Le formaldéhyde revient dans une étude aux conclusions alarmantes (mise à jour)

Une étude alarmante en provenance de l’université de Portland aux États-Unis et réalisée par les chimistes Peyton et Pankow a été publiée dans le New England Journal of Medicine dans la nuit du mercredi 21 janvier.

5 à 15 fois plus cancérigène

Une étude alarmiste pourrait bien créer une nouvelle vague de désinformation au sujet du vaporisateur.

Une étude alarmiste pourrait bien créer une nouvelle vague de désinformation au sujet du vaporisateur.

Le britannique Clive Bates, ancien directeur de l’association ASH, connu pour ses actions de défense d’une vape libre en Europe, anticipe sur son blog la vague médiatique qui pourrait découler de cette nouvelle publication.

Intitulée “Le formaldéhyde caché dans les aérosols de cigarettes électroniques – des questions et des préoccupations“, l’étude mettrait en avant des taux très élevés de formaldéhyde détectés dans la vapeur et viendrait à la conclusion que l’e-cigarette augmenterait de 5 à 15 fois les risques de cancer que peuvent engendrer à long terme la fumée du tabac.

Alors que nous ne connaissons pas encore le contenu exact du premier communiqué de presse envoyé à certaines personnes (dont Bates fait semble-t-il partie), ni les détails de cette étude, Clive Bates posent des questions à ses auteurs.

Le protocole expérimental reflète-t-il des règles d’usage normal ? Des taux trop élevés de formaldéhyde indiquent généralement un régime (cadence des bouffées) non réaliste. Des mesures ont-elles été prises pour éviter les bouffées sèches (dry puff), c’est à dire une activation de l’atomiseur alors que les mèches ne sont pas correctement alimentées en e-liquide ? Les vapoteurs sentent instantanément quand la configuration d’un appareil n’est pas correcte. Un atomiseur mal alimenté provoque une vapeur acide très désagréable (dont le formaldéhyde et d’autres substances sont probablement responsables).

Pour affirmer que la cigarette électronique puisse provoquer le cancer il faut s’assurer que les conditions étudiées soient conformes à un usage humain, et donc réaliste. Bates questionne ensuite les scientifiques sur la part de responsabilité du formaldéhyde dans les cancers provoqués par le tabagisme (sujet sur lequel la littérature scientifique n’est pas très précise) et s’interroge en conséquence sur la proportion imputée à la vape.

Le britannique rappelle enfin que les aldéhydes (tels que le formaldéhyde et l’acetaldéhyde) sont naturellement présents dans l’environnement et font partie des métabolites du sang humain.

Après la vague médiatique qu’avait suscitée l’étude japonaise, les acteurs de la vape semblent plus que jamais sur le qui-vive. Nous tenterons de publier ici chaque nouvelle information qui nous parviendrait et restons vigilants sur ce sujet.


Synthèse du 22 janvier à 14h48

En résumé d’après nos informations :

  • Aucune trace de formaldéhyde n’aurait été trouvée dans la vapeur lorsque la cigarette électronique a été utilisée dans des conditions normales. Le modèle d’e-cigarette utilisé aurait pu être mal exploité (problème d’alimentation en e-liquide) et/ou surexploité (surchauffe due à une tension de la batterie trop élevée).
  • Selon le chercheur K. Farsalinos, qui a réalisé de nombreux travaux sur l’e-cigarette, l’étude ne parle pas de formaldéhyde mais d’hémacietals de formaldéhyde, soit une combinaison de formaldéhyde et d’alcools. Selon certains spécialistes dont fait partie K. Farsalinos il n’y aurait aucune donnée scientifique permettant d’affirmer que les hémacietals de formaldéhyde peuvent provoquer le cancer chez l’être humain. Il y aurait même au contraire selon eux de fortes possibilités pour que ces agents protègent l’organisme du formaldéhyde lui même.
  • L’étude américaine de Peyton et Pankow fait référence à une étude dermatologique pour justifier du risque cancérigène du formaldéhyde, or elle n’aborde pas le sujet du formaldéhyde inhalé.
  • Elle n’explique pas non plus qu’un vapoteur victime d’un dry hit (une bouffée sèche) détecte très facilement le dysfonctionnement, ce qui laisse penser que les chercheurs pourraient être très éloignés d’une certaine réalité de terrain.

