Dans le cadre d’une plus stricte régulation du marché, la Chine a annoncé plusieurs mesures pour encadrer l’industrie du vapotage. Parmi elles, certaines pourraient faire augmenter les tarifs.

Un marché sous contrôle

Environ 90 % des cigarettes électroniques du monde sont aujourd’hui fabriquées en Chine. Un commerce qui, des années durant, répondait à une régulation fragmentaire plutôt qu’à un véritable cadre unifié. En 2022, tout a changé lorsque la Chine a passé le marché du vapotage sous monopole d’État. C’est la State Tobacco Monopoly Administration (STMA), l’organisme gouvernemental chinois qui régule l’ensemble de l’industrie du tabac, qui s’est vu confier sa régulation. Et depuis quelques mois, le gouvernement semble bien décidé à poursuivre cette régulation. En décembre 2025, la Chine a ainsi décidé de geler les capacités de production de l’industrie du vapotage. Depuis cette date, aucun nouveau projet commercial dans le domaine de la cigarette électronique n’est autorisé, et les sites existants n’ont plus l’autorisation de s’étendre.

Il y a quelques jours, la STMA a complété ce gel de la production par une nouvelle directive. Si, jusqu’à présent, l’organisme fixait des objectifs de production et de vente à tous les fabricants de produits du vapotage, qui devaient simplement déclarer leurs chiffres pour prouver qu’ils respectaient les quotas, désormais, des contrôles physiques ont été mis en place sur site. Chaque usine qui fabrique des cigarettes électroniques voit ainsi sa ligne de production inspectée avant de recevoir une capacité de production certifiée officielle, qu’il lui est interdit de dépasser.

Selon les termes de la STMA, ce renforcement des contrôles est justifié par une guerre des prix qui ferait rage dans le secteur en Chine. Pour résumer, les fabricants seraient tellement nombreux qu’ils diminueraient tous leurs tarifs pour être les plus compétitifs possibles, au point que les marges ne seraient désormais plus assez élevées pour qui que ce soit.

Si toutes ces mesures ne concernent que le marché intérieur, il en est une autre qui concernera prochainement tous les vapoteurs du monde. Le 9 janvier 2026, la Chine a décidé de supprimer le remboursement de la TVA à l’export pour tous les produits du vapotage contenant de la nicotine. Cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er avril 2026, fera mécaniquement augmenter le coût d’exportation des fabricants de 13 % pour toutes les puffs et autres pods préremplis. Une hausse qu’une large partie d’entre eux vient d’annoncer qu’elle répercutera sur le prix de vente.

À cette même date, le remboursement de la TVA sur les batteries sera également diminué, passant de 9 % à 6 %, avant de totalement disparaître à partir du 1er janvier 2027. Le tarif des batteries chinoises pourrait donc lui aussi commencer à augmenter dans les mois à venir.

Au total, c’est l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement mondiale qui pourrait être affectée. Ce qui se décide à Pékin ne reste pas longtemps entre ses frontières.

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