En vapotant sur son lieu de travail, il avait provoqué une fermeture de l’usine et un arrêt de la production. Mais son licenciement était abusif pour le tribunal. 

Faute avouée, faute à moitié pardonnée ?

Luke Billings travaillait dans une usine Nestlé du Royaume-Uni. En octobre 2023, son employeur le renvoie pour faute grave à cause d’une infraction liée à la sécurité du site. Son erreur ? Avoir vapoté dans les toilettes de l’usine, ce qui avait causé une évacuation complète du bâtiment et l’arrêt temporaire de la production. Luke a toujours nié avoir utilisé sa cigarette électronique dans les sanitaires, mais ses supérieurs, après enquête et visionnage des vidéos de surveillance, en sont quant à eux persuadés. Luke est renvoyé.

Il porte l’affaire en justice et accuse son employeur de l’avoir traité différemment en raison de son arrêt maladie d’une durée d’un an qui venait de prendre fin. Luke avait été diagnostiqué dépressif et s’était arrêté de travailler pour cette raison. Une maladie considérée comme un handicap par Nestlé au sens de la loi britannique.

Le tribunal a rejeté l’accusation de discrimination soulevée par Luke. En revanche, il a quand même conclu à une différence de traitement entre l’un de ses collègues et lui. Quelques mois auparavant, un autre employé s’était rendu coupable d’une infraction liée à la sécurité de l’usine. Ce dernier avait reconnu sa faute, s’en était excusé, et avait reçu un simple avertissement. Pour le tribunal, si Luke a été renvoyé, c’était dû à son refus d’admettre sa faute et de présenter des excuses. 

Pour le tribunal britannique, « il est clair d’après les preuves que [M. Billings] a été licencié principalement pour ne pas s’être excusé et avoir nié [sa] responsabilité. » Le verdict ajoute que, puisqu’il n’y avait « aucune règle claire ni avertissement selon lesquels le vapotage dans les toilettes serait considéré comme une faute grave » et que sa bonne conduite antérieure au sein de l’entreprise n’avait reçu « aucun crédit ou un crédit insuffisant », le licenciement de Luke est abusif.

L’ex-employé de Nestlé a donc remporté son procès et s’est vu verser la somme de 22 000 £, environ 26 000 €. Le tribunal a toutefois réduit la compensation de moitié, estimant que Luke avait quand même contribué à son licenciement en vapotant sur le site de l’usine.

Dans le reste de l’actualité insolite

Il alimente sa voiture électriques avec… des batteries de puffs

  • Publié le 17/03/2026

Les batteries de cigarettes électroniques jetables continuent d’alimenter les projets les plus improbables.

USA : ces entreprises qui offrent des sachets de nicotine...

  • Publié le 6/03/2026

Dans certaines entreprises tech américaines, les nicotine pouches sont devenus le nouveau carburant de la productivité.

Il joue à Doom… sur une cigarette électronique

  • Publié le 23/09/2025

Un hacker allemand a réussi à faire tourner le jeu culte Doom sur une vapoteuse Aspire. Une nouvelle prouesse de la communauté maker.

Annonce