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Kumulus boycotte les liquidiers qui commercent avec les buralistes

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La présence de l’univers du tabac au Vapexpo Paris a été un déclic pour Rémi Baert, fondateur du site de vente en ligne Kumulus Vape. Il a pris la décision radicale de ne plus vendre les produits de fabricants qui collaborent avec d’autres réseaux de distribution que celui de la vape. Explications.

Rémi Baert, Kumulus Vape

Rémi Baert, fondateur de la boutique en ligne Kumulus Vape

Quelle décision avez-vous prise vis-à-vis des liquidiers qui vendent leurs produits aux buralistes ?

Rémi Baert : On le constate chaque jour un peu plus, la frontière entre la vape et le monde du tabac est de plus en plus friable. On aimerait nous faire croire qu’après avoir vendu le poison pendant des décennies, les buralistes sont seuls à même de nous vendre l’antidote. C’est contre cette logique délétère que Kumulus Vape fait le choix de ne plus collaborer avec les professionnels de la vape ayant une activité de prospection commerciale pour d’autres réseaux de distribution que le nôtre. Cela inclut bien sûr les acteurs qui traitent avec les buralistes, mais aussi demain avec la grande distribution ou les stations-service. La maturité du marché américain est sur ce point très instructive. Concrètement, cela signifie que les produits d’un acteur de la vape qui participerait à un autre salon que ceux réservés à la filière vape sont dorénavant bannis de nos rayons. Il en va de même pour ceux des professionnels qui seraient annonceurs dans une revue dédiée à une autre filière que la nôtre.

Choisir d’alimenter le Losange en e-liquides revient à mettre en péril tous ces professionnels qui ont développé depuis des années une véritable expertiseRémi Baert, Kumulus Vape

Pourquoi prenez-vous cette décision ?

B. : Tout simplement pour défendre une philosophie, nos intérêts et notre métier. Si la vape est aujourd’hui ce qu’elle est en France, c’est grâce aux nombreux entrepreneurs qui ont investi leur argent et surtout leur temps pour structurer une filière. C’est notre réussite commune, celle de dizaines de milliers de passionnés à travers le monde – modeurs, juice makers ou bien encore responsables de shops. Choisir d’alimenter le Losange en e-liquides revient à mettre en péril tous ces professionnels qui ont développé depuis des années une véritable expertise, appréciée et attendue par leurs clients. La majorité des liquidiers n’existent d’ailleurs aujourd’hui que grâce au soutien de boutiques spécialisées. Si certains d’entre eux ont hélas la mémoire courte, ils fragilisent une industrie tout entière, en plus de nous poser un réel problème moral.

Quand sera-t-elle appliquée ?

B. : Nous avons commencé à nous séparer de certaines marques depuis plusieurs semaines. Lorsque les stocks seront totalement épuisés, nous ne repasserons plus commande tant que la position de ces marques n’évoluera pas.

Quelles marques sont impactées ?

B. : Elles sont hélas nombreuses et la plupart connues de tous. Afin d’éviter des polémiques inutiles, nous préférons ne pas les citer. Certaines ont d’ailleurs pu nous échapper. Je tiens cependant à préciser que l’une d’entre elles souhaite déjà nous attaquer pour diffamation sur ce sujet… Une simple illustration des réjouissances qui préfigurent le marché de demain, si, bien sûr, chacun à son niveau, ne se mobilise pas pour les éviter. C’est l’une des raisons pour lesquelles Kumulus Vape a adhéré au SI2V, le Syndicat interprofessionnel des indépendants de la vape, que j’invite tous les professionnels à rejoindre afin de conserver une vape libre et indépendante.

Ces marques représentent environ 35 % du CA de Kumulus Vape en e-liquides. C’est donc un risque considérable.Rémi Baert, Kumulus Vape

Quelle part de votre chiffre d’affaires liquides cela représente-t-il ?

B. : Ces marques représentent environ 35 % du CA de Kumulus Vape en e-liquides. C’est donc un risque considérable, que je ne néglige pas. Mais nous sommes clairement à un tournant et ce risque doit être pris pour que notre métier perdure et que les positions de chacun soient plus clairement identifiées.

La filière vape regorge de fabricants de qualité partageant notre philosophie. J’ai encore eu l’occasion de m’en apercevoir lors du dernier Vapexpo.Rémi Baert, Kumulus Vape

Comment allez-vous compenser cette perte ?

B. : La filière vape regorge de fabricants de qualité partageant notre philosophie. J’ai encore eu l’occasion de m’en apercevoir lors du dernier Vapexpo. Nous allons donc continuer de collaborer avec ces marques et passer des accords avec de nouveaux entrants, comme nous l’avons récemment fait avec Religion, un créateur français d’e-liquides vieillis en fût de chêne, en passe de devenir la révélation de la rentrée !

www.kumulusvape.fr

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