La pression monte et la guerre de l’information sur l’e-cigarette continue de plus belle. Dernier tir groupé des opposants à la première méthode de réduction des risques pour le fumeur : une lettre signée par 129 scientifiques et adressée directement à l’OMS. Une réplique à la même démarche entreprise quelques semaines plus tôt par le britannique Clive Bates avec 53 autres scientifiques.

Stanton Glantz contre-attaque

Des scientifiques demandent à l'OMS des règles strictes pour l'encadrement de l'e-cigarette.

Des scientifiques demandent à l’OMS des règles strictes pour l’encadrement de l’e-cigarette.

Une lettre en réponse à celle envoyée par des scientifiques pro-cigarettes électroniques a été adressée à l’OMS. C’est le Professeur Stanton Glantz de l’Université de Californie qui est à son initiative.

Les professionnels de santé qui se sont rassemblés pour sa rédaction réclament d’une part que les fabricants d’e-cigarette prouvent l’innocuité de leurs produits et qu’ils présentent tous les composants qui la constituent. D’autre part, il est nécessaire pour eux de réglementer la cigarette électronique, afin de prévenir son utilisation chez les jeunes et des personnes qui n’ont jamais fumé. Ils s’inquiètent également du vapotage passif et souhaiteraient qu’on s’en prémunisse.

Clairement pour eux il existe un doute majeur quant à l’utilité de la cigarette électronique. En effet, ils poursuivent en expliquant qu’il est impossible de savoir actuellement si ce produit va permettre aux fumeurs de se sevrer ou si au contraire il sera une passerelle vers le tabac pour les personnes qui n’ont jamais touché aux cigarettes traditionnelles.

Ces opposants savent quand même reconnaître que la vapeur d’e-cig concentre beaucoup moins de composants toxiques que la fumée produite par le tabac, mais s’empressent juste après d’évoquer la présence de particules de plomb, de nickel et de benzène dans la vapeur.

L’OMS mène une réflexion sur le produit et elle pencherait pour un encadrement de tous les produits contenant de la nicotine, ainsi qu’une interdiction de la publicité et des différentes saveurs proposées dans le commerce.


Source : Reuters

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