Sur la forme :

  • L’étude n’aurait pas été revue par les pairs comme le veut la rigueur scientifique.
  • Pour le moment il ne s’agirait que d’un article paru dans la revue scientifique The New England Journal of Medecine, et n’aurait pas encore été présenté sous la forme d’un document scientifique complet détaillant l’étude.
  • Un flux important de messages sur Twitter reprenant le même contenu (Study finds Ecigs produce more formaldehyde than regular cigarettes) aurait été aperçu quelques minutes après la publication de l’article. L’information aurait été à l’origine diffusée via le média BuzzFeed.

Mise à jour 23 janvier

23h42 : Michael Siegel relaie les critiques de Farsalinos et déplore l’impact négatif déjà causé par les conclusions faussement alarmistes des chercheurs américains.

23h34 : Le Pr Dautzenberg est interviewé sur France Info. La nouvelle étude qui met en cause la e-cigarette “se moque de la science”.

23h26 : Le Quotidien du Médecin relais les critique de JF Etter et B. Dautzenberg. « L’étude est limite car les conditions d’expérience ne sont pas correctes et ne reflètent pas le comportement du vapoteur », argumente le Pr Jean-François Etter.

Mise à jour 22 janvier (les horaires indiqués ne correspondent pas à l’heure de publication des sources citées mais à la date de publication de nos propres mises à jour)

21h36 : Gérard Mathern, pneumologue tabacologue, dans un interview sur France Info relativise lui aussi les résultats de l’étude et remet en cause le protocole expérimental qui serait très éloigné de conditions normales d’utilisation.

20h55 : Sciences et Avenir appelle à la prudence et indique vouloir creuser le sujet plus en détails avant de tirer des conclusions trop hâtives.

20h43 : Le journal Le Télégramme interview Jacques Le Houezec qui prend le soin de synthétiser les nombreuses critiques faites au sujet de l’étude.

16h46 : Brice Lepoutre indique à notre rédaction qu’il a participé à des émissions chez Sud Radio, BFM, Le Parisien, Le quotidien du médecin, Santé magazine et Europe1.

15h48 : BFMTV – Bertrand Dautzenberg met en garde les vapoteurs sur le phénomène du dry hit et relativise les conclusions de l’étude américaine.

15h23 : Paris Match titre “L’étude qui fait grand bruit est contestée” et cite le cardiologue Konstantinos Farsalinos dans son article.

15h09 : Konstantinos Farsalinos publie une mise à jour de ses commentaires. Il renouvelle ses doutes quant à une mauvaise utilisation du matériel et explique qu’il est “plus qu’évident que les taux élevés de formaldéhyde qui ont été détectés sont le résultat d’une surchauffe de l’atomiseur”.

14h02 : Le Figaro revient avec un article plus nuancé et titre “Une nouvelle attaque contestée contre la cigarette électronique” en parlant désormais “d’un risque très limité”. Jacques Le Houezec y est cité.

12h39 : Le Figaro supprime de son site l’article intitulé “L’e-cigarette plus cancérigène que le tabac”.

12h33 : La FIVAPE publie un communiqué dans lequel elle explique que “les conditions d’un vapotage normal n’ont rien à voir avec celles recrées dans cette « étude »”.

12h35 : La Voix du Nord relaie les critiques de Konstantinos Farsalinos et Peter Hajek sur le protocole expérimental.

12h31 : Thomas Laurenceau, rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs, s’insurge sur Twitter en réponse au journal Le Parisien : “Non, non et non, l’e-cig nest pas plus cancérigène que le tabac, même quand elle émet du formaldéhyde!” puis ajoute “Eh, les confrères, le formaldéhyde n’est qu’un composé toxique de la fumée du tabac, et l’e-cig est toujours moins cancérogène que le tabac!”

12h18 : Luc Dussart publie un billet intitulé “L’État français téléguide l’Agence France Presse (AFP) pour dénigrer la cigarette électronique” et dénonce une “manipulation”.

11h46 : Le journal Le Monde nuance et change le titre de son article qui était “Une nouvelle étude accable la cigarette électronique” et qui devient désormais “Une étude controversée met en cause la cigarette électronique”. Le contenu de l’article est également mis à jour “pour y intégrer les objections formulées par des chercheurs à l’égard de l’étude”. Le quotidien indique que “dans les conditions de la vie réelle, les vapoteurs ne seraient donc pas exposés à des concentrations de formaldéhyde de l’ordre de celles analysées dans l’étude.”

