Frank Vandenbroucke a appelé à durcir la réglementation européenne sur le vapotage lors d’une visite à Sciensano le 25 mars, évoquant la présence de « peinture » et « plomb » dans les cigarettes électroniques sans distinguer produits légaux et illégaux, contrairement à ses déclarations précédentes.

Le ministre belge amalgame produits légaux et illégaux dans sa nouvelle attaque contre le vapotage

Nouvelle attaque contre le vapotage de Frank Vandenbroucke, ministre belge de la Santé publique. Le 25 mars 2026, lors d’une visite à Sciensano (institut national de santé publique en Belgique) en compagnie de Michael McGrath, commissaire européen chargé de la protection des consommateurs, il a appelé une nouvelle fois à un durcissement de la réglementation européenne pour les produits du vapotage.

Après avoir indiqué que « des restrictions sur l’utilisation des cigarettes électroniques sont nécessaires pour préserver la santé de nos jeunes » en janvier dernier lors d’un conseil européen, le ministre a cette fois expliqué que si le vapotage « peut sembler inoffensif », il « incite les jeunes à fumer » qui inhalent alors « toutes sortes de substances nocives » comme « la peinture, le plomb, la nicotine, etc. ».

Ce n’est pas la première fois que le ministre belge accuse les produits du vapotage de contenir ces substances. Lors d’une interview auprès du quotidien La Libre en 2025, il indiquait que « Lorsqu’on fait analyser les e-cigarettes illégales que nous saisissons, on y trouve de la peinture, des pesticides, du plomb… C’est invraisemblable. », précisant qu’il s’agissait toutefois « de produits illégaux. » Une distinction qui n’a cette fois pas été faite dans le communiqué venant de la newsroom officielle de la Commission européenne sur Belgashare, l’agence de presse nationale de Belgique,  où peinture, plomb et nicotine sont présentés dans une même liste de « substances nocives » sans préciser que les deux premiers sont des contaminants trouvés dans les produits illégaux.

« Les risques pour la santé sont légion » et il est donc « important de s’attaquer à l’épidémie de vapotage au niveau européen. », a ajouté Vandenbroucke. Un vocabulaire alarmiste emprunté aux États-Unis, puisque le terme d’« épidémie » avait été utilisé pour la première fois par Scott Gottlieb en 2018, alors commissaire de la Food and Drug Administration.

Frank Vandenbroucke a également appelé à intensifier la lutte contre les produits illégaux venant de Chine, et indiqué que « ce n’est qu’en unissant nos forces que nous pourrons contrer ce produit criminel et protéger nos jeunes et nos enfants. »

En Belgique, les cigarettes électroniques jetables et les modèles proposant « des fonctionnalités attractives » sont interdits, tout comme la vente en ligne des produits du vapotage. Selon l’enquête de santé 2023-2024 réalisée par Sciensano, le pays compterait 12,8 % de fumeurs quotidiens, et la méthode d’arrêt la plus fréquemment utilisée après l’arrêt franc (58,5 %) serait la cigarette électronique (23,7 %), bien loin des substituts nicotiniques (12,2 %) qui occupent la troisième place du podium.

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