Etude : Dans quelles circonstances certains préfèrent-ils fumer ou vapoter ?

Les interrogations autour du double usage de la cigarette et du vaporisateur sont  fréquentes mais finalement peu étudiées. Une étude qualitative menée à Hawaï a cherché à comprendre les raisons qui poussent certains à fumer et vapoter.

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Des entretiens de groupe pour identifier quand les vapofumeurs préfèrent fumer ou vapoter

Cette étude [1] a concerné une soixantaine d’utilisateurs de cigarette électronique, âgés de 18 à 35 ans parmi eux 84% étaient vapofumeurs. Elle a été menée sous forme d’entretiens de groupe “groupe focus”, un format qui permet d’explorer un large éventail de sujets.

D’après les auteurs de l’étude, les jeunes rencontrent plus de difficultés que des personnes plus âgées à se sevrer avec la cigarette électronique et ils sont plus souvent des “doubles utilisateurs”. Les recherches ont été conduites dans le but d’identifier les situations particulières dans lesquelles, ces vapofumeurs préfèrent fumer plutôt que vapoter.

Les chercheurs ont mis en évidence que les premières situations qui mènent à privilégier la cigarette de tabac sont le manque aigu de nicotine et le stress.

Ensuite, certaines activités peuvent déterminer le choix de vapoter ou de fumer, comme prendre ses repas, faire de l’exercice ou avoir des rapports sexuels. La cigarette électronique serait plus propice aux activités physique pour certains tandis  les cigarettes classiques procureraient le «bon niveau de détente” que pour d’autres avant d’aller au lit et au réveil par exemple.

Les jeunes ont reconnu avoir plus tendance à fumer lorsqu’ils consomment d’autres substances simultanément comme de l’alcool, du café ou du cannabis. Les lieux conditionnent aussi les comportements des doubles utilisateurs. Ils fument davantage en présence de fumeurs, mais choisissent plus fréquemment leur vapoteuse au travail ou dans leur automobile.

Certains comportements plus atypiques ont été identifiés, des jeunes interrogés ont avoué fumer en cachette et privilégier l’e-cigarette lorsqu’ils s’apprêtent à interagir avec d’autres personnes.

Par ailleurs, les questions logistiques aussi peuvent les conduire à fumer, typiquement lorsque la batterie est à plat ou quand leur matériel ne leur  donne pas pleinement satisfaction notamment pour la délivrance de nicotine.

Pour les auteurs de l’étude, l’efficacité de l’e-cigarette dans l’arrêt ou la réduction de la consommation de tabac dépend certes de l’efficacité des dispositifs à satisfaire le besoin de nicotine, mais ajoutent-ils, plus important encore est la formation des utilisateurs à l’utilisation et l’entretien de leurs dispositifs et leur capacité à gérer les situations de la vie courante qu’ils associent au tabagisme.

Une étude de Konstantinos Farsalinos avait examiné les associations entre double usage et perception des risques.


[1] BMC Public Health 2015, 15:859 doi:10.1186/s12889-015-2198-z Pallav Pokhrel, Thaddeus A. Herzog, Nicholas Muranaka, Sakshi Regmi and Pebbles Fagan
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  • Titan

    J’ai été “bi” pendant un an, parce que j’avais pas trouvé mon “graal”. Depuis, le matériel fiable et le fait que je fabrique moi-même mes liquides ont fait la différence. Mais sans communication et information correcte, je serais peut-être encore “bi” ou j’aurais carrément arrêté peut-être même la Vape. Mais ça, on le saura jamais. Une chose est sure, pour moi le tabac, c’est fini.