11h40 : Maitre Eolas (avocat au barreau de Paris) ironise sur Twitter à propos du journal Le Monde : “Le Monde s’est fait hacker par le lobby du tabac”.

11h31 : Les chercheurs indiquent avoir utilisé un atomiseur CE4 Sailebao avec une résistance de 2.1 ohm ainsi qu’une batterie Innokin iTaste VV V3.0.

11h22 : Le pneumologue Bertrand Dautzenberg rappelle sur iTELE que la cigarette électronique est une méthode de réduction des risques pour le fumeur, et que la fumée du tabac contient plus de 4000 substances toxiques.

11h16 : Jean-Yves Nau indique qu’il s’agit en fait “d’une simple « correspondance » adressée à la prestigieuse revue – un courrier qui n’a pas le rang d’une publication”. Nau cite également Jean-François Etter (Université de Genève) : “Comme dit mon collègue Konstantinos Farsalinos, c’est comme carboniser un steak et ensuite tester s’il y a des substances cancérigènes. Mais personne ne mangera jamais ce steak.” Le journaliste scientifique estime que cette annonce va une fois de plus nourrir la controverse “quant à l’innocuité d’un procédé qui démontre pourtant chaque jour un peu plus sa capacité à réduire les risques cancérigènes (amplement démontrés) de la consommation de tabac”.

10h51 : L’American Vaping Association titre sur son siteUne nouvelle étude soulève la crainte du formaldéhyde basée sur un protocole défectueux“.

10h46 : Le professeur Michael Siegel (Université de Boston, États-Unis) critique également le protocole expérimental. “Les conditions mises en oeuvre pour étudier la vapeur à des hautes intensités (batterie) ne sont pas réalistes et dans ces conditions, un vapoteur ne pourrait pas être capable d’utiliser son vaporisateur.”

10h42 : L’ECITA a indiqué mercredi que l’étude n’avait pas été revue par les pairs comme le veut la tradition scientifique.

10h33 : Le pharmacologue Jacques Le Houezec publie une critique de cette étude et cite également Farsalinos pour aborder le problème du protocole expérimental.

10h23 : Le Monde cite la critique de Peter Hajek. Le scientifique britannique remet en cause le protocole expérimental qui ne serait pas réaliste. Les dry hits (bouffées avec une mauvaise alimentation en e-liquide de l’atomiseur) pourraient être à l’origine de la formation de formaldéhyde. Cité dans le Daily Mail il indique : “Quand un poulet est brûlé, le croustillant noir qui en résulte peut contenir des substances cancérigènes, mais cela ne signifie pas que le poulet soit cancérigène”. “Vapoter n’est peut être pas aussi sain que de respirer de l’air pur de la montagne, mais c’est beaucoup plus sûr que de fumer. Ce serait une honte si cette étude écartait les fumeurs qui ne peuvent pas ou ne veulent pas arrêter de fumer de la vape, et retournent par conséquent vers leurs cigarettes mortelles.”

10h14 : Critique de Konstantinos Farsalinos

Selon Farsalinos les auteurs n’ont en fait pas trouvé du formaldéhyde mais des hémacietals de formaldéhyde. Il s’agit d’une combinaison de formaldéhyde et d’alcools (formaldéhyde-propylène glycol ou glycérol-formaldéhyde). Les auteurs ont caractérisé ces agents comme libérant du formaldéhyde, en fournissant une référence vers une étude évaluant la dermatite de contact de ces agents. Cependant, en regardant l’étude citée, il est même probable que ces agents libérateurs de formaldéhyde n’aient rien à voir avec les hémacietals de formaldéhyde trouvés dans les aérosol d’e-cigarette.

De plus il n’y a absolument aucune preuve que les hémacietals de formaldéhyde soient toxiques ou cancérigènes pour l’organisme. Il est possible en fait que la formation d’hémacietals pourrait même protéger l’organisme contre les dommages induits par le formaldéhyde. Les auteurs ont cependant considéré que le risque d’exposition à ces agents était équivalent à celui du formaldéhyde et ont ainsi calculé un risque de cancer avéré.

Le Dr Farsalinos s’est ensuite penché sur les conditions d’expérimentation de l’équipe américaine. Lui même vapoteur, il connait bien les pièges dans lequels les recherches peuvent tomber, notamment ceux concernant la surchauffe qui conduit inévitablement au “dry hit”, cette activation d’un atomiseur mal alimenté en e-liquide qui donne un goût exécrable dont l’âcreté est insupportable pour tous les vapoteurs.

