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Rapport sur la deuxième édition de l’E-Cig Conference aux Etats-Unis

Retour sur l'Ecig Conference par un journaliste du NY Times.

Retour sur l’Ecig Conference par un journaliste du NY Times.

La seconde édition de l’E-Cig Conference organisée par le cabinet d’analyse Wells Fargo Securities s’est tenue en novembre dernier devant un parterre de participants de la communauté scientifique.

Le journaliste Joe Nocera du NY Times a rapporté dans un article que le tempérament des intervenants à cette conférence ressemblait à « un croisement entre un optimisme prudent et une frustration profonde ».

L’e-cigarette est là pour rester

De manière générale, presque tous les participants à la conférence auraient exprimé leur désolation de voir que la cigarette-électronique n’était toujours pas adoptée par la communauté de lutte anti-tabac aux USA, alors qu’il est aujourd’hui indéniable que le produit se définit comme une méthode de réduction de risque pour le fumeur, au regard des données scientifiques accumulées depuis quelques années et à travers le monde.

Bonnie Herzog, l’un des dirigeants de Wells Fargo Securities a renouvelé son pronostic que le nombre de vapoteurs devrait surpasser celui des fumeurs d’ici dix ans. Il faut rappeler que Wells Fargo Securities est un organisme qui publie régulièrement des informations économiques sur le marché de l’e-cigarette aux USA.

Un autre intervenant à cette conférence, Craig Weiss, le directeur général de NJOY, a déclaré que « le produit gagnant n’avait pas encore été inventé ». Il a estimé que malgré la popularisation de la cigarette électronique, il était encore trop tôt pour que ce produit puisse barrer la route à la cigarette traditionnelle, même s’il reste convaincu que cela arrivera un jour.

Trois types de luttes anti-tabac

Le journaliste du NY Times consacre ensuite une bonne partie de son rapport sur un article intitulé « The Nicotine Fix », co-écrit par Kenneth Warner, un économiste de l’université du Michigan et Harold Pollack, de l’université de Chicago, dans lequel les deux auteurs classifient la communauté de la lutte anti-tabac moderne en trois groupes :

  • Les traditionalistes : les partisans de ce groupe prônent les campagnes de prévention, les avertissements sur les paquets de cigarettes, les lois interdisant de fumer dans les milieux publics, etc.
  • Les réductionnistes (pour réduction des risques) : les partisans de ce groupe pensent qu’il vaut mieux réduire les dangers plutôt que de tenter d’éliminer radicalement un comportement à risque. Pour eux la méthode de substitution reste la meilleure. Pour ce groupe, passer de la fumée à la vapeur, c’est comme passer de l’héroïne à la méthadone.
  • Les fin de partie (end-gamers) : ce dernier groupe prône des variations sur l’interdiction. Par exemple, l’interdiction à une tranche d’âges de consommer des produits du tabac, où réduire la quantité de nicotine dans les cigarettes jusqu’à ce qu’elles ne soient (théoriquement) plus addictives.

Warner et Pollack pensent que la mise en application de ces idéologies distinctes permettra de mettre définitivement fin au tabagisme. Continuer à développer des campagnes de prévention contre le tabagisme tout en autorisant les publicités en faveur de la cigarette électronique en tant qu’alternative viable au tabac, pour enfin réduire la nicotine dans les cigarettes.

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