Le commissaire présente comme un phénomène « entièrement nouveau » une maladie connue depuis plus de vingt ans. La bronchiolite oblitérante a été identifiée chez des ouvriers d’usines de pop-corn pour micro-ondes, qui inhalaient chaque jour de grandes quantités de diacétyle, un arôme au goût de beurre.
Pour que cette maladie « gagne la jeune génération » comme il le prétend, encore faudrait-il des cas, et il n’y en a pas. Cancer Research UK indique qu’aucun cas de poumon popcorn lié à la cigarette électronique n’a été confirmé. Le commissaire n’a d’ailleurs cité aucune donnée, seulement des « articles ».
Le cadre légal dont il a la charge règle, aussi, déjà la question. L’article 20 de la directive sur les produits du tabac impose que les e-liquides nicotinés ne contiennent, en dehors de la nicotine, que des ingrédients sans risque pour la santé, chauffés ou non. Le diacétyle étant classé dans la base de l’Agence européenne des produits chimiques comme toxique par inhalation, il ne peut pas être utilisé pour fabriquer des e-liquides.
Quant aux risques « comparables, voire supérieurs » à ceux du tabagisme, aucune agence sanitaire ne soutient cette idée. Le rapport des Académies américaines des sciences et de médecine concluait, par exemple, dès 2018, que la cigarette électronique est probablement bien moins nocive que la cigarette.