De plus et selon ses estimations, l’étude a probablement été menée avec un atomiseur monté avec une résistance de 1,4-1,6 ohms. A 5 volts, la puissance est de 14 à 16 watts. A ces valeurs la surchauffe est certaine, et, effectivement du formaldéhyde peut être détecté et en forte quantité dans la vapeur, mais AUCUN vapoteur n’utilisera jamais sa cigarette électronique dans ces conditions selon le chercheur. Au vue du ramdam médiatique que cette étude est en train de créer Farsalinos invite ses pairs scientifiques a faire l’essai une fois pour comprendre le phénomène du dry hit. Les conditions sont en effet assez simples à réunir : une batterie, un atomiseur et pas de liquide …

8h00 : L’étude des deux chercheurs est disponible sur le site du New England Journal of Medecine

Mise à jour 21 janvier

15h07 : Une traduction du billet de Clive Bates est disponible sur le site Vape Studies.

15h30 : En 2014 Peyton et Pankow avaient déjà émis des réserves quant à l’inhalation d’arômes dans la vapeur des e-cigarettes et annonçaient à cette période commencer des travaux.

00:00 : L’AIDUCE invite ses lecteurs à ne pas écouter les “sirènes de la désinformation”.

  • nom

    Ça sent la merde… A quand une étude réalisée dans des conditions optimal ?! Je veux bien leur servir de cobaye que l’on me branche à des machines pendant que je vap’ (j’ai tout ce qui faut je leur fourni même les VP !) je suis prêt à parier que l’ont auras des résultats, d’une qualité parfaite, dans de bonne condition et non alarmiste !

    • Patrick Rvs

      Il y a des vapoteurs qui vapent dans des conditions extrêmes. Mieux vaut qu’ils sachent à quoi s’attendre.

      • Mireille Deswarte

        Et je ne vais plus travailler sous prétexte que je touche des produits au formaldhéhylde? et bien on a pas fini d’être emmerdés! Moi je vais aller vaper… ça me changera les idées.

      • Trappiste

        Ils vapent dans des conditions extrêmes avec du matos adapté. Les mecs se shootent pas au dry hit…

  • Frédéric Charles

    En premier lieu, je voudrais bien savoir par qui est assuré le financement de l’université de Portland et particulièrement cette “étude” !
    Des doutes ? Oui, un peu …

  • Yvon Novy

    “C’est une tendance qui devrait couvrir de honte les acteurs de la
    santé publique et les chercheurs qui, au moyen d ‘études biaisées qui
    déforment les risques, renforcent les malentendus dont sont victimes les
    consommateurs.”
    Clive Bates

    • Titan

      Pour savoir d’où ça vient réellement, il faut juste se demander “A qui profite le crime?”. Les réponses sont évidentes. Et je ne parle même pas de médias corrompus qui relaient ces infos. Eux, ils bouffent à tous les râteliers.

  • Bruno

    Bonjour. Je suis vapoteur et inquiet. Alors oui il existe de la désinformation concernant la vape. Mais est ce que notre amour de la vape peux exclure tout risque réel ? Si oui, nous ne sommes pas plus malins que les fumeurs

    • Remz

      Je comprends bien ton inquiétude, débutants ou ‘anciens’, nous avons tous la même, c’est aussi pour cela que ces publications rendent pas mal de monde un peu ‘nerveux’. Prends les choses comme elles sont, vaper c’est se sortir du tabac, et le risque 0, ça n’existe pas.
      Je peux quand même te dire 2 petites choses :
      depuis plus de 2 ans que je vape, je n’ai pas lu quoique ce soit démontrant que la vape présente un danger quantifié ou qualifié. Les études alarmistes présentent trop souvent des biais dans les protocoles et les interprétations. L’écho qui en fait, c’est une autre histoire.
      Concernant cette étude, attendons les commentaires avant de s’affoler, mais j’ai l’impression qu’elle ne déroge pas à cette (malheureuse) règle. J’ai lu ‘péniblement’ l’article en anglais, je crois qu’il y a un gros souci souci sur le matériel et son utilisation : parler de bas et haut voltage sans parler du type d’ato utilisé, de sa valeur de résistance et de la puissance délivrée, c’est comme parler de rien. (Et les graphiques présentés mettent en parallèle 2 substances différentes, va comprendre)
      C’est assez simple de cramer un ato en le montant au delà de sa limite d’utilisation normale, l’info en soi est intéressante et on doit en tenir compte, mais ne reflète en rien la réalité de la pratique.
      Vape happy, c’est pas encore aujourd’hui la fin du monde 😉

