Des données statistiques récemment publiées au Royaume-Uni portent le nombre de nouveaux vapoteurs à 40 625 par mois. Les prédictions d’évolution sont bourrées d’optimisme, allant même jusqu’à réduire aux trois quarts le nombre de fumeurs actuels d’ici 2017.

Le nombre de vapoteurs au Royaume-Uni est en train d'exploser.

Le nombre de vapoteurs au Royaume-Uni est en train d’exploser.

Évolution du nombre de fumeurs britanniques utilisant l’e-cigarette.

Le chiffre est annoncé par le site saveecigs.wordpress.com qui reprend les dernières statistiques de “Smoking in England”, un organisme qui récolte des ensembles de données concernant le tabagisme au Royaume-Uni. Aujourd’hui ce serait plus de 40 000 fumeurs qui entameraient une transition vers la cigarette électronique en Angleterre, traduisant une augmentation de 2% à 16% sur les 28 derniers mois, soit une croissance de 14% en deux ans.

Courbe de tendance polynomiale du nombre de vapoteurs au Royaume-Uni.

Un des graphiques publié par le site saveecigs qui utilise une courbe de tendance polynomiale, un outil statistique généralement utilisé pour représenter des évolutions fluctuantes, prévoit une augmentation du nombre de vapoteurs au Royaume-Uni de 80% pour 2017, ce qui porterait leur nombre à 6 500 000. Cette même figure portée à la baisse tablerait sur une augmentation de 57,5%. Quel que soit le scénario, c’est tout un espoir pour la lutte contre le tabagisme qui naît de ces nouvelles données.

Des chiffres d’autant plus prometteurs quand on sait que la Grande Bretagne compte aujourd’hui 10 millions de fumeurs et que le tabagisme est un fléau de santé publique dont il est inutile d’expliquer les conséquences désastreuses. On peut alors imaginer l’optimisme politique qui pourrait régner au 10 Downing Street si l’on voyait bel et bien d’ici trois ans, 65% des fumeurs s’abstenir d’inhaler du monoxyde de carbone et toute une série de nitrosamines hautement cancérigènes. De mémoire de tabacologues, on a jamais vu ça.

Le paradoxe de l’histoire c’est que les prédictions statistiques de la nouvelle Directive européenne sur les produits du tabac évoquent une possible réduction de 2% des fumeurs en Europe, le résultat espéré de longues années de travail effectué par des grands spécialistes de la santé publique.

Vivant ses dernières heures de gestation, cette directive s’apprête néanmoins à freiner drastiquement le développement du produit.

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