2025 est désormais derrière nous. L’occasion de revenir sur les articles du Vaping Post que vous avez le plus appréciés et partagés.
Janvier – 60 Millions de Consommateurs sonne (encore) l’alerte, pour rien
Quelques semaines après son (mauvais) dossier sur les sachets de nicotine, le magazine français, 60 Millions de Consommateurs, nous gratifiait d’un nouvel article, présenté comme un « essai comparatif » de cigarettes électroniques.
Comme à son habitude, le journal ne donnait aucune précision sur les méthodes employées pour arriver aux chiffres qu’il présentait. Des chiffres qui, par ailleurs, étaient particulièrement rassurants, puisque les quelques composés nocifs détectés dans la vapeur n’étaient présents qu’à l’état de traces. Pas de quoi empêcher le magazine de faire sa couverture en titrant : « Vapotage, gare aux métaux lourds ! »
Février – Concours du meilleur vape shop
Comme chaque année, le mois de février était l’occasion pour notre rédaction d’annoncer le lancement de notre concours annuel de la meilleure boutique en ligne.
Avec près de 11 000 votes enregistrés, et presque autant de fraudes détectées et supprimées, le grand gagnant de cette quatrième édition était Le Petit Vapoteur, suivi par Le Vapoteur Discount et CigaretteElec.
L’édition 2026 s’annonce d’ores et déjà serrée.
Mars – Une étude conclut que la cigarette électronique augmente les risques de cancer
Le troisième mois de l’année signait l’arrivée de la première (mauvaise) étude majeure sur le vapotage. En utilisant des échantillons de sang datant de plus de dix ans, ses auteurs avaient repéré que les utilisateurs de cigarettes électroniques possédaient un plus grand nombre de certaines molécules dans leur sang.
Des molécules dont la seule présence ne peut pas être utilisée comme biomarqueurs de maladies, mais qui n’empêchaient pas les auteurs de conclure à une augmentation du risque de cancer chez les vapoteurs. Rappelons également le grand nombre de participants à cette recherche : 15 personnes.
Avril – Oui’garette : que penser de cette nouvelle cigarette ?
Dans la catégorie des meilleures inventions de l’année 2025, nous vous présentions Oui’garette, « une cigarette sans tabac pour réduire le tabac. » Parce que oui, arrêter de fumer en fumant semble désormais possible grâce à Louis Hamm, le fondateur de cette entreprise.
Au programme, des cigarettes dont le tabac a été remplacé par diverses plantes, dont la combustion, rappelons-le, produira des goudrons, du monoxyde de carbone, des hydrocarbures aromatiques polycycliques, et bien d’autres composés toxiques, dont la majorité sont responsables de divers cancers. Étrange pour une société qui souligne sur son site internet que « 40 % des cancers sont évitables. »
Mai – France : la ministre de la Santé veut interdire les arômes et réduire la nicotine dans la cigarette électronique
À l’approche de la Journée mondiale sans tabac, Catherine Vautrin, ministre française de la Santé, annonçait de nombreuses mesures de lutte contre le tabagisme. Et pour lutter contre lui, quoi de mieux que de s’en prendre à la cigarette électronique, outil de sevrage tabagique le plus efficace à ce jour ?
Après avoir rappelé, à tort, que « les produits de vapotage […] sont une porte d’entrée vers le tabac », la ministre annonçait sa volonté de « [baisser] le taux de nicotine autorisé dans les produits du vapotage » et de « réduire le nombre d’arômes des produits du vapotage. »
Des annonces qui ne se sont, heureusement, jamais concrétisées, puisque Catherine Vautrin a fait partie des victimes des nombreux remaniements survenus en France au cours de l’année 2025. Elle occupe désormais le poste de ministre des Armées et des Anciens Combattants.
Juin – Nouvelle attaque contre les arômes en Conseil de la Santé européen
Au mois de juin, les arômes étaient à nouveau dans le viseur des politiques, européens cette fois-ci. À l’occasion d’un Conseil luxembourgeois de la Santé (EPSCO), de nombreux pays membres « [appelaient] à l’action sur la publication d’une révision sur la directive des produits du tabac et de la nicotine. »
Justifiant cet appel par un besoin de « protéger les jeunes des dommages causés par [les] produits du tabac et de la nicotine sous toutes ses formes », le ministre belge, Frank Vandenbroucke, expliquait que les e-liquides aux saveurs gourmandes « n’aident pas les fumeurs à surmonter leur dépendance » et « attirent les mineurs. »
En Europe comme en France, les décideurs politiques semblent bien mal informés des données scientifiques disponibles sur la cigarette électronique. Et parmi elles, les études ayant démontré que ce genre d’arômes joue un rôle prépondérant dans l’efficacité du vaping pour arrêter de fumer.
Juillet – La Commission européenne publie une directive officielle pour taxer la cigarette électronique
Après l’attaque du mois précédent contre les arômes dans les e-liquides, c’était au tour de la Commission européenne de s’en prendre au vapotage. À la recherche de fonds pour financer son fonctionnement, elle proposait d’imposer une taxe minimale sur tous les produits du tabac, y compris le vapotage.
