Dès le 1er juillet 2026, tous les vendeurs de cigarettes électroniques en Allemagne devront reprendre gratuitement le matériel usagé. Une mesure qui ne convainc personne : ni les défenseurs de l’environnement, ni la filière du recyclage, ni le secteur de la vape.

Une mesure d’urgence

Alors que de nombreux pays ont interdit les cigarettes électroniques jetables, l’Allemagne en a décidé autrement. À partir du 1er juillet 2026, tous les commerces qui vendent des vapoteuses auront l’obligation de mettre en place un système de reprise du matériel usagé. Une mesure qui s’appliquera également aux boutiques en ligne.

Cette nouveauté a été accueillie avec scepticisme par la majorité des acteurs. Par exemple, les défenseurs de l’environnement regrettent qu’une interdiction des puffs n’ait pas été mise en place. Une critique à laquelle le gouvernement allemand a répondu en indiquant qu’une telle mesure aurait nécessité une approbation européenne, ce qui aurait pris trop de temps vu l’urgence de la situation : l’Allemagne souhaitait avant tout s’emparer du sujet pour diminuer les risques d’incendie. Une future interdiction serait toutefois encore à l’étude.

Du côté de la filière du recyclage, c’est aussi la déception, puisqu’elle militait depuis longtemps pour la mise en place d’un système de consigne.

Selon Oliver Pohland du Verband des eZigarettenhandels (la fédération du commerce de la vape), entendu lors des débats parlementaires, ni une interdiction des puffs ni un système de consigne ne seraient des solutions viables. Selon lui, ces deux pistes seraient « problématiques légalement et dans leur mise en œuvre ». Il a rappelé que si la préoccupation de protéger l’environnement du fardeau des cigarettes électroniques jetables mal jetées est bienvenue, ces mesures manqueraient leur objectif si le « marché noir immense » des cigarettes électroniques n’était pas efficacement combattu.

Pour les petites entreprises, la mise en place de ce système pourrait aussi représenter une charge non négligeable. Car c’est là l’une des exceptions allemandes : si les magasins d’électroniques doivent faire plus de 400m² pour être obligés de reprendre du matériel usagé, dans le cas de la vape, il n’y a aucune surface minimum. Dès lors qu’une boutique propose ne serait-ce qu’un modèle d’e-cigarette, elle devra se plier à cette nouvelle législation.

En voulant aller trop vite, le gouvernement allemand semble avoir trouvé une solution au problème des puffs qui ne résoudra rien, et qui ne contente personne.

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