      • Patrick Rvs

        > je n’ai pas lu quoique ce soit démontrant
        > que la vape présente un danger quantifié
        > ou qualifié

        1. Parce que vous n’avez pas été attentif, 2. parce que vous n’avez pas eu vent de toutes les études, 3. parce que vous avez cru les éminents spécialistes de forum-ecigarette et de l’Aiduce, qui ne font pas la différence entre molécule et cellule…

        Toutes les études toxicologiques montrent la présence de petites quantités de substances potentiellement dangereuses. dangerosité à moyen et long terme (10-15-20 ans et plus) et dangerosité selon les personnes (la sensibilité des gens à une substance donnée est variable). Aucune certitude sur les effets néfastes, bien sûr, mais une sonnette d’alarme à ceux qui prennent leur santé au sérieux.

        • Remz

          Je serai ravi que tu nous les montres, ce serait bien plus intéressant que le fatras d’ âneries et d’insultes dont tu abreuves les commentaires depuis hier soir.
          Bon WE à toi

  • Michel Masure

    Sur itelé je ne sais pas, mais sur BFM dautzenberg critique effectivement

  • Remz

    Bon, la messe est dite on dirait.
    Balancer 12W dans un ato à mèche entrée de gamme, ça a dû caraméliser dur.
    Il y a un manque flagrant de connaissances de la vape.

  • mikel K

    Encore un titre accrocheur relayé en copier/coller par toute
    la presse.

    Vapoter à la forte puissance, avec un gout âcre est
    impossible à supporter. Mais il est intéressant d’informer les vapoteurs que la
    formation de formaldéhyde, cancérigène,
    est possible dans une utilisation particulière. C’est dans ce sens que l’article
    aurait du être rédigé et non alarmiste pour faire peur.

    Vous voulez un autre article qui fait peur ?

    Alerte ! la ACBPH lance un crt d’alarme ! En
    effet, association de consommateurs belges des pneus hivers vient de découvrir qu’il
    est possible de mourir dans t’atroces souffrances en roulant avec des pneus
    hivers. Cette étude réalisée à Charleroi démontre que rouler à 200km/h avec le
    frein à main activé peut provoquer des émanations de fumées dans l’habitacle et
    provoquerait un étouffement du conducteur

    hahaha

    • lolomazerratti

      tu as oublié l’info importante. “…et la cigarette électronique”.
      L’info complete est comme ça:

      Alerte ! la ACBPH lance un cri d’alarme ! En effet, l’Association de
      Consommateurs Belges de Pneus Hivers vient de découvrir qu’il
      est possible de mourir dans d’atroces souffrances en roulant avec des pneus hivers, et la cigarette électronique.

      Cette étude réalisée à Charleroi démontrerait que rouler à 200km/h avec le frein à main activé peut provoquer des émanations de fumées dans
      l’habitacle fermé et provoquerait surement dans ce cas un étouffement du
      conducteur, et la cigarette électronique.

  • lliw

    J’avoue rester dubitatif devant toute ces etudes …
    je vape depuis maintenant 2 ans et j’aimerai vraiment mais alors vraiment avoir des infos fiables …
    Mon intime conviction me dit que c’est mieux , mais je suis souvent pris de doutes et espére ne pas faire de bêtises …
    Je me demande vraiment ou est la vrai info , ça ressemble souvent à du lobby contre lobby … il n’y a pas vraiment de bonne foie .Pour le lobby du tabac , c’est sur qu’ils sont de mauvaise foi , mais je me demande si “nous ” ne le sommes pas aussi avec notre desir que ça soit inoffensif .
    un exemple :

    Farsalinos :A 5 volts, la puissance est de 14 à 16 watts. A ces valeurs la
    surchauffe est certaine, et, effectivement du formaldéhyde peut être
    détecté et en forte quantité dans la vapeur, mais AUCUN vapoteur
    n’utilisera jamais sa cigarette électronique dans ces conditions selon
    le chercheur

    kanger ( notice du nanotank ) : Il est très important d’utiliser le Nano Subtank à plus de 15W, en dessous de 15W il risque de produire des remontées de liquide.

    bref moi aussi j’espère que les mauvais produits ne sont degagés que en cas de dry hit , mais j’aimerai bien en être sur .

