicites et transmettre plus efficacement les informations utiles aux services douaniers, de police ou de justice compétents. »
Construire l’avenir de la profession avec les buralistes : « Sur la vape comme sur les nouveaux produits, nous avons besoin de règles stables, lisibles et pragmatiques. Elles ne doivent pas être élaborées loin du terrain. Les buralistes doivent être pleinement associés aux décisions qui concernent leur activité, leurs investissements et leur avenir. »
Marine Le Pen semble donc bien décidée à inviter les buralistes autour de la table des négociations lorsqu’il s’agira de discuter de l’avenir de la cigarette électronique en France.
Ce courrier a suscité des réactions mitigées de la part des principaux intéressés s’étant exprimés sur les réseaux sociaux. Si certains commentaires le louent et décrivent la candidate comme « un politique qui sait de quoi elle parle ! », d’autres s’inquiètent qu’il ne s’agisse que de « clientélisme ».
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