En vapotant sur son lieu de travail, il avait provoqué une fermeture de l’usine et un arrêt de la production. Mais son licenciement était abusif pour le tribunal.
Faute avouée, faute à moitié pardonnée ?

Il porte l’affaire en justice et accuse son employeur de l’avoir traité différemment en raison de son arrêt maladie d’une durée d’un an qui venait de prendre fin. Luke avait été diagnostiqué dépressif et s’était arrêté de travailler pour cette raison. Une maladie considérée comme un handicap par Nestlé au sens de la loi britannique.
Le tribunal a rejeté l’accusation de discrimination soulevée par Luke. En revanche, il a quand même conclu à une différence de traitement entre l’un de ses collègues et lui. Quelques mois auparavant, un autre employé s’était rendu coupable d’une infraction liée à la sécurité de l’usine. Ce dernier avait reconnu sa faute, s’en était excusé, et avait reçu un simple avertissement. Pour le tribunal, si Luke a été renvoyé, c’était dû à son refus d’admettre sa faute et de présenter des excuses.
Pour le tribunal britannique, « il est clair d’après les preuves que [M. Billings] a été licencié principalement pour ne pas s’être excusé et avoir nié [sa] responsabilité. » Le verdict ajoute que, puisqu’il n’y avait « aucune règle claire ni avertissement selon lesquels le vapotage dans les toilettes serait considéré comme une faute grave » et que sa bonne conduite antérieure au sein de l’entreprise n’avait reçu « aucun crédit ou un crédit insuffisant », le licenciement de Luke est abusif.
L’ex-employé de Nestlé a donc remporté son procès et s’est vu verser la somme de 22 000 £, environ 26 000 €. Le tribunal a toutefois réduit la compensation de moitié, estimant que Luke avait quand même contribué à son licenciement en vapotant sur le site de l’usine.
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