Vous êtes ici : Vaping Post » News cigarette électronique » Reynolds compte lâcher un pavé dans la mare des cigarettes électroniques

Reynolds compte lâcher un pavé dans la mare des cigarettes électroniques

Reynolds compte sérieusement attaquer le marché de l'e-cigarette

Reynolds compte sérieusement attaquer le marché de l’e-cigarette. De quoi en faire rigoler plus d’un.

Le géant du tabac américain R.J Reynolds, après avoir empoisonné tout le monde avec ses Camel et Winston pendant des dizaines d’années, compte participer activement dans le marché des méthodes de réduction des risques pour le fumeur.

« A la bonne heure » pourrait-on penser, sauf que ce genre de démarche nous paraît bien trop hypocrite, voir insultante. Parce que le marché de la cigarette électronique est en train d’exploser, voici que ces multinationales (Philip Morris, British American Tobacco, Japan Tobacco International, Lorillard etc.) se mettent tout d’un coup à vouloir sauver des vies. Ben voyons.

Même si comme nous, en tant que vapoteur, vous allez surement bouder les produits de ces assassins, il va sans doute vous être difficile de les éviter, tant leur main mise financière peut être importante et rapide. Il suffit aujourd’hui qu’une société fabricant des cigarettes électroniques fasse de gros profits (comme Njoy ou Blu par exemple) pour qu’elle se fasse racheter par un groupe d’investisseurs ayant les mains encore jaunies par l’argent du tabac.

Les e-cigarettes Vuse (Reynolds) seront équipées de puces électroniques

La cigarette électronique "Vuse" commercialisée en test par Reynolds

La cigarette électronique “Vuse” commercialisée cette année en test par Reynolds

La marque de cigarette électronique Vuse commercialisée très discrètement cette année par la filiale de Reynolds « R.J. Reynolds Vapor Co. » pourrait bien malheureusement faire parler d’elle dans le monde de la vapote.

A en croire le discours tenu le 12 novembre 2012 par le directeur de Reynolds, Dan Delen, lors d’une présentation pour investisseurs, la société Reynolds Vapor Co. compte participer lourdement dans l’industrie de la cigarette électronique en jetant un très gros pavé dans la mare (« a big splash » en anglais).

Delen dit que les cigarettes électroniques Vuse sont à considérer comme des cigarettes digitales plus que de simples e-cigarettes compte tenu du fait qu’elles utilisent des puces électroniques, augmentant radicalement l’expérience du vapoteur. Le groupe prévoit également de les faire fabriquer sur le territoire américain et non en Chine comme c’est le cas de la plupart des fabricants aujourd’hui.

Alors que nous réservent ces opportunistes sans morale pour nos futures e-cigarettes ? On n’en saura malheureusement pas plus, car comme tout bon business man, le PDG de Reynolds s’est bien gardé d’en dire plus sur ses prochaines productions d’e-cigarettes.

Je boycotte les marques d’e-cigarettes financées par les cigarettiers

Comment peut-on accepter qu’une société ayant été directement responsable de millions de cancer puisse aujourd’hui, après un siècle de profits gigantesques, vouloir réduire les risques inhérents à l’utilisation de ses produits ?

Pour ma part je leur dit clairement qu’il est trop tard, qu’il fallait se réveiller avant.

Même si les produits de ces gros groupes n’ont pas vraiment encore pénétré le marché français et que ma réaction reste naïve, je préfère continuer à faire marcher des usines en Chine, quitte à bafouer les lois du travail international, que d’engraisser ces assassins.

En attendant je croise les doigts pour que les e-liquides Halo ne se fassent pas racheter par l’un d’entre eux ou que le clearomizer Stardust ne tombe pas sous le joug d’un quelconque brevet de l’état de Virginie.

Références:

Article du Tobacco Today : http://www.tobaccotoday.info/2012/11/12/reynolds-american-touts-efforts-to-transform-tobacco/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=reynolds-american-touts-efforts-to-transform-tobacco

Histoire de la société RJ Reynolds : http://www.rjrt.com/history.aspx

A propos de Dan Delen : http://www.reynoldsamerican.com/management.cfm

Review Author:Review Date:
  • Une batterie eGo contient aussi une puce, ma eCab aussi, et plusieurs autres modèles, tout dépend de ce que fait cette puce, veille sur la décharge de la batterie, temporisation, contrôle de la régulation du courant, bref, rien de nouveau….ce n’est pas un gadget qui va faire avancer les choses….je crains le gros pipeau marketing, et comme tu dis, boycottons ce type de matos des grandes compagnies du tabac…..tant qu’on le peut encore !

    • Je me pose les mêmes questions, j’imagine éventuellement aussi un principe de communication avec une appli quelconque, reports d’usage, stats .. mais bon ça reste sacrément gadget.

