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Les conclusions de 114 études scientifiques sur la cigarette électronique

Un document publié dans la revue “Therapeutic Advances in Drug Safety” le 13 février 2014, reprend un large ensemble d’études scientifiques traitant directement de la cigarette électronique et de ses effets sur la santé. Les deux chercheurs à l’origine de ce travail tirent des conclusions très claires : l’ecig est infiniment moins dangereuse que le tabac fumé et représente une occasion historique pour lutter contre le tabagisme dans nos sociétés.

Farsalinos et Polosa : deux chercheurs très actifs sur le sujet de la cigarette électronique

Si il y a bien un chercheur qui ne chôme pas sur le front de l’ecig scientifique c’est bien le docteur Konstantinos Farsalinos qui ne cesse de publier études ou articles sur le vaporisateur personnel et qui contribue grandement à l’information du consommateur et des politiques de l’Union européenne.

Un document unique fait une synthèse des connaissances scientifiques apportées par 114 études sur l'e-cigarette.

Un document unique fait une synthèse des connaissances scientifiques apportées par 114 études sur l’e-cigarette.

Premier auteur à avoir consacré une étude sur les effets cardiovasculaire de l’ecig, Konstantinos Farsalinos a notamment contribué à l’amélioration des protocoles expérimentaux pour les études spécialisées sur le produit et a également été très actif sur la scène politique en se déplaçant personnellement à certaines réunions de la Commission européenne pour y présenter son point de vue scientifique.

Après avoir annoncé récemment les résultats de son enquête sur le comportement des vapoteurs, il revient sur le devant de la scène avec un agrégat d’études dont il a fait l’analyse avec l’aide d’un autre chercheur bien connu : Riccardo Polosa.

Le document validé par les pairs comme le veut la tradition scientifique fait la synthèse de 114 études sur la cigarette électronique et tente de répondre à la question simple que tout le monde se pose : la cigarette électronique est-elle sans dangers ?

Le document scientifique [1] disponible dans son intégralité sur simple abonnement (gratuit) nous plonge dans plus d’une centaine d’études cliniques et chimiques dont 97 concernent directement la cigarette électronique.

Le docteur Farsalinos insiste sur le fait que contrairement à la synthèse scientifique effectuée par l’OMS, ce travail n’est pas commandité par une quelconque organisation, a été validée par les pairs et que personne n’a payé pour en demander l’exécution.

Toutes les grandes questions abordées

Les principaux thèmes abordés sont les suivants : discussion à propos de la nicotine et de ses effets/toxicité, présentation d’études chimiques, d’études de cytotoxicité, d’études cliniques et études de cas, des rapports d’enquête, des études sur le vapotage passif et questions diverses telles que l’utilisation d’e-cigarette par des sous-populations spécifiques (patients aux maladies respiratoires ou troubles psychiatriques), exposition accidentelle à la nicotine, accidents électriques, incendies mais également sur l’utilisation de l’ecig par les jeunes et les non-fumeurs. Aussi inclue dans cette synthèse une discussion sur les erreurs de méthodologie et de mauvaise interprétation de résultats.

Des conclusions limpides sur la réduction des risques

Voici en résumé ce que nous dit le docteur Farsalinos :

Les données existantes indiquent que l’utilisation de cigarettes électroniques est de loin une alternative moins nocive que la cigarette. En l’absence de tabac et de combustion les vapoteurs réguliers peuvent éviter l’inhalation de produits chimiques toxiques typiquement présents dans la fumée de cigarettes de tabac.

Même si certains produits toxiques sont présents dans la vapeur des cigarettes électroniques, leurs niveaux sont nettement inférieurs à ceux compris dans la fumée de tabac, et dans certains cas (tels que les nitrosamines) comparables à ceux présents dans les produits pharmaceutiques contenants de la nicotine.

Beaucoup d’études ont souvent été mal interprétées par les autorités de santé et les organismes de réglementation du tabac, ce qui peut avoir des conséquences préjudiciables pour la santé publique.

Il est évident qu’un certain risque résiduel est associé à l’utilisation de cigarettes électroniques, mais il est probablement insignifiant par rapport aux conséquences dévastatrices du tabagisme. La cigarette électronique est recommandée aux fumeurs ou aux anciens fumeurs comme un substitut aux cigarettes conventionnelles ou comme un frein aux rechutes. Ainsi tous les risques doivent être évalués en comparaison à ceux du tabagisme et contre lequel les actuelles méthodes de sevrage font preuve d’une faible efficacité.

La cigarette électronique est un produit révolutionnaire pour la réduction des risques. Bien qu’elle émette de la vapeur qui ressemble à de la fumée, il n’y a littéralement pas de combustion et aucune suspicion ou la preuve qu’elle peut être la cause de maladies semblables à celles causées par les cigarettes de tabac.

La cigarette électronique représente une occasion historique pour sauver la vie de millions de personnes et réduire de manière significative le fardeau mondial des maladies liées au tabagisme.


[1] Safety evaluation and risk assessment of electronic cigarettes as tobacco cigarettes substitutes: A systematic review
Published online 13 February 2014 – Therapeutic Advances in Drug Safety
Konstantinos E. Farsalinos and Riccardo Polosa
http://taw.sagepub.com/content/early/2014/02/12/2042098614524430.full.pdf+html
  • jo

    Bon article, on se doute que les risques sont moindres avec l’ecig qu’avec le tabac. Moi je me demande surtout au sujet du vapotage passif est ce (même un peu) dangereux ? 🙂 juste une petite remarque (au risque de me faire jeter des cailloux) au début du deuxième paragraphe le chercheur ne chôme pas je pense que ça serait mieux 😉

    • bien vu ! merci

    • J Well Narbonne

      Pour répondre à ta question, vu le faible impact sur la santé (voire quasi nul, mais le risque zéro n’existe pas) pour un vapoteur, le vapotage passif doit l’être tout autant sinon moindre puisque un grande majorité des substances ont déjà été inhalées par le vapoteur lui même…

      • Titan

        Je plussoie “à donf” M. Narbonne (du verbe plussoyer, 1er groupe etc … Etre d’accord, renchérir avec force … 🙂 ). D’autant qu’il est prouvé scientifiquement qu’une seule taffe de clope traditionnelle porteuse de toutes les substances toxiques connues met 30 minutes à disparaître dans l’air ambiant contre 11 secondes pour une taffe de E-Clope qui de plus, est exempte de la quasi-totalité des ces même saletés.
        Il y a fort à parier que même dans 50 ans détudes, il ne sera toujours pas possible de parler de “E-Cloping passif” pour cause d’absence d’éléments toxiques pathogènes mesurables et significatifs dans l’air ambiant … Gag!

  • Artamerehenshort

    Moi je vous pose une question? Avez vous eu connaissance de l’étude qui compare 1 minute de pot échappement à 1m et 10 min de vappotage…. Le plus toxique reste la voiture. mais en ville c’est pas une voitue… c’est des milliers.