Le « poumon popcorn » est le nom courant de la bronchiolite oblitérante, une maladie pulmonaire rare et irréversible. Elle a été décrite au début des années 2000 chez des ouvriers d’une usine de pop-corn pour micro-ondes, exposés quotidiennement à de fortes concentrations de diacétyle, un arôme au goût de beurre.
L’étude de Harvard citée en source par le réseau de centres de lasérothérapie auriculaire Stop-tabac.com a été menée sur des cellules bronchiques en culture, exposées pendant 24 à 48 heures à du diacétyle dilué dans un liquide, sans e-liquide ni vapeur. Elle montre une altération des cils de ces cellules, et appelle à de nouvelles recherches pour savoir si ce mécanisme peut contribuer à la bronchiolite oblitérante.
Cancer Research UK, première organisation caritative de recherche contre le cancer au Royaume-Uni, indique qu’aucun cas de poumon popcorn lié à la cigarette électronique n’a été confirmé. Le diacétyle est en outre interdit dans les e-liquides réglementés dans l’Union européenne. Le service de santé britannique (NHS) ajoute que la fumée de cigarette contient du diacétyle à des niveaux des centaines de fois supérieurs à ceux relevés dans certains e-liquides, sans que le tabagisme soit un facteur de risque majeur de cette maladie.
L’Anses, dans son avis de décembre 2025, ne retient aucun lien entre vapotage et bronchiolite oblitérante. Les effets respiratoires qu’elle classe « possibles » concernent surtout l’inflammation des voies respiratoires et la BPCO.