    • Remz

      Suivant le type de matériel utilisé, il supportera plus ou moins de puissance.
      Au delà tu crames (étude opcit), en deçà tu ne peux pas obtenir un bon rendu (nano sous 15W). Tout dépend du matériel et sur quoi te le montes.
      Perso, ça fait plus d’un an que je suis sur le même type de config, un mod méca + dripper à 0.5 ohm. Ça envoie donc entre 35W et 25W suivant la charge de l’accu, et je n’ai strictement aucun problème. Si je monte le CE4 de l’étude sur mon méca, il part direct se coller au plafond.

      • lliw

        Je suis d’accord avec toi , j’ai le même genre de montage sur mon meca , et un nautilus pour la journée .
        Ce que je me demande , c’est si le fait que le rendu soit bon , et sans dry hit nous assure qu’il n’y ai pas de danger , car même sans être scientifique , on sait tous qu’ils existe de nombreux produits toxique inodore et indétectable au gout .
        donc n’est ce pas un peu simpliste d’associer forcement tout les toxiques au dry hit ?

        • Remz

          Ce qu’on sait, c’est que dans des conditions normales d’usage, on ne produit pas de substances cancérogènes répertoriées comme telles, ou alors en quantité très petites.
          En soi, le PG on connait, la GV on connait, la nicotine on connait. La composition d’un liquide étant assez simple, j’aurais tendance à croire qu’on a à peu près fait le tour des toxiques possibles après vaporisation de tout ça.
          A mon sens,( de plus compétents pourront contredire, voir Randall par ex) l’inconnue qui reste, c’est les arômes, tant ils sont multiples. Mais bon, c’est pas d’hier qu’on fait des inhalations d’huiles essentielles non plus.

          Et puis à un moment, suivant ton parcours personnel, tu fais un choix. Après 25 ans de tabac, le mien a été vite fait et je ne m’en plains pas.
          Par contre, tout ça ne n’empêche pas de garder les yeux ouverts 😉

          • lliw

            100% d’ accord avec toi , c’est exactement mon point de vu !
            j’ai fait mon choix , je ne regrette pas , mais reste méfiant !
            Pour être tout a fait honnête , je rêve qu’un jour une étude ultra poussée et cohérente puisse confirmer tout ca de manière irréfutable !

  • Randall

    Farsalinos présente les preuves que dans l’équipe de recherche personne :
    * ne vapote, car personne ne peut inhaler une vapeur carbonisée ;
    * ne sait faire une recherche bibliographique sur un sujet d’étude…

  • Merci à Dautzenberg de nous alerter sur le dry hit. C’est vrai qu’on est tellement crétins qu’on serait prêts à inhaler du coton ou de la silice cramé 😀

  • guitou34

    Ce qu’il faut retenir de l’étude, c’est qu’un CE4 à 12W, c’est pas raisonnable.
    Sur ce type de clearo, la capillarité plafonne à 1µl/sec (environ). Au delà de 4 à 5W, on commence à avoir un gout de cramé et ce n’est pas du tout ou rien.
    Ce que j’ai également constaté, c’est que les débutants cherchent le gout de cramé.
    Le problème c’est qu’on arrive pas à dépasser le débat manichéiste sur la nocivité.

    • Remz

      Hello, comment tu fais pour calculer la capillarité d’un ato ?

      • guitou34

        Salut,
        C’est la division du volume liquide consommé dans la journée sur le temps de vape cumulé à 4W sur un T2 : 0.83µl/sec exactement. Ca concorde avec la vitesse de capillarité d’une mèche de diamètre 2. On est a peu près au maximum de ce clearo.

        • Remz

          Ok, merci bien.
          C’est pas super simple à mettre en oeuvre cette mesure, dommage

  • Histoire de répondre par la dérision.. car reste plus grand chose d’autre pour répondre à ces torchons…

    Attention !!!

    Des chercheurs qui cherchent (du fric…) viennent de publier plusieurs études visant à promouvoir le bon usage des cigarettes de tabac !

    [*]1ère étude: allumer une cigarette avec filtre, est dans certaines circonstances énormément plus cancérigène que de fumer des sans filtres…

    En effet, ils se sont rendus compte, que si on allume une cigarette côté filtre, et qu’on inspire profondément pour bien profiter de la saveur subtile et délicate du filtre, on absorbe bien plus de cancérigènes qu’avec des sans-filtres ou des cigares…

    Considérant donc que le peuple n’est plus apte à savoir faire un bon usage des cigarettes filtres (en effet, beaucoup les allument à l’envers, ou finissent même le filtre, après avoir fumé le tabac), ils recommandent donc l’interdiction pure et simple des cigarettes filtres.

