La guerre des brevets est lancée

Imperial Tobacco, le quatrième plus gros fabricant de cigarettes au monde, attaque via sa filiale Fontem les grands acteurs de l’e-cigarette pour violation de brevets. Achetés récemment pour 75 millions de dollars, les droits intellectuels du père de la cigarette électronique industrielle Hon Lik (Dragonite Ltd.), sont maintenant utilisés pour élaguer le marché.

Njoy et Blu en ligne de mire

Le père de la cigarette électronique, Hon Lik, serait sur le point de signer un contrat juteux avec le géant du tabac, Imperial Tobacco.

Le père de la cigarette électronique, Hon Lik, a vendu ses droits intellectuels au géant du tabac Imperial Tobacco pour 75 millions de dollars.

La listes des contrevenants pour Imperial Tobacco est longue : NJOY, Spark Industries (Cig2O). Vapor Corp., LOEC (Blu Cig/Lorillard). FIN Branding/Victory E-cigs. CB Distributors (21st Century Smoke), Logic Technology, VMR Products (V2 Cigs and Vapor Couture) et Ballantyne Brands (Mistic). Le 5 mars 2014 ces sociétés auraient été informées qu’elles enfreignaient la loi en fabricant des produits copiés d’après les quatre brevets déposés par Dragonite Ltd. quelques années plus tôt et probablement rachetés par Fontem en 2013 dans le seul et unique but d’attaquer légalement ces leaders de l’industrie.

Le retour sur investissement de Fontem Ventures B.V, cette filiale d’Imperial Tobacco basée aux Pays-Bas, est ici clairement recherché même si la valeur des brevets en question avaient été vivement contestés à l’époque par certains acteurs de l’industrie.

Ces batailles juridiques ne porteraient à priori que sur des modèles cigalikes, ces cigarettes électroniques qui ressemblent à des cigarettes de tabac traditionnelles. Les modèles plus élaborés ne semblent pas concernés, ne représentant qu’une faible partie du marché américain.

En France nous avons eu vent d’une société qui aurait déposé la marque “Ego” nom générique donné notamment à un type de pas de vis particulier sur les batteries, ralentissant ainsi les importations de produits chinois aux douanes lorsqu’ils sont estampillés avec ce nom (housses, kits, etc). Des démarches similaires ont été également aperçues en Espagne et en Allemagne.

Maintenant que le marché se structure et que les gains des entrepreneurs de la première heure atteignent des sommes conséquentes, les mastodontes arrivent à grands coups de carabines pour se faire une place.


Source: Tobacco Today via Elva Pote

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  • Il fallait bien que ça arrive un jour malheuresement.
    Moi ce qui m’énerve le plus c’est les gens qui déposent des noms génériques, comme ego ou evod pour faire détruire la marchandise de la concurrence alors que ce sont des noms génériques. Ces mêmes personnes qui fabriquent des e-liquides suspects, dans des conditions très douteuse ( ils invitent même la presse à les filmer) et qui changent de noms de marquent tous les 3 mois pour perdre les vapoteurs (il suffit de regarder le nom qui déposent à l’inpi pour s’en apercevoir). Eux, ils usent et abusent du système et il serait tant que cela cesse. Sachant qu’en plus, une de leur société est en redressement judiciaire, je me demande où on va. On ne citera pas leurs marques, ça ferait parler d’eux, mais vous pouvez vous en procurez chez votre buraliste préféré.

  • Tony Fiant

    La guerre des ego a commencé…

  • Alexis Finn

    La disparition des cigalike (ou plutôt l’appropriation de cette technologie obsolète par les fabricants de tabac) n’est pas a mon avis en soi une mauvaise chose.
    Ainsi les fabricants d’ecig vont être obligés de faire des vapo qui ne ressemblent pas à une cigarette.
    Il n’empêche que ça risque d’être coton à défendre comme brevet car le principe de fonctionnement est simplisme et facilement reproductible, et beaucoup de pays considèrent que ce genre de chose n’est pas vraiment brevetable.
    Alors on verra, mais moi j’ai l’impression que Imperial Tobacco s’emploi à interdire un produit qui est non seulement obsolète mais génère beaucoup de confusion entre ecig et cigarette. De plus nombre de cigalike sont produits par les fabricants de tabacs eux-mêmes.
    Bref je pense qu’ils se trompent gravement de cible.

