Dans un pays où la cigarette électronique est parfaitement acceptée, il reste certaines villes où les produits du vapotage sont encore assimilés aux produits du tabac. Le San Francisco Chronicle nous le prouve encore dans son édition du 12 mars.

L’e-cig assimilée aux produits du tabac 

Vous le savez, nous le savons tous, les USA ne font rien comme tout le monde, et c’est un peu pour ça qu’on les aime, ou qu’on les déteste d’ailleurs. Parmi les différences notables entre nos deux pays, il en est une assez particulière qui permet aux citoyens lambda, de voter pour l’application, ou non, de nouvelles lois locales. Un vote du genre est  prévu pour le 5 juin de cette année, vote visant à la création de nouvelles mesures, et regroupant tout un tas de sujets. 

Quand l’industrie du tabac défend la cigarette électronique, sans vraiment le vouloir

Le vote qui aura lieu cet été est assez important puisque plusieurs mesures y seront présentées. Dans un souci de clarté, les mesures en question ont été regroupées en 9 parties distinctes, toutes nommées par une lettre allant de A à I.

Pour une meilleure lisibilité, et à cause du total non-intérêt que nous portons tous aux éventuelles nouvelles taxes que connaîtraient les habitants de San Francisco, nous ne nous intéresserons ici qu’à la mesure E, qui parle du domaine qui nous touche tous, si vous lisez ces lignes… celui de la cigarette électronique. 

 

Proposition E : Interdire aux détaillants de tabac de vendre des produits du tabac aromatisés.

Un vote favorable à cette mesure signifierait plusieurs choses. Tout d’abord, l’interdiction de ventre des cigarettes mentholées, des narguilés, des cigarillos et… des e-liquides sucrés

 

En fait, cette mesure avait déjà été acceptée par le Conseil des Autorités de Surveillance, l’année dernière. Mais une fronde était alors apparue, fronde dirigée par un groupe notamment soutenu par la R.J Reynolds Tobacco Company, qui n’est autre que la deuxième plus grosse entreprise productrice de cigarettes aux USA (notamment avec des marques que nous connaissons également en France telles que Camel ou Winston pour ne citer qu’elles). Le groupe avait, à l’époque, réussi à recueillir un nombre de signatures assez conséquent, pour faire abroger temporairement cette nouvelle mesure, et la soumettre à un vote des citoyens. 

Une proposition difficile à voter pour les vapoteurs

L’information principale à retenir de toute cette histoire est probablement, qu’à San Francisco, la cigarette électronique continue d’être assimilée aux produits du tabac, et ne fait pas l’objet, comme le souhaiteraient les principaux acteurs du secteur, d’une mesure qui lui est propre. Une assimilation qui rend cette loi difficile à voter puisque, si l’interdiction de vendre des cigarettes mentholées semble semble s’inscrire dans une démarche de lutte contre le tabagisme, l’interdiction de commercialiser des e-liquides sucrés pourrait, quant à elle, empêcher certains fumeurs de se tourner vers la cigarette électronique, méthode de réduction des risques ayant déjà fait ses preuves, et luttant alors, par définition, contre le tabagisme également. 

Les électeurs de la ville se retrouvent ainsi dans de sales draps, étant obligés de choisir entre le refus de cette loi, et donc la préservation des e-liquides sucrés, mais également, de la vente de cigarettes mentholées… et son acceptation, qui signerait la fin des e-liquides gourmands et fruités, au coeur de la cité… l’un n’étant pas différencié de l’autre. 

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