Prudence sur les taxes de l’e-cigarette en Irlande

Attiré par de nouvelles rentrées fiscales le gouvernement irlandais pourrait sérieusement envisager l’introduction d’une taxe sur les liquides électroniques, mais évoque néanmoins le risque d’un effet contre-productif dans la lutte anti-tabac.

Parlement d'Irelande du nord à Belfast

8,3 millions d’euros à prélever sur les e-liquides

Le Ministère des Finances propose une imposition de 50 centimes d’euros pour 10 ml de e-liquide vendu, ce qui pourrait rapporter selon ses calculs 8,3 millions d’euros par an aux caisses de l’Etat. Cette mesure fait partie d’une stratégie fiscale globale publiée ces dernières heures par le ministère (télécharger le PDF).

La santé publique prise dans l’étau des rentrées fiscales

Ses prédictions pourraient toutefois se heurter à deux barrières. Premièrement, la collecte de cette taxe ne serait pas une mince affaire au regard “des différentes façons dont ces produits sont fournis aux consommateurs”. Le Ministère des Finances est également prudent en expliquant que “de nombreuses sources considèrent le vaporisateur comme un outil de sevrage, et certainement moins nocif que la cigarette”.

Le Ministère de la Santé prépare quant à lui un projet de loi introduisant un système de licences pour la vente des produits du tabac ainsi que des dispositifs délivrant de la nicotine dont font partie les cigarettes électroniques. Parmi les mesures prévues, on distingue l’interdiction de vente des produits du tabac via des machines en self-service et l’interdiction de vente d’e-cigarettes aux personnes âgées de moins de 18 ans. L’Irlande est le deuxième pays à taxer le plus les produits du tabac en Europe.

A l’heure actuelle plusieurs projets de taxes liés à la vente des produits de la vape, dont certains déjà mis en application, sont répertoriés dans l’Union européenne.