Oman : la vape au marché noir

La vente des cigarettes électroniques est interdite à Oman depuis décembre 2015. Pourtant, ces produits peuvent être achetés dans ce pays du Moyen-Orient qui compte quatre millions d’habitants. Le marché noir est alimenté par les habitants du Sultanat qui reviennent d’un séjour à l’étranger selon le Ministre de la Santé.

“Vapoter n’est pas un crime”

oman-drapeauLes personnes qui ramènent à Oman des cigarettes électroniques ou qui essaient de les vendre peuvent se voir infliger une amende de 500 Rial Omanais soit environ 1 000 euros. La contravention s’élève à 1 000 Rial Omanais pour les récidivistes. La police a indiqué qu’elle n’arrêtait pas les utilisateurs de cigarettes électroniques, le Ministre de la Santé a quant à lui expliqué que les autorités tentaient d’estimer le nombre de vapoteurs dans le pays. Un haut fonctionnaire de l’autorité publique a déclaré que vapoter n’était pas un crime, ils cherchent seulement à empêcher les gens de distribuer ou vendre ces produits pour des raisons sanitaires.

Selon le Docteur Jawad Al Lawati qui travaille à la lutte antitabac pour le Ministère de la Santé, les résidents du Sultanat se les procurent en ligne ou à l’occasion de lors de leurs séjours à l’étranger. L’un d’entre eux a témoigné au media en ligne Times of Oman sous couvert d’anonymat. Il a raconté qu’il avait ramené discrètement une cigarette électronique en la démontant et en séparant ses éléments dans deux sacs distincts.

Le Docteur Al Lawati a notamment précisé que ces dispositifs étaient à l’origine de nombreuses explosions accidentelles. Le Docteur Pradeep Maheswari qui exerce à l’Hôpital Atlas a quant à lui affirmé que les vapoteuses contenaient des composants chimiques nocifs pour la santé.

Il est également illégal de vendre des cigarettes électroniques dans les Emirats Arabes Unis mais ses habitants parviennent à se les procurer.