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Australie : Le paradoxe de certaines loi anti-tabac amuse un vapoteur

Pat Shell est un ex-fumeur converti au vapotage. Il est l’auteur d’une tribune ironique parue dans quotidien du New South Wales (NSW), un État à l’Est de l’Australie, dans laquelle il s’amuse de certains paradoxes de la réglementation contre le tabac et surtout contre la cigarette électronique.

Pas de tabac à moins de 4 mètres d’un restaurant

Sidney

Sidney, la capitale de l’état australien New South Wales (Nouvelle-Galles du Sud)

Fumer à l’intérieur des bâtiments publics est interdit depuis longtemps dans cette région. Depuis peu, allumer une cigarette n’est plus autorisé dans les lieux extérieurs si on y sert de la nourriture, et à moins de quatre mètres des portes d’entrée. Dans les faits c’est une interdiction totale de fumer pour la plupart des établissements explique le journaliste.

Dans le Queensland, un état situé au nord du NSW, ces réglementations existent depuis longtemps, mais les très grandes superficies des pubs et restaurants ont permis d’organiser assez facilement des zones pour les fumeurs. Cependant il est interdit de manger dans ces espaces extérieurs. Le journaliste ironise alors sur le fait que les fumeurs n’ont ainsi pas le droit d’emporter leur sandwich avec eux.

Mais c’est la cigarette électronique qui décrocherait la palme de l’absurdité des réglementations selon Pat Shell.

Un substitut nicotinique rebelle

En Australie, la vente des e-liquides nicotinés est interdite, et les vapoteurs n’ont pas d’autre solution que de les commander par internet sur des sites étrangers. Shell attire dès lors l’attention de ses lecteurs sur le seul moyen légal de se procurer de la nicotine dans le pays : la cigarette de tabac.

Étonnamment les interdictions de fumer dans les lieux publics ne s’appliquent pas à la vape. À l’intérieur comme à l’extérieur, une brochure officielle éditée par le département de la Santé précisant ces limites d’usage du vaporisateur dans les lieux à usage collectif.

Il ne fait ainsi aucun doute pour l’australien que les cigarettes électroniques représentent une belle opportunité. « Pas d’odeur. Pas de cendre. Aucun des agents cancérigènes. Pas de traces sur le visage ni sur les doigts. Pas d’essoufflement. Tous les matériaux entièrement recyclables. Aucune plainte de ses amis non-fumeurs, des partenaires, des convives… »

Pat Shell constate également avec enthousiasme qu’il est illégal de les vendre, et que par conséquent les cigarettes électroniques échappent aux droits d’accise, aux taxes et à la TVA. En arrivant directement chez soi par courrier et selon un coût dérisoire, l’avantage financier comparé au tabac est certain constate le journaliste.

Une belle économie qui lui laisse dès lors beaucoup plus d’argent en poche pour aller siroter une boisson fraîche, assis dans le jardin ensoleillé d’un pub et profiter tranquillement, sans gêner personne, d’une belle bouffée de vapeur.

Comme Pat Shell, un grand nombre de vapoteurs trouvent dans la cigarette électronique des avantages économiques et l’utilise également pour contourner les lois sur les interdictions de fumer dans les lieux publics.

En France par exemple, selon le dernier baromètre de l’INPES,  66% des vapoteurs reconnaissent que le prix inférieur est l’une de leurs principales motivations pour adopter ce dispositif. 28% des vapofumeurs l’utilisent pour remplacer la cigarette dans les lieux où elle est interdite. Quant aux finesses des réglementations modernes qui restreignent son usage, c’est à la philosophie de chacun d’y voir des contraintes liberticides ou un moyen de protection avancée de la santé publique.

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