Étude : l’inquiétude sur le formaldéhyde écartée

Selon une étude publiée ce jour par le Dr Farsalinos dans la revue Addiction, les e-cigarettes ne génèrent de hauts niveaux d’aldéhydes qu’en situation de “dry hit”. Dans des conditions normales d’utilisation les taux sont minimes.

Les émissions d’aldéhydes proviennent de la surchauffe des dispositifs de vapotage

Le formaldéhyde n"est produit qu'en cas de surchauffe

Le formaldéhyde n”est produit qu’en cas de surchauffe

Une équipe de chercheurs de Portland avait publié en début d’année une lettre dans le New England Journal of Medicine (NEJM). Elle rapportait avoir mesuré de très fortes concentrations de formaldéhyde dans la vapeur d’e-cigarettes provoquant un véritable tollé dans la communauté scientifique à la pointe du sujet, tollé à la mesure du tapage médiatique que cette lettre avait suscité.

Soupçonnant des défauts de méthodologie, le Dr Farsalinos s’est attelé au travail pour effectuer ses propres mesures. Il vient d’en publier les résultats dans la revue Addiction. Jacques Le Houezec nous propose en français sur son blog des explications détaillées sur le déroulement particulièrement intéressant de cette étude.

Nous retiendrons ici les conclusions du chercheur grec : Les vaporisateurs génèrent de hauts niveaux d’aldéhydes exclusivement en situation de dry hit, lorsque le liquide est surchauffé. Dans des conditions normales d’utilisation les taux sont minimes y compris avec les dispositifs de dernière génération délivrant de fortes puissances.

La surchauffe provoque un “dry hit” qui rend le vapotage impossible

Le dry hit intervient lorsque la mèche de l’e-cigarette n’est plus suffisamment imbibée de liquide. Les vapoteurs reconnaissent immédiatement ce phénomène qui rend le vapotage impossible tant le goût de brûlé et la sensation âcre sont désagréables. Les utilisateurs ne sont donc pas exposés dans les faits à ces substances.

Une nouvelle génération de matériel permet de contrôler et de limiter la température de la résistance permettant d’éviter ce phénomène de “dry hit”. Notons au passage, que la Directive tabac européenne appliquée en l’état, imposerait à ce matériel 6 mois d’attente avant d’être mis sur le marché.

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  • Remz

    Le problème restant étant : comment donner le même retentissement à cette étude qu’aux âneries qui ont été diffusées depuis des années.
    Et j’en retiens (et comme c’est Farsalinos qui le dit, on va peut-être enfin y croire) que la production d’aldéhydes est indépendante de la puissance délivrée par le dispositif …

    @Nathalie

    • Bonjour,
      Petit à petit l’oiseau fait son nid…
      Merci pour la coquillette 🙂