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William Dab : “L’expertise britannique de santé publique allie rigueur et pragmatisme”

William Dab est professeur titulaire de la chaire d’Hygiène et Sécurité du Cnam, médecin et épidémiologiste. Sur son blog, il apporte régulièrement des éclairages scientifiques et sociétaux aux questions de risques sanitaires. Il s’est intéressé à plusieurs reprises à la cigarette électronique et récemment à la position de l’Agence Britannique de Santé Publique (PHE).

Un examen rigoureux des avantages et des inconvénients a penché en faveur de l’e-cigarette comme outil de santé publique

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Le blog de William Dab “Des risques et des Hommes” hébergé par LeMonde.fr

Selon William Dab, le rapport émis par le gouvernement britannique est une “pièce majeure” dans le débat sur la cigarette électronique. Alors que la tendance générale au sein des administrations de santé est à la prudence, voire la méfiance, le PHE s’engage au contraire dans la promotion de l’e-cigarette pour combattre le tabagisme.

L’examen rigoureux des avantages et des inconvénients ont finalement amené les autorités anglaises à considérer le vaporisateur comme un outil de santé publique et encourager son utilisation, en effectuant un suivi régulier des résultats de la recherche.

William Dab le “confesse”, il considère “l’expertise britannique de santé publique (…) comme la meilleure du monde“. En effet, rapporte-t-il “les données épidémiologiques montrent régulièrement qu’en matière de prévention, les Britanniques sont mieux protégés que d’autres populations comparables.”

L’expertise britannique, analyse l’épidémiologiste, allie rigueur et pragmatisme comme l’illustre l’anecdote qu’il rapporte.

En août 1854, Londres était frappée par une épidémie de Choléra. John Snow, un médecin, suspecta l’eau de la Tamise et malgré le scepticisme de ses confrères, convainquit les autorités de fermer une pompe suspecte. Dubitatifs les professionnels de santé n’ont pas vu de réel inconvénient à neutraliser la pompe. L’intensité de l’épidémie s’atténua rapidement et à la fin du mois, elle était terminée. Une législation obligeant les fournisseurs à traiter l’eau fut instituée, dans les deux ans. Pour William Dab, “cette démarche fait de John Snow le précurseur du principe de précaution.”

Avec une certaine ironie du sort, quelques jours après la rédaction de ce billet, la position du PHE sur la cigarette électronique était attaquée par le journal médical anglais “The Lancet”, le même qui 150 ans plus tôt avait publié les plus vives critiques à l’encontre de John Snow.

Le blogueur conclut “il ne faut pas oublier que c’est souvent en agissant (quoique prudemment) que l’on finit par trouver la vérité. Pour cette raison, le rapport britannique est une pièce majeure dans ce dossier.

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  • Oythara

    So, John Snow knows something… 😉