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Journée mondiale sans tabac : impact sur l’environnement du tabac et de la vape

Chaque année à l’occasion de la journée mondiale sans tabac , l’Organisation Mondiale de la Santé dénonce le commerce et l’usage du tabac sous un angle particulier. Cette année, elle a choisi de pointer l’impact des produits du tabac sur l’environnement dans un rapport qu’elle vient de publier.

On apprend dans ce document [1] que les déchets de tabac contiennent plus de 7 000 substances toxiques nocives pour l’environnement dont des agents cancérogènes. Sur les 15 milliards de cigarettes vendues quotidiennement dans le Monde, près de 10 milliards sont jetées dans la nature.

Au lendemain de la COP7, réunion bisannuelle anti-tabac, l’organisation invitait les états “qui n’ont pas encore interdit l’importation, la vente et la distribution du vaporisateur (…) à envisager soit leur prohibition, soit leur réglementation“. Cohérent avec cette position peu encline à la réduction des risques, le rapport s’en prend également aux produits du vapotage.  

L’OMS invite les États à interdire ou réglementer les produits de la vape

Regrettant l’absence de données disponibles, l’OMS incrimine le manque d’uniformisation réglementaire : certains pays comme Singapour interdisent la vente de cigarettes électroniques, d’autres ne les considèrent même pas comme des produits du tabac.

D’après le document, les e-liquides importés de Chine auraient des compositions différentes des flacons provenant des Etats-Unis et la majorité des cigarettes électroniques ne seraient ni réutilisables ni recyclables.

Toujours selon ce rapport, les fabricants indépendants commercialisent des modèles ouverts, contrairement aux industriels du tabac qui proposent des systèmes fermés à usage unique, très probablement pour booster les ventes. Mais les réservoirs qualifiés de réutilisables sont conçus en plastique, en métal et dans divers matériaux non biodégradables.

L’OMS redoute aussi que les vapoteurs adoptent les habitudes laxistes prises par les fumeurs.

Certaines entreprises ont mis en place des programmes de recyclage pour leurs batteries, d’autres prétendent que leurs matériels sont respectueux de l’environnement. En outre, l’institution transnationale s’interroge sur l’impact environnemental des nouveaux produits tels que le tabac à chauffer.

Les vapoteurs européens pourront rétorquer à l’organisme que la réglementation en vigueur y limite le volume des flacons d’e-liquides et des réservoirs, ayant pour effet direct d’augmenter les déchets.

 


[1] Tobacco and its environmental impact : an overview (pdf)
  • Titan

    Et d’augmenter aussi mécaniquement les prix. Et ce, en toute bonne foi.