Un sondage OpinionWay pour la FIVAPE révèle que les mesures de l’article 23 renverraient près d’un quart des vapoteurs au tabagisme et ferait exploser le marché noir.
3582 Français interrogés

Parmi les interrogés, 26 % étaient fumeurs, 20 % vapoteurs, et 9 % utilisaient un substitut nicotinique. Parmi les 20 % de vapoteurs, 10 % déclaraient vapoter quotidiennement, dont une moitié était vapofumeuse, et l’autre moitié, vapoteurs exclusifs ou vapoteurs + utilisateurs d’un substitut nicotinique supplémentaire.
66 % des vapoteurs ont arrêté ou réduit le tabagisme
Premier chiffre à retenir : parmi les anciens vapoteurs, 66 % ont totalement arrêté de fumer, ou réduit leur consommation de cigarettes, lorsqu’ils ont commencé à vapoter.
Seconde information intéressante : parmi les vapoteurs actuels et passés, 58 % se procurent leur matériel dans des boutiques spécialisées (vape shops), 42 % dans des bureaux de tabac, et 31 % sur des sites internet. Malgré une législation relativement favorable au vapotage en France, 18 % ont quand même indiqué se fournir sur des marchés parallèles, allant des bureaux de tabac d’autres pays aux réseaux sociaux, en allant jusqu’à l’achat dans la rue auprès de vendeurs à la sauvette.
Les arômes plébiscités ne sont pas saveur tabac
Concernant le matériel, 84 % des vapoteurs ont déclaré utiliser des cigarettes électroniques rechargeables. Et 83 % des sondés ont indiqué vapoter un e-liquide possédant une saveur autre que celle du tabac.
Les taux de nicotine utilisés par les vapoteurs variaient aussi considérablement. Si 11 % des utilisateurs ont déclaré vapoter des e-liquides sans nicotine, la majeure partie d’entre eux vapotent des produits contenant entre 1 et 10 mg/ml. Et près d’un quart des utilisateurs de cigarettes électroniques vapotent des e-liquides qui en contiennent un taux supérieur.
Des restrictions feraient retourner de nombreux vapoteurs au tabagisme
Au sujet de la mise en place d’éventuelles réglementations, les réactions des vapoteurs divergent aussi. Par exemple, en cas de taxation des e-liquides, en fonction de leur taux de nicotine, 19 % ont indiqué qu’ils reprendraient le tabagisme, et 17 % qu’ils se fourniraient illégalement par divers moyens.
Une interdiction de la vente en ligne conduirait 17 % des vapoteurs à recommencer à fumer, et la même proportion à passer par des canaux de distribution illégaux.
Une interdiction des saveurs autres que celle du tabac provoquerait quant à elle un retour au tabagisme pour 25 % des interrogés, lorsque 26 % iraient se procurer des e-liquides aromatisés de manière illégale.
Et concernant une éventuelle fermeture des boutiques spécialisées, si 49 % ont indiqué qu’ils iraient se fournir en bureau de tabac, 45 % ont déclaré qu’ils recommenceraient à fumer ou se procureraient leurs produits de manière illégale.
Comme l’explique la FIVAPE dans son communiqué de presse, les enseignements de ce sondage sont sans ambiguité : « Toute mesure affaiblissant l’accès à la vape ferait reculer la lutte contre le tabagisme, avec un risque massif de retour à la cigarette. »
La Filière française de la vape appelle donc le gouvernement à la responsabilité : « Les enjeux sanitaires, sociaux et économiques sont tels qu’il n’est plus acceptable de légiférer sur la base de perceptions, de confusions ou de paniques morales. » La FIVAPE appelle ainsi les pouvoirs publics à retirer les produits du vapotage de l’article 23, et à « entamer un travail de fond pour une régulation proportionnée, fondée sur les données réelles et alignée avec les objectifs de santé publique, afin que la vape continue de jouer son rôle dans la lutte contre le tabagisme. »
Les principaux chiffres du sondage
Retrouvez dans les tableaux ci-dessous les principales informations à retenir de ce sondage.
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Et les réactions en cas de mesures trop restrictives sur le commerce des produits du vapotage en France :
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