Pendant 48 heures, Chris Doel a coupé son atelier du réseau électrique, misant uniquement sur 500 batteries de puffs rechargées par quatre panneaux solaires premiers prix. Ordinateur, imprimante 3D, machine à café, micro-ondes, réfrigérateur : tout a fonctionné sans réseau, pour moins de 900 €.
L’ingénieur est prêt pour l’apocalypse

L’homme s’est toutefois permis un petit « plaisir » pour l’occasion, celui de se procurer quatre panneaux solaires à petit prix, vendus autour de 70 £ l’unité (82 €) dans le commerce, avec une capacité annoncée de 470 W. « Nous avons pu nous en servir [les batteries de puff, N.D.L.R.] pour alimenter temporairement toute ma maison, puis je l’ai installé dans un véhicule électrique (…) et ça m’a amené à me demander : si j’associe tout ça à des panneaux solaires, est-ce que je pourrais vivre dans cet atelier complètement hors réseau ? », explique Doel dans sa vidéo.
Outre la volonté de réaliser une nouvelle prouesse technique, Chris raconte qu’en cas de réussite, il aura probablement l’installation la plus écologique du monde, « puisque tout sera alimenté par de l’énergie renouvelable et par une batterie fabriquée à partir de véritables déchets électroniques qui étaient destinés à finir à la décharge. »
Nous ne nous attarderons pas sur les détails techniques de l’installation qui, comme attendu, a parfaitement fonctionné. Sous le traditionnel ciel couvert propre à la Grande-Bretagne, Chris Doel a pu tirer 478 W des panneaux solaires au moment du démarrage, qui ont été utilisés pour recharger le pack de 500 batteries de puffs montées en série. Au fil des 48 heures de l’expérience, les panneaux ont fourni entre 200 et 1 400 W.
Une fois le pack de batteries des puffs entièrement rechargé, ce dernier avait une capacité totale supérieure à 2,3 kWh. Une autonomie largement suffisante pour les appareils qu’il a utilisés dans son atelier. « Nous avons pratiquement tous les éléments fondamentaux dont nous aurions besoin pour survivre à l’apocalypse », explique-t-il, avant de les énumérer : un ordinateur portable, une imprimante 3D, une machine à café, un micro-ondes, un réfrigérateur, une meuleuse d’établi, plusieurs équipements électroniques (oscilloscope, etc.), et une perceuse à colonne. Bien sûr, l’éclairage ou encore la box internet étaient également alimentés par ce biais.
« J’ai presque du mal à croire à quel point ces cellules gratuites issues de cigarettes électroniques jetables mises au rebut ont réussi à relever tous les défis auxquels je les ai confrontées, souligne Doel au terme de son expérience. Pourquoi est-ce qu’on jette ces trucs ? »
En conclusion, l’ingénieur donne le coût de cette installation : environ 750 £, soit 875 € au taux de change actuel. Pas grand-chose pour alimenter un petit bâtiment dans lequel il est possible de vivre dans des conditions pas si sommaires, et qui questionne une nouvelle fois sur la pertinence du caractère jetable de certaines cigarettes électroniques.
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