Les chercheurs de l’université de Portland à l’origine de la polémique sur le formaldéhyde se voient doter de 3,5 millions de dollars pour continuer leurs investigations sur la cigarette électronique.

“Trouver des moyens de  limiter les émissions toxiques”

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Les chercheurs vont réunir des équipes plus importantes et des compétences diversifiées

Des chercheurs de l’Université de Portland vont bénéficier de 3,5 millions de dollars de subvention pour mener des études sur la cigarette électronique. C’est la Food and Drug Administration (FDA) par l’intermédiaire du National Institutes of Health (NIH) qui accorde cette manne financière au Professeur Robert Strongin et co-investigateurs James F. Pankow et David Peyton.

Ces deux derniers figurent parmi les auteurs de la lettre parue dans le New England Journal of Medecine (NEJM) à l’origine de la polémique sur le formaldéhyde. Ils avaient en effet affirmé que les vaporisateurs pouvaient, dans certaines conditions, générer cette substance en quantité suffisante pour être dangereux et s’avérer 5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac fumé.

Fort de leur budget de recherche ils vont à nouveau étudier l’éventuelle formation de formaldéhyde à l’occasion de leurs prochains travaux.

Les chercheurs de l’Oregon mobilisés pour cette étude seront plus nombreux avec des compétences diversifiées. Ils vont analyser un plus large panel de cigarettes électroniques et d’e-liquides et seront en mesure d’expliquer quand et pourquoi se forment les composants toxiques. Les scientifiques ont par ailleurs annoncé qu’ils allaient tout mettre en oeuvre pour déterminer les processus de création de ces substances et trouver les moyens de les limiter.

Jonathan Fink, vice president du Research and Strategic Partnerships, a expliqué que ces recherches devraient être prises en compte par les législateurs chargés de promouvoir et de préserver la santé publique.

Le docteur Farsalinos à l’origine d’une demande de rétractation de la lettre parue dans le NEJM, avec Clive Bates, s’est dit inquiet que les auteurs n’aient jamais reconnu les biais de leur expérimentation et se demande s’ils ont compris leur erreur méthodologique. Le chercheur grec avait mis en évidence que les fortes émissions de formaldéhyde sont concomitantes au “dry hit” qui rend le vapotage insupportable.

Pour aller plus loin : l’historique de la controverse

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  • Funky69

    Ou, comment donner de l’argent à des brelles qui ne savent même pas ce qu’est un dry-hit!

  • Naomi Sato

    Absolument pas. Il faudrait plutôt se demander pourquoi ils sont financés et par qui…, sûrement pour couler l’ecig…