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Test : Minikin V1.5 – Asmodus

Asmodus, constructeur de mods reconnu et apprécié fait évoluer sa Minikin V1.5 avec une version de 155w et un look flashy. En route pour la découverte de la Minikin V1.5 Boost.

Toucher soft et tâches de peinture

Au déballage de la box, c’est le capot d’accus qui attire l’oeil. Fort sympathique avec ses tâches de peinture, il rappelle un ciel étoilé dont la dénomination commerciale est “finition splat”. On pourra choir plusieurs coloris avec, soit le capot, soit le châssis en finition étoilée. Le revêtement est toujours aussi agréable avec ce toucher doux et satiné. Gageons qu’il sera aussi solide que sa petite sœur, la V2.

Alors, tout joli qu’il est, ce capot n’est pas des plus pratiques. Il s’agit d’un système à glissière dont l’un des coté occupe toute la surface de la box. Etant de surcroît asymétrique, il faut tenir la box en haut et en bas pour l’ouvrir. J’en ai vu s’escrimer à l’ouvrir, tout simplement parce que leurs mains le bloquait. On a vu plus ergonomique. Cela dit, il s’ajuste parfaitement et deux aimants le maintiennent en place. L’insertion des batteries se fait d’un côté et à l’avantage d’être facile et rapide. Un plot sur ressort en facilite l’insertion.

Côté dimensions, la Minikin V1.5 est relativement imposante en longueur du fait de la disposition en file du chipset et des batteries. Ses dimensions sont de :

Un seul bouton “feu” trône sur la tranche de la box et deux boutons plus et moins sur le flanc. Le port USB, sur le côté, servira à la fois pour les mises à jour du chipset et pour la recharge des batteries.

Un chipset ultra complet

Passé les cinq clics de rigueur pour l’allumage, on se retrouve avec un affichage on ne peut plus simple. Puissance, tension et résistance, accompagnés par deux bargraphes de charge des batteries sont affichés.

En ce qui concerne les réglages du chipset, ceux-ci sont quelque peu déconcertants au regard des chipset habituels. En effet, il faut cliquer 5 fois sur le bouton feu pour faire apparaître le menu System On, qui est en fait le menu pour éteindre la box. C’est pour le moins étrange. Un appui sur les boutons + ou – et la box s’éteint. Si l’on veut accéder aux réglages, il faut re-cliquer sur le bouton d’activation et cela fait défiler les options. Au début, on va souvent éteindre la box, ce qui peut s’avérer agaçant. Quand on a bien compris ce détail surprenant, on accède à quatre menus, dont deux consacrés aux réglages. L’un pour les modes de chauffe et l’autre pour l’inversion de l’affichage noir sur blanc et vice versa. Parlons-en justement de ces paramètres.

On passera sur le mode puissance que tout le monde connaît (enfin normalement). La puissance est une indication de l’énergie en joules fournie à un système dans un temps donné. En vérité, c’est bien la tension qui est importante dans notre cas. Bref, on ne va pas revenir là-dessus.

Ce qui est plus intéressant, c’est le reste. Et sur ce point, cette box regroupe tout ce qu’il est possible de faire de nos jours, et plus encore. Et notamment le mode Curve qui va permettre de réaliser une courbe de chauffe, comme la petite sœur Minikin V2. C’est moins aisé qu’avec le tactile, mais ça fait le même boulot. On règle donc une puissance et une durée, sur cinq niveaux. C’est très très appréciable avec les fils un peu mous du genou comme les clapton.

Ensuite, viennent les mode contrôle de température. Accrochez-vous, c’est du lourd.

Premièrement, on trouvera un mode que tous les chipsets ont aujourd’hui, à savoir le mode contrôle de température standard préprogrammé pour les fils suivants :

  • Ni 200
  • SS 304
  • SS 316
  • SS 317
  • SS 430
  • Ti

Avouons que c’est déjà assez complet. D’autre part, la Minikin 1.5 a le bon goût d’offrir aussi le mode TCR, c’est à dire la possibilité de choisir soi-même son coefficient de chauffe pour tout autre fil de chauffe, et ce, avec cinq en mémoire en plus. Très bon point.

Mais là où on va encore plus loin chez Asmodus, c’est de disposer d’un mode peu courant appelé TFR. “Quoi t’est-ce ?” comme dirait Beru (ca y est, on a perdu les plus jeunes) ? Et bien il s’agit de la vape en contrôle de température … mais variable dans le temps, à l’instar du mode Curve. En gros, on va utiliser une nouvelle valeur appelée coefficient de résistance. Inutile de rentrer dans les détails, et allez voir sur l’excellent site, malheureusement anglophile : www.steam-engine.org, section wire wizard. Vous y trouverez, moyennant quelques paramètres, les courbes de résistance du fil que vous employez. Chez Asmodus, ces coefficients sont gérables via les températures en degrés Fahrenheit. Mais ça n’est point grave, le site montre les deux échelles. Prenons un exemple :

J’ai un fil en Inox SS316L standard de 0,40mm de diamètre, soit 26AWG en mesure américaines qui décidément, ont toujours du mal avec le métrique.

Puis j’entre les paramètres du coil. Ex :

  • Diamètre interne : 2,5mm
  • Nombre de spires : 6,5
  • Longueur des pattes : 3mm
  • Espacement des spires (obligatoire, nous sommes en contrôle de température) : 0,5mm

Cela nous donne un coil à 0,41 Ω.

Ensuite, on va aller dans la section “temperature control results”, section table, et on trouvera ces fameux coefficient de résistance. Les températures correspondantes au coefficient sont identiques à la box, soit :

212, 302, 392, 482 et 572 degrés Fahrenheit. Les équivalents en Celsius sont indiqués au-dessus.

Ne reste plus qu’à reporter les valeurs dans la box pour chaque point de température et le tour est joué. En plus, on pourra, tout comme en TCR, mettre en mémoire 5 réglages. C’est pas beau ça ?

Là, on entre dans le monde des geeks qui veulent des réglages ultra précis. Sur un chipset bien fait, le TCR devrait suffire. Mais cela a le mérite d’exister pour les pointilleux.

Du coup, j’ai voulu essayer avec le Kanthal…. mais la courbe est tellement faible que j’ai encore de gros doutes sur les capacités du chipset a être assez précis pour faire du contrôle de température sur ce type de fil. Cela dit, aucun dry hit en chain vaping, à condition de ne pas dépasser 40w. Au-delà, j’ai eu des amorces de dry hit, ce qui ne me semble pas normal.

Ah oui, j’oubliais un détail. Tout comme ses copines Minikin, la gestion d’énergie est à l’avenant, et on a réellement un surcroît de capacité.

En résumé

Points positifs :

  • Finition globale.
  • Le chipset hyper complet.
  • Poids raisonnable pour deux accus.
  • Consommation d’énergie.

Points négatifs :

  • Ergonomie des réglages déroutante au début.
  • Relative complexité du paramétrage.

Conclusion

Quelle chouette box. On peut dire que tout ce que la technologie offre aujourd’hui est présent dans ce chipset. Rien ne manque. La finition est impeccable, comme toujours chez Asmodus. Elle a tout d’une grande, pour un prix plus doux que son aînée V2. Quelques défauts de conception égratigne de peu le sans fautes.

Minikin V1.5 en images