Après les puffs et l’obligation de cacher les produits du tabac et du vapotage dans les commerces, la Belgique s’apprête à durcir encore sa réglementation. Le Conseil des ministres a approuvé un projet d’interdiction des arômes dans les cigarettes électroniques, dont l’entrée en vigueur est annoncée pour le 1er septembre 2028. Une nouvelle étape dans la ligne défendue depuis plusieurs mois par le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, y compris au niveau européen.

Le pays en tête des mesures antivape

Depuis plusieurs mois, Frank Vandenbroucke, ministre belge de la Santé, multipliait les attaques contre les arômes dans la sphère européenne. En juin 2025, lors du Conseil luxembourgeois de la Santé (EPSCO), il appelait par exemple à « des restrictions sur l’utilisation des cigarettes électroniques […] pour préserver la santé [des] jeunes ». Si de telles restrictions n’en sont encore qu’au stade des discussions au niveau européen, en Belgique, cette ligne politique vient toutefois de franchir une étape décisive : le Conseil des ministres a approuvé un projet d’interdiction des arômes, dont l’entrée en vigueur est annoncée pour le 1er septembre 2028.

« Sur proposition du ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke, le Conseil des ministres a approuvé un projet d’arrêté royal et un projet d’arrêté ministériel visant à introduire une restriction des arômes dans les cigarettes électroniques. » explique le communiqué de presse publié par la Chancellerie du Premier ministre.

Si le calendrier annoncé est maintenu, la Belgique interdira les « éléments techniques qui modifient le goût, l’odeur ou la couleur des émissions des e-cigarettes et des flacons de recharge avec et sans nicotine » et seule la mention « tabac » pourra figurer comme goût sur les unités de conditionnement, les emballages extérieurs et les dépliants.

« Le projet d’arrêté ministériel indique que seuls les additifs aromatisants autorisés dans les e-liquides sont ceux fixés dans l’annexe de l’arrêté. », précise aussi la communication officielle. Soulignons toutefois que la Belgique devra passer par la procédure européenne TRIS pour mettre en place cette interdiction. Si les Pays-Bas n’avaient pas rencontré d’opposition majeure de la part des États membres en 2023, le projet belge pourrait susciter davantage de réactions.

Après avoir été le premier pays de l’Union européenne à interdire les puffs, puis avoir voté une mesure obligeant tous les produits du tabac et du vapotage à être invisibles dans les boutiques, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, la Belgique devrait une nouvelle fois figurer parmi les pays européens les plus restrictifs à l’égard du vapotage.

En mars 2026, lors d’une visite à l’institut national de santé publique, Frank Vandenbroucke accusait les e-liquides de contenir « de la peinture, du plomb, de la nicotine, etc. », ajoutant que lors de l’utilisation d’une cigarette électronique, « les risques pour la santé sont légion » et qu’il est donc « important de s’attaquer à l’épidémie de vapotage au niveau européen. »

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