    [*]2eme étude: allumer une e-cigarette avec son briquet, comporte un risque de dérive terroriste et de blessures graves…

    En effet, allumer une e-clope avec son briquet, peut avoir pour effet le dégazage de la batterie lithium, et donc l’absorption de gaz Hydrogène, qui couplé à l’oxygène de l’air et la flamme du briquet, entraîne fatalement l’explosion violente de la cage thoracique du vapoteur.

    Les services secrets mondiaux seraient d’ailleurs sur le coup, et prépareraient une circulaire interdisant la commercialisation et l’usage de cigarettes électroniques, afin de limiter les risques d’attentats nombreux en ce moments, et difficilement évitables dans ce cas, tellement les e-cigs sont communes et répandues.

    Conclusion des auteurs:
    On aurait pu penseur qu’il aurait suffit d’interdire les briquets…
    mais vu que ceux-ci sont nécessaires pour allumer les cigares (sans filtres) offerts aux journalistes et politiques par les lobbys du tabac…
    ces chercheurs recommandent donc la prohibition des cigarettes filtres ainsi que des cig-arrêtes électroniques…

    * Bien sur, les commentaires sont interdits et nous demandons à l’équipe de modération de bannir tout membre qui sous-entendrait que ces chercheurs se trompent ou cherchent à manipuler l’opinion.

  • Remz

    Il y a quelque chose que je trouve tout à fait remarquable après l’étude japonaise et celle-ci, c’est que ces 2 péripéties enchaînées(et cette chronologie a son importance) m’ont l’air de donner une audience de plus en plus large vers le grand public et une légitimité aux intervenants que nous connaissons bien, comme Farsalinos, Le Houezec, Lepoutre, et allez, soyons pas vache, Dautzenberg.
    Finalement cette étude bâclée nous sert bien plus qu’elle accable la vape

  • Jean-Philippe

    Bonsoir, je tiens à préciser après la lecture de l’article anglais, qu’ à faible voltage (3,3volts) aucun formaldéhyde n’est détecté dans les limites de quantification du laboratoire (limite technique) pour 10 puff : “At low voltage (3.3 V), we did not detect the formation of any formaldehyde-releasing agents (estimated limit of detection, approximately 0.1 μg per 10 puffs)”.

    Et je suis d’accord sur le fait qu’avec le matériel utilisé à 5v on crame tout, comme le dit le post de guitou34.

    La fumée de la cigarette dégage beaucoup de formaldéhyde (environ 1,5 milligramme ou 1500 ug de formaldéhyde par cigarette). source: office fédéral de la santé publique suisse (OFSP),l’INERIS dit la meme chose et on ne parle que de la fumée émise (non inhalée) l’article anglais indique qu’à 5v on atteint 380 ug pour 10 puff. Le meme article anglais estime une concentration de 150 ug par cigarette traditionnelle personnellement, j ‘ai plus confiance en l’INERIS qu’au new england journal of médecine.
    Beaucoup d’autres articles permettent de se faire une idée sur cette substances que l’on peut trouver dans sa maison avec 20 ug/m3 et parfois plus et ce sans ce cigarette.
    Je vape depuis plus d’un an , j’ai pris des dry hit et je reste vigilent. (kayfun lite sur meca, coton).

  • Den’ice

    Merci de cet excellent suivi de l’évolution de cette nouvelle “affaire” Ghyslain.
    Pour ce qui me concerne nos journaleux auront bien du mal à ce que je leur donne à nouveau le titre de journalistes…

  • Michel Masure

    Quand on voit les “ajustements” faits en cours de journée suite à notre mobilisation mais aussi celles des medecins et scientifiques …. on se demande …quand nous mobilisons nous plus encore ?

  • Remz

    Cette péripétie ‘scientifique’ et le courrier de l’Aiduce à Kangertech m’ont fait tilter un petit coup. Je ne suis sans doute pas le premier à y penser mais :
    si d’une part on abandonnait enfin ce ‘culte’ du voltage qui ne veut pas dire grand chose en soi, au profit d’un affichage obligatoire de la puissance (min-max …)
    délivrée (délivrable ?) par une batterie (j’entends par là une ego, une spinner …),
    et si d’autre part on affichait sur les atos une plage de puissance d’utilisation recommandée,
    on aurait un système cohérent (Watts-Watts) facilement compréhensible par tous qui permettrait peut-être d’éviter des accidents.
    Ils auraient quelque chose du genre dans les dossiers de l’Afnor ?

