L’Institut national du cancer (INCa) indique sur sa page consacrée au tabac que la nicotine favorise l’addiction, mais n’est pas cancérigène. La même page précise que la fumée de tabac contient environ 7 000 substances chimiques, dont près de 70 sont des cancérigènes connus, comme le benzène ou l’arsenic. La Ligue contre le cancer tient la même position dans sa page sur les idées reçues concernant la nicotine.

La nicotine ne figure pas parmi les agents classés cancérogènes par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’agence de l’OMS chargée de ces classifications. Les cancérogènes identifiés dans la fumée de tabac sont surtout les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les nitrosamines spécifiques du tabac, les amines aromatiques et certains aldéhydes, produits par la combustion ou le séchage du tabac.

La nicotine est d’ailleurs utilisée depuis des décennies comme médicament d’aide à l’arrêt du tabac. Les patchs, gommes et pastilles nicotiniques sont prescrits et remboursés en France par l’Assurance maladie. Un produit reconnu comme « puissant cancérogène » ne serait pas utilisé ainsi.

Une nuance toutefois : certaines études de laboratoire suggèrent que la nicotine pourrait favoriser la croissance de tumeurs déjà présentes, et la nicotine extraite du tabac peut contenir des traces de nitrosamines. Mais ces pistes ne font pas de la nicotine un agent cancérogène pour autant.

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