La revue Cochrane Electronic cigarettes for smoking cessation, mise à jour le 26 août 2026, porte sur 90 études et 29 044 participants, dont 49 essais randomisés. Elle conclut avec une certitude élevée que la vape nicotinée augmente les taux d’arrêt à six mois ou plus par rapport aux substituts nicotiniques. Concrètement, 8 à 10 fumeurs sur 100 arrêtent avec une cigarette électronique nicotinée, contre 6 sur 100 avec les substituts nicotiniques.

La même revue trouve un bénéfice probable face à la vape sans nicotine (certitude modérée) et un bénéfice possible face à l’accompagnement seul (certitude faible). Les effets indésirables graves sont rares, et probablement aussi fréquents qu’avec les substituts nicotiniques. La revue est financée par Cancer Research UK et par le National Cancer Institute américain avec le Center for Tobacco Products de la FDA, sans financement industriel.

La citation de l’OMS est amputée de ses deux restrictions. La page de l’OMS citée en note par la Commission indique que les cigarettes électroniques “as consumer products have not been proven to be effective for cessation at the population level” [en tant que produits de consommation, n’ont pas fait la preuve de leur efficacité pour le sevrage à l’échelle de la population]. L’OMS prévoit d’ailleurs, sur cette même page, le cas des pays qui intègrent la vape à une stratégie de sevrage, en recommandant de la réglementer comme un médicament.

En France, l’Anses considère dans son avis de décembre 2025 que la cigarette électronique peut être envisagée comme aide transitoire dans une démarche de sevrage tabagique. Son avis rappelle aussi qu’environ 700 000 anciens fumeurs estimaient en 2017 que le vapotage les avait aidés à arrêter (données Santé publique France).

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