Étude américaine sur le formaldéhyde : une “lettre torchon” selon Bertrand Dautzenberg

Le professeur Bertrand Dautzenberg n’aura pas tardé à réagir à la nouvelle étude polémique concernant l’e-cigarette. Il a même utilisé un langage plus qu’expressif pour qualifier l’annonce des travaux publiée dans le New England Journal of Medecine.

Vive réaction du pneumologue

Pour rappel, des chercheurs de Portland aux Etats-Unis ont affirmé que la cigarette électronique pouvait être de 5 à 15 fois plus cancérigène que le tabac. Bertrand Dautzenberg rappelle dans Sciences et Avenir qu’il ne s’agit pas d’une étude mais plutôt d’une correspondance, qu’il qualifie même d’une “lettre torchon”.

La vague de critiques qui a déferlé sur le web suite à la publication de l’article du New England Journal of Medecine a remis en doute les protocoles expérimentaux utilisés. Pour de nombreux experts les tests réalisés ne représenteraient absolument pas des conditions d’utilisation normales. Il est notamment expliqué dans le papier américain que le fonctionnement d’une e-cigarette avec une batterie délivrant 5 volts