L’Agence nationale de sécurité du médicament a officiellement autorisé le lancement d’une expérimentation de prescriptions de cannabis thérapeutique en France, mais selon des conditions très strictes.

Pas de joints sur ordonnance

Pourra-t-on un jour vaper du cannabis légalement en France ? Voilà une question que se posent de nombreux consommateurs réguliers qui ont, bien souvent, beaucoup de mal à comprendre l’aversion que semble avoir le pays pour une plante dont les vertus médicinales sont régulièrement reconnues à travers diverses études scientifiques.

Et si la France ne semble toujours pas prête à légaliser la plante si controversée, elle vient cependant de faire un pas en avant il y a seulement quelques jours. En effet, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a validé jeudi dernier, 11 juillet, le cadre proposé quelques mois auparavant par un groupe d’experts, proposant des prescriptions de cannabis dans un cadre médical.  Une proposition d’experts autour duquel elle juge « pouvoir travailler », et remplit de « bonnes propositions ».

Qui pourra bénéficier de ce nouveau type de prescription ?

Que les fumeurs du dimanche et autres adeptes de la légalisation se contiennent, non, le cannabis ne sera pas légalisé en France, et non, tous les médecins ne pourront pas en prescrire à qui bon leur semblera.

En effet, le cadre accepté par l’ANSM est très précis. Seules « 1 500 à 3 000 personnes » devraient ainsi pouvoir en bénéficier.

Seront concernés, les patients en « impasse thérapeutique », qui souffrent de « certaines formes d’épilepsies résistantes aux traitements, de douleurs neuropathiques (…) non soulagées par d’autres thérapies, d’effets secondaires des chimiothérapies ou encore pour les soins palliatifs et les contractions musculaires incontrôlées de la sclérose en plaques ou d’autres pathologies du système nerveux central ».

Les produits qui pourront être prescrits ne prendront pas la forme de « pétards », mais plutôt d’huiles ou de fleurs séchées, ainsi que de solutions ingérables telles que des recettes buvables ou des gouttes.

De plus, seuls quelques médecins « exerçant dans des centres de référence (centres anti-douleur, centres experts de la sclérose en plaques, etc.) » seront autorisés, après avoir suivi une formation spécifique, à prescrire ces nouveaux produits.

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