Jean-François Etter étudie le rôle de l’e-cigarette dans l’abstinence tabagique

Les recettes et les dépenses générées par le tabac ne sont pas administrées par les mêmes ministères selon la Direction générale de la Santé.

Jean-François Etter s’est intéressé au rôle de l’e-cigarette dans le maintien de l’abstinence tabagique.

Jean Yves Nau, journaliste et docteur en médecine s’intéressant de très près à l’évolution des cigarettes électroniques, a publié ce lundi un billet concernant les résultats d’une nouvelle étude [1] sur ces dispositifs. Elle a été menée en Suisse par le Professeur Jean-François Etter, qui a analysé de façon approfondie les “effets des e-cigarettes sur le besoin impérieux de fumer”, une approche scientifique totalement inédite parmi toutes les recherches déjà réalisées sur le vaporisateur.

374 vapoteurs français et anglais qui avaient arrêter de fumer ont été interrogés au cours de cette enquête. Le Professeur Etter a identifié plusieurs facteurs favorisant la lutte contre l’envie de fumer. Il s’agit notamment de l’utilisation intensive de la cigarette électronique et du choix de dosage élevés en nicotine dans les e-liquides. Les personnes ayant exprimé un désir moindre d’allumer une cigarette sont aussi celles qui apprécient le plus le vapotage, qui présentent une addiction à ce produit, et qui perçoivent plus les effets bénéfiques du sevrage tabagique.

Ces conclusions doivent aider les législateurs à élaborer l’encadrement de ces dispositifs selon le Professeur de santé publique. Elles permettent en effet de mieux appréhender la réaction des fumeurs qui ont adopté la cigarette électronique.
Quant à Jean-Yves Nau, il s’interroge toujours sur l’absence de recherche en France sur ce sujet et déplore le manque d’investissement de la part d’institutions publiques scientifiques, à l’image de l’Inserm.


[1] Explaining the effects of electronic cigarettes on craving for tobacco in recent quitters – Jean-François Etter / Institute of Global Health, Faculty of Medicine, University of Geneva, Switzerland – DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.drugalcdep.2014.12.030

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  • Mat34

    L’abscence de recherche en France est simple, moins de fumeurs moins de revenus pour l’état

    • Titan

      Mais les spécialistes auxquels l’état pourrait “éventuellement” faire appel seront d’office choisis parmi ceux qui sont le plus alimentés en biberons/subventions, et qui en conséquence, adopteront “le discours qui va bien”. Je balance ça en l’air, hein … Si c’est Dautzy qui récupère, c’est pas ma faute.
      Conséquence, un contrôle/règlement/encadrement drastique et sévère avec à terme, deux options: Ou la vape disparaît (donc continuez à PAYER 80% de taxes et soyez gentils de bien vouloir mourir rapidement s’il vous plaît), ou la vape est “réquisitionnée” d’une façon ou d’une autre par l’Etat qui pourra récupérer l’astronomique manne tabac perdue.

  • Randall

    Étude intéressante (comme d’hab’ de la part de J-F. Etter). Mais l’horizon de temps choisi constitue une énorme limite : seuls des vapoteurs ayant cessé *récemment* de fumer ont été sollicités.

    Il serait correct de préciser qu’il s’agit de l’abstinence *à court terme*, sans extrapolation légitime pour la gestion des envies de fumer passées quelques semaines.