Inciter les fumeurs à utiliser l’e-cig … et diminuer son attractivité auprès des jeunes

Le Pure Player Atlantico a interrogé Bertrand Dautzenberg au sujet de la cigarette électronique. Le média a notamment abordé avec ce professeur de pneumologie la question de l’attractivité du produit auprès des jeunes.

Les jeunes essaient de plus en plus la cigarette électronique selon Bertrand Dautzenberg

"Cigarette électronique : les ados français sont devenus accros au vapotage en un temps record" sur Atlantico.fr

Cigarette électronique : les ados français sont devenus accros au vapotage en un temps record” sur Atlantico.fr

Dans un premier temps, Bertrand Dautzenberg s’appuie sur les statistiques de Paris Sans Tabac (PST) et explique que les jeunes expérimentent de plus en plus la cigarette électronique.

Même si personne n’a jamais vraiment bien compris le sens de ces statistiques, ce serait près de 8% des collégiens et lycéens qui aurait déjà vapoté au moins une fois en 2012 et le professeur croit savoir que ces chiffres sont en progression cette année.

Dans un second temps, il estime qu’il faut “s’inquiéter des conséquences à moyen et long terme et du risque d’initiation d’une dépendance” tout en nuançant assez vite ses propos en affirmant que “la majorité de ceux qui ont expérimenté une fois le produit ne l’adoptent pas de façon régulière“.

Il faut rappeler en effet que la crainte d’une initiation au tabagisme chez les jeunes a connu des récentes modérations via l’enquête de l’association britannique ASH UK et celle du professeur Theodore L. Wagener sur le comportement d’étudiants américains face à la cigarette électronique. Toutes deux ont montré que la passerelle “e-cigarette / tabac” n’était pas une théorie validée par les premières statistiques récoltées.

Un double objectif à atteindre

Bertrand Dautzenberg que l’on avait pas entendu depuis quelques semaines dans les médias, définit aujourd’hui deux objectifs autour de la cigarette électronique, qui peuvent être contradictoires. Il s’agit de diminuer l’attractivité du produit auprès d’un public jeune non-fumeur, tout en favorisant son accès aux personnes qui n’arrivent pas à se sortir du tabac.
Et actuellement, il préconise une distribution d’une large palette d’arômes, afin de valoriser l’e-cigarette et d’essayer de séduire le maximum de fumeurs. Néanmoins la situation n’est pas immuable, si “ces arômes se révèlent produits d’initiation du tabagisme“, une règlementation plus stricte devra être instaurée selon lui.

Pour suivre l’évolution des comportements et prendre des dispositions si nécessaire, il évoque enfin la nécessité de mettre en place un observatoire, seule manière d’atteindre ce “double objectif“.


Source: http://www.atlantico.fr/decryptage/cigarette-electronique-ados-francais-sont-devenus-accros-au-vapotage-en-temps-record-bertrand-dautzenberg-902313.html

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  • Elva Pote

    Pour fixer un peu les idées : 30,2% des filles et 32,7% des garçons de 17 ans fument quotidiennement en France. Diminuer l’attractivité de la cigarette et accroître celle de la vapoteuse parait être la seule priorité sensée aujourd’hui.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0203128140358-tabac-l-executif-ballotte-entre-les-enjeux-sanitaires-et-fiscaux-630224.php?xtor=RSS-2055

  • mighty yo

    la cigarette électronique devrait s’appeler autrement,c’est a cause de ce nom d’E-CIG que l’industrie du tabac peut en réclamer la légitimité,aussi les entreprises pourris qui vendent du liquide chinois de merde(genre,plaisir de fumer)ou le vendeur bordelais (que je soutien) qui est attaqué en justice a cause de son enseigne “fumer autrement” ne font qu’entretenir le floux autour de ça réelle utilité;entre une nouvelle façon a la mode de “fumer” et un réelle outil de réduction des risques la frontière est mince;je pense aussi que les vendeurs d e-cig ont le devoir de fournir un minimum de prévention(meme si il ne sont pas pharmacien) mais aussi de très bien connaitre leur produits,il devrait y’avoir un genre de license pour tenir un commerce de ce type assortie du petite formation,pour que les charlatants et les vendeurs de liquide douteux comme plaisir de fumer( j’ai un flacon sous les yeux,pas de provenance,pas de composition,juste le dosage en nicotine et le gout RY4) disparaissent du paysage,l’état se pose la mauvaise question a savoir la classer comme produit de conso courante,de pharmacie ou assimilé au tabac? aucun des trois! il faut en éffet créer une filiaire spéciale pour ça avec ces codes et chartes,et surtout ‘INTERDIRE” sa vente en buraliste!!!!(essayer d’arreter de fumer en achetant ces liquides dans un tabac pour avoir sous les yeux les clopes que l’on a fumer pendant des années n’a aucun sens!) la cigarette électronique créer par le peuple pour le peuple! si seulement…..