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A priori aucun danger pour la vapote passive

L’association des vapoteurs de l’Utah (état américain) annonce que la fameuse société Italienne FlavourArt connue pour ces e-liquides et ses études en laboratoire sur la vapeur de leurs produits a proposé en mai 2012 un nouveau document portant sur l’analyse des risques de la vapote passive. J’emploi le terme “vapote passive” par similitude avec le tabagisme passif, mais vu qu’il n’y a pas de tabac dans la cigarette électronique, fallait bien que j’invente un terme. La publication officielle de l’étude est prévue pour la fin juillet 2012.

Résumé de l’étude

L’équipe scientifique italienne a mesuré puis comparé les taux de différentes substances contenues dans l’air d’une pièce au préalablement enfumée par la combustion de cigarettes traditionnelles puis par celle de cigarettes électroniques. Les substances analysées ont été les suivantes :

  • Monoxyde de carbone (CO)
  • Oxides d’azote (NOx)
  • Acroleine
  • hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
  • composés organiques volatils (COV)
  • Carbone Organique Total (TOC)
  • Nicotine
  • Glycerine et propylene glycol (composants des e-liquides de cigarettes électroniques)

L’étude a été conduite dans un petit appartement de trois pièces d’une surface totale de 60m3 et a duré 5 heures. Des fumeurs se sont alternés pour enfumer naturellement la pièce, puis la même opération a été reproduite trois jours plus tard, après aération et cette fois ci avec des cigarettes électroniques.

Cigarette électronique : à priori pas de danger pour l’entourage

A vue d’oeil l’étude me semble positive mais je reste prudent et ne prendrai pas le risque à en tirer quelconque conclusion tant que le document n’est pas officiel et que l’étude approuvée par un comité scientifique mais l’association des vapoteurs de l’Utah affirment que les conclusions sont très rassurantes.

Ils montrent que d’une part il n’y a aucune présence de nicotine dans la vapeur résiduelle (les poumons du vapoteur absorbant tout) et surtout que les niveaux de toxicité sont bien moins inférieurs à des niveaux acceptables pour l’être humain (basés sur les critères de la FDA américaine, l’équivalent de l’ANSM en France).

En d’autres termes, et j’utilise ici leurs mots, respirer l’air d’une grande ville à huit heure du soir dans les bouchons est presque plus dangereux que de rester à côté d’un vapoteur.

En annexe de l’annonce, l’association a publié également ces photos montrant l’état de deux filtres à air utilisés pendant l’étude, l’un après exposition à la fumée de cigarette, l’autre à celle de la vapeur des cigarettes électroniques, de quoi quand même faire réfléchir …

Filtre à air d'une pièce exposée à la vapeur des cigarettes électroniques (1,5ml de e-liquide)

Filtre à air d’une pièce exposée à la vapeur des cigarettes électroniques (1,5ml de e-liquide)

Filtre à air d'une pièce exposée à la vapeur des cigarettes traditionnelles (19)

Filtre à air d’une pièce exposée à la vapeur des cigarettes traditionnelles (19)

Annexes

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  • Bonjour,

    Merci pour cet article très intéressant. Mon chéri a commencé la cigarette électronique hier et je lui ai dit : “Super, tu vas enfin pouvoir fumer à la maison” avec un peu de hâte, car je me suis demandée plus tard s’il y avait des risques pour moi…
    J’attends le résultat de l’étude avec impatience !

    P.S : Votre blog est très sympa, je lui ai recommandé et j’espère que cela pourra l’aider dans son arrêt de la clope 🙂