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La regrettable mauvaise réputation de la vape aux Etats-Unis

Sabrina Tavernise, une journaliste de New York times, publiait début novembre un billet sur la cigarette électronique. Une revue équilibrée dans un pays où la réglementation devrait supprimer 99% de l’offre, si rien ne change d’ici août 2018.

vapoteur-nyt-new-york-timesLa faillite du fabricant Njoy témoigne du déclin du marché de la vape aux Etats-Unis explique la journaliste. Une situation que regrette déjà de nombreux scientifiques dont David B. Abrams du groupe anti-tabac Thruth Initiative. “Il est possible qu’on ait raté l’opportunité du siècle” selon cet expert.

Dans ce pays, 480 000 personnes décèdent chaque année d’une maladie causée par le tabac. Mais les fumeurs et les américains de façon générale ont une image plus négative qu’auparavant sur le dispositif qui “pourrait sauver plusieurs millions de personnes d’une mort prématurée“. En 2012, 13% pensaient que la vapoteuse était aussi dangereuse que la cigarette, ce pourcentage a explosé pour atteindre 40% en 2015.

L’accent sur les “3 choses négatives qui peuvent arriver

Les américains n’entendent que très rarement que le vaporisateur est largement moins nocif que les cigarettes conventionnelles. Cela s’explique notamment par la culture puritaine américaine selon l’anglaise Deborah Arnott de Action on Smoking and Health. Ils ont une analyse de sa dangerosité en valeur absolue, une approche du tout ou rien.

Le directeur du CDC, le Docteur Thomas R. Frieden ne nie pas avoir entendu des histoires évoquant le sevrage tabagique grâce à la vapoteuse. Mais il préfère mettre l’accent sur les “3 choses négatives qui peuvent arriver”, les non-fumeurs qui deviennent fumeurs, les fumeurs qui adoptent le vaporisateur pour perpétuer leur habitude et les enfants qui l’utilisent comme porte d’entrée vers le tabac.

Le professeur de santé publique Terry F. Pechacek, rapporte que plus de 4 millions d’américains déclaraient en 2015 avoir arrêté de fumer durant les 4 dernières années, soit 2,4 millions de personnes supplémentaires par rapport aux chiffres de 2014.

 


Nos articles sur la réglementation de la FDA et ses conséquences aux Etats-Unis.

 

  • Yves Kanyo

    La FDA veut prohiber la vape, mais les américains continueront de vaper.
    Dans les années vingts, l’alcool était prohibé et cela n’a jamais empêché les américains de boire. F… the FDA !

    • Jay

      Je reviens de Miami Beach et ai pu constater qu’il y a quelques vapoteurs dans les rues mais pas tant qu’en France (et peu de fumeurs aperçu). J’ai vu à peu près 4 boutiques “Vaporshark” ouvertes et quelques autres qui avaient mis la clé sous la porte. La tolérance est bien meilleure aussi. J’ai pu vaper absolument partout (bus, resto, bateau, hôtel) avec toujours un sourire pour me confirmer que je pouvais le faire.

    • Cegoca

      Et qui contrôlait le marché de l’alcool pendant la prohibition ?
      C’est là où tu veux en venir ?