  • comant ca marche

    • Je n’en sais pas plus malheureusement, j’imagine quand même, qu’avec les moyens qu’ils ont, ils ne vont pas sortir un truc complètement bidon non plus. D’autant plus que si ils fabriquent aux Etats-Unis ils vont probablement avoir des grosses ressources en R&D.

  • Je serais plus nuancé. D’abord parce que l’industrie pharmaceutique, ayant rendu la santé un produit marchand et visant à rendre TOUT LE MONDE malade et client à vie ne fait pas mieux. En Europe, il y a 700 000 morts par an à cause de traitements médicaux, c’est le chiffre officiel. Les liens d’intérêt des médecins avec les laboratoires sont devenus le premier facteur de risque sanitaire, loin devant le tabac. Déjà 30 % des américains sont sous traitement psychoactif pharmaceutique, et ça empire chaque jour. Ce n’est pas mieux que se ruiner la santé avec la fumée de tabac.

    Ensuite parce que les autorités de santé ont TOUT FAIT pour interdire les initiatives de Big Tobacco pour réduire le risque qu’il y a à fumer. Et ça continue aujourd’hui à l’OMS : cf. les propos de sa directrice hier 12 novembre

    “You have before you state-of-the art reports on recommended responses to smokeless tobacco products and electronic nicotine delivery systems. Again, industry is seeping through the cracks.”

    http://www.who.int/dg/speeches/2012/tobacco_control_20121112/en/index.html

    Bref, l’OMS veut bannir la cigarette électronique, que les fumeurs meurent le plus vite possible et est farouchement opposée à toute consommation à moindre risque. Il y a eu par le passé diverses tentatives pour inventer des cigarettes à moindre risque qui ont été tuées dans l’oeuf. Proposer du tabac oral, sans grand risque ne me semble pas plus dangereux que de vendre du Champix ou du Zyban, qui tuent et font tuer (et en plus il n’y a pas de preuve qu’ils soient efficaces dans la vraie vie, en dehors des essais contrôlés par les labos).

    Il est vrai que la compagnie d’industriels du tabac dans le business de la cigarette électronique n’est pas forcément des plus souhaitables. J’y vois un intérêt : si les buralistes peuvent remplacer leurs ventes de tueuses par des ecig jetables, ils feront oeuvre salutaire. L’inconvénient, c’est le prêter le flanc à la critique de collusion avec des entreprises dont l’éthique n’est pas la qualité première. Mais faudrait-il interdire la vente d’alcool sous prétexte que c’est nocif, aussi ?

    • Je comprends bien la problématique que tu exposes ici, même si j’ai pris connaissance des projets de réduction des risques que certains cigarettiers ont essayé de mettre en place et qui ont échoués, j’ai du mal à avaler la pilule qu’il n’auraient pas réussi à réduire, ne serait-ce que de quelques pourcentages, les effets néfastes de leurs produits. L’idée d’un retournement m’insupporte au plus haut point, ce sont des requins. Après la lourde histoire qui pèse sur leurs épaules, ce n’est pas le lobby pharmaceutique qui pourra me pousser à m’apitoyer sur leur sort. Comment inventer une maladie avant de lancer un médicament (je me rappelle l’histoire sur d’un anti dépresseur et d’une promotion via un joueur de baseball aux Etats-Unis) est tout aussi affreux que de vendre des armes puis des gilets pare-balles. Je place la cigarette électronique par les cigarettiers au même niveau. Qu’ils aillent faire leur beurre ailleurs.

      • Qu’on ne m’accuse pas de faire le lit des cigarettiers, qui ont optimisé leurs tubes à cancer pour rendre les gens accros au premier essai ou presque.

        Pour ma part j’en veux surtout à l’industrie pharmaceutique qui a déployé une gigantesque mystification avec ses prétendus “substituts” de nicotine qui n’aident pas à l’arrêt dans la vraie vie, pas plus que rien du tout. Alors les premiers industriels qui diffuseront largement une aide efficace pour cesser de fumer auront droit à ma considération.

        Big Pharma n’a pas pris le virage stratégique, de peur de vider sa vache à lait de nicotine vendue au prix de l’or : tant mieux si d’autres saisissent l’opportunité.

        Je pense que les réseaux de vente de tabac sont mieux à même de distribuer les ecig d’entrée de gamme. Il restera les produits sophistiqués pour les amateurs de vapote dans la durée. Le marché va se segmenter, et avec des produits dont la qualité sera bien assurée, et les fumeurs dépendants vont profiter de ce mouvement.

        La question qui me taraude est celle-ci : est-ce que vapoter peut rendre durablement dépendant ? Avec la seule nicotine, cela reste à démontrer. Ce sera donc à voir avec les liquides que les cigarettiers vendront, s’ils ont trouvé un liquide nicotine + imao ou autre molécule rendant vite dépendant, alors il sera éthique de les combattre.