  • Nom

    Je suis comme tout le monde par moment on doute. Mais depuis 2O mois je vape sans clopes et ma santé me dit merci. Pas un rhume tout ce temps (alors avant sinusite chronique toux continue etc..) je viens d’avoir la grippe et pas de bronchite comme d’habitude. On a un souffle retrouvé etc… Mes paramètres du foie n’étaient pas très bon bien que je ne boive pas et là ils sont devenus presque parfaits etc.. Au regard de tout cela je me dis la vapoteuse ne peut pas être toxique ou très très peu.

  • sebpma666

    par contre 16 w c est sur qu’il y a beaucoup de vapoteur qui le font et même bien plus des résistances à 0.20, 0.40 ou 1 ohms à plus de 20w voir 100 w 🙂

    de plus en plus de matériels ont de 10 w à 150 w de sortis
    et nous dépassons très vite les 200 degrés de chauffes même à 10 wat j’ ai testé .

    ex en ce moment j ‘ ai une résistance à 1 ohms et 13 wat de puissance
    donc dangereux ??????
    sa fait deux ans que je vapote et en effet muqueuses desséchés, apnés du sommeil allergie au propylène et je ne suis pas le seul .
    mais pour moi, et ce n est que mon avis la vapote reste de toute façon moins dangereuse que la tueuse (cigarette )

  • vapoton

    tiens…?un troll !

  • Randall

    Extrait : “Contrairement à certaines opinions, cette couverture de presse ne semble pas instrumentée par l’industrie du tabac : notre hypothèse est que l’AFP claironne sur demande de sa tutelle, l’État français. Et cela arrangerait bien nos autorités à la recherche d’une propagande permettant de faire accepter dans l’opinion une transposition de la Directive Tabac européenne, véritable coup d’état à la démocratie.”

  • berty

    Bon, je ne vais pas discuter scientifiquement du sujet, mais je ne crois pas du tout à cette étude .. a moins de s’envoyer 100 dry hits par jour.. ( si vous aimez ça , je vous conseille l’inhalation de pneus brulés, c’est plus goûtu) .. Pour ceux qui doutent, je vous invite à voir sur vous-mêmes les effets du vapotage .. perso j’ai fumé à peu près 20 ans en cumulé, 1.5 à 2 paquets vers la fin, entre le mal de crane, les glaviots, le teint vert, l’essoufflement et les maladies pulmonaires tout les hivers , là oui on sent concrètement les effets sur l’organisme ! Je vapote depuis presque 2 ans, et évidement rien de tout ça.. Alors les gars qui lancent des boules puantes dans les esprits craintifs, fraudra qu’ils se lèvent de bonne heure pour me convaincre ^_^ et merci la presse en générale qui relais bêtement , toujours heureux de trouver un peu de sensationnalisme .. ils se sont trompé de sujet , c’était ” Scandale ! les lobbies du tabac sont prêt à tout pour conserver leurs revenues “

  • ALASTOR HYPNOS

    Bonjour messieurs dames, merci pour cet article que j ai lu avec interet et je voudrais savoir si du coup il pouvait s averer dangereux d utiliser un mini nautilus avec une resistance de 1,6 sur un mini Istick eleaf a la puissance de 5volts ? Je serais bien heureux que quelqu un prenne le temps de me repondre. Je precise que je ne ressens aucune gene ni gout alarmant avec cette configuration. merci

    • Remz

      Si pas de mauvais goût, si l’atomiseur est normalement alimenté, si pas de dry hit, alors c’est qu’il n’y a pas de problème 😉

      • ALASTOR HYPNOS

        ok merci !

  • ALASTOR HYPNOS

    Bonjour messieurs dames, merci pour cet article que j ai lu avec interet et je voudrais savoir si du coup il pouvait s averer dangereux d utiliser un mini nautilus avec une resistance de 1,6 sur un mini Istick eleaf a la puissance de 5volts ? Je serais bien heureux que quelqu un prenne le temps de me repondre. Je precise que je ne ressens aucune gene ni gout alarmant avec cette configuration. merci