Une annonce qui a fait grincer des dents de nombreux États membres, qui ont vu d’un mauvais œil le fait d’être forcés de taxer des produits au niveau national, pour renflouer des caisses qui ne sont pas les leurs.
Août – Nouveau rapport de l’OMS : toujours autant contre la cigarette électronique
En août, c’est notre analyse du dernier rapport en date de l’Organisation mondiale de la santé au sujet du vapotage, qui avait le plus retenu votre attention.
Si l’organisme faisait légèrement évoluer son discours, notamment en modérant ses propos concernant les méfaits de la cigarette électronique sur la santé, sa position à son égard restait intransigeante.
Et dès la première ligne du document, le ton était donné : « L’OMS invite les Parties à envisager l’application de mesures réglementaires (…) afin d’interdire ou de restreindre la fabrication, l’importation, la distribution, la présentation, la vente et l’utilisation des cigarettes électroniques. »
Septembre – Toxicité du vapotage et du tabac chauffé : que disent les études indépendantes ?
La rentrée 2025 était l’occasion de voir la publication d’une nouvelle méta-analyse qui se concentrait sur la toxicité du vapotage et du tabac chauffé face au tabagisme.
Ses résultats faisaient écho à ceux de précédentes recherches et indiquaient que si les produits du tabac chauffé, comme l’IQOS, seraient effectivement moins nocifs que le tabagisme, ils resteraient plus toxiques que le vapotage.
Octobre – Vapotage en France : un projet de loi de finances catastrophique
Le mois d’octobre marquait le début des ennuis pour les vapoteurs de l’Hexagone. Le 14 de ce mois, était présenté en Conseil des ministres, un projet de loi de finances dont un article visait directement le secteur de la cigarette électronique.
Au programme de l’article 23, l’interdiction de la vente en ligne pour tous les produits du vapotage, la mise en place d’une accise sur les e-liquides, ou encore l’obligation pour les boutiques spécialisées d’être agréées par les douanes pour poursuivre leur activité commerciale.
Des mesures qui mettaient en péril plus de 25 000 emplois de manière directe ou indirecte, et qui condamnaient, surtout, les fumeurs et vapoteurs français, à renoncer à l’outil de sevrage tabagique le plus efficace du marché.
En moins de 72 heures, une pétition lancée contre cet article recueillait plus de 96 000 signatures. Elle en compte désormais plus de 240 000, et le combat des vapoteurs français se poursuit à ce jour.
Novembre – Article 23 : les députés votent la suppression et sauvent temporairement la vape française
Novembre marquait la première victoire d’une longue série pour la filière française du vapotage. Le 20, l’Assemblée nationale votait la suppression de l’article 23, et permettait aux vapoteurs de l’Hexagone, professionnels comme particuliers, de garder un peu d’espoir pour leur avenir.
Décembre – Le Sénat rejette la suppression de l’article 23
Le dernier mois de l’année 2025 était marqué par le refus du Sénat de supprimer l’article 23, comme avait pu le faire l’Assemblée nationale quelques semaines auparavant. Les sénateurs avaient cependant largement détricoté le texte, au point de le rendre, aux yeux de nombreux observateurs, totalement inapplicable.
Au programme des changements opérés par le Palais du Luxembourg, le report de l’accise sur les e-liquides à un montant nul pour l’année 2026, l’autorisation pour les sites internet de poursuivre la vente en ligne des produits de vapotage, et la suppression du monopole de vente aux buralistes et aux établissements agréés.
Une nouvelle victoire pour la filière française du vapotage, qui n’aura été que de courte durée, puisque l’ensemble du projet de loi de finances n’ayant pas été adopté par l’Assemblée nationale, une nouvelle version du texte devra être présentée par le gouvernement, probablement dans les semaines à venir. Avec le risque qu’il comporte, une nouvelle fois, un ou plusieurs articles dangereux pour le secteur du vapotage et l’outil de sevrage tabagique.
2026 se présente mal pour la vape
L’année 2025 n’aura pas été de tout repos pour la filière de la cigarette électronique. Alors qu’en France, elle traverse la plus grave crise de son histoire, luttant contre des lois qui mettent en péril jusqu’à son existence même, ailleurs dans le monde, l’outil de sevrage tabagique continue d’être malmené. Et 2026 est loin de démarrer sous les meilleurs hospices.
Il y a quelques jours, le Bangladesh a totalement interdit le vapotage sur son sol, allant jusqu’à faire de la simple possession d’une cigarette électronique, un acte criminel punissable d’un emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois et une amende de plus de 4 000 €. Une mesure similaire a également été mise en place en Azerbaïdjan.
De son côté, le Vietnam a augmenté le montant des amendes infligées aux vapoteurs et aux utilisateurs de produits du tabac chauffé, dont le matériel pourra désormais être confisqué puis détruit. Toujours en Asie, le Kirghizistan vient de promulguer un décret interdisant l’importation de produits du vapotage pour une durée de six mois.
2026 semble donc bien partie pour représenter, une fois encore, une année durant laquelle les restrictions sur la cigarette électronique risquent de se multiplier.