    • Frédéric Charles

      C’est vous qui vous trompez si vous croyez que cette attaque est faite pour faire disparaître les cigalikes, c’est en fait juste pour protéger leur marché !!!
      Car les cigalikes sont les seuls modèles actuelles conformes à la Directive qui vient d’être validée par l’Europe !!!
      C’est tout l’intérêt des cigarettiers de conserver à eux seuls la fabrication et diffusion de ce type de produit pour attaquer de manière monopoliste le vaste marché européen !!!

      • Alexis Finn

        La directive Européenne est plain de failles et d’imprécisions et son application risque d’être plus que laxiste. Interdire l’ecig c’est surtout interdire l’appéllation, il suffit de faire un tour sur vaporstore pour trouver un tas de vaporisateurs personnels “pour aromathérapie” qui restent exempt de toute régulation.
        Au pire on risque de voir le même phénomène se reproduire pour l’ecig.

        De plus quand on voit que Imperial Tobacco a lancé des procédures de violation de brevet aux USA à l’encontre notamment de RJ Reynolds pour sa Vuse, et de Philips Morris pour sa Markten… ben j’ai pas vraiment l’impression que l’industrie du tabac soit particulièrement soudé sur ce coup là.

        Alors c’est sur NJOY est aussi dans le collimateur, mais de toute façon les cigalike, ou les ecig de 1ere génération ne se sont jamais révélés particulièrement efficaces pour arrêter de fumer, et si on se retrouve avec uniquement ces modèles sur le marché c’est déjas gagné pour Big Tobacco car ils savent très bien que ces appareils ne sont guères plus efficaces que les patchs.

        • Frédéric Charles

          La Directive n’est pas faillible sur la définition des produits concernés et l’appellation n’a rien à voir. Tous les “vaporisateurs personnels”, dont celui que vous citez seront bel et bien soumis à celle-ci. Pour preuve en est la définition de la TPD :
          “1

          6

          )

          “cigarette électronique”, un produit, ou tout composant de ce produit, y compris une cartouche, un réservoir et le
          dispositif dépourvu de cartouche ou de réservoir, qui peut être utilisé, au
          moyen d’un embout buccal, pour la consommation de vapeur contenant de la
          nicotine. …”
          En clair : tout ce qui a la possibilité de générer de la vapeur possiblement nicotinée absorbée par la bouche en tétant un embout !!!

          • Alexis Finn

            Effectivement ils ont ratissé très large. Reste a voir comment les tribunaux (qui seront forcément saisis) et les douanes vont réagir. M’est avis que beaucoup de laxisme va être impliqué dans l’application de cette réglementation, et le gouvernement déja plutôt impopulaire n’as pas vraiment envi de se mettre a dos des millions de personnes ainsi que plusieurs milliers de commerçants.

            Et puis si je comprend bien il suffit que je retire mon drip tip et soudainement c’est plus un problème (puisque pas d’embout buccal).
            Aussi quid de l’appareil reconstructible, parce-que sans résistance impossible de vaporiser quoi que ce soit.
            Quid également des drippers, qui ont de facto une contenance moyenne avoisinant les 0ml !
            Enfin quand ils parlent du dispositif dépourvu de cartouche ou de réservoir, j’espère qu’ils parlent pas de la batterie car certes actuellement la norme est à la connectique “510”, mais il n’y as rien d’officiel la-dedans, et avec la Lotus VapeCase on voit très bien que cette partie là va être franchement difficile a réglementer (imaginez un atos qui se connecte directement en [mini/micro] USB). Vas-t’on demander aux fabricants de téléphones/ordinateurs/lampes-torches etc… d’inclure des protections anti-ecig ?

            On verra comment ça va se goupiller dans la pratique mais a mon avis ça pue le gros flop cette législation.

  • Dieu Pcboost

    Toujours des histoires d’argent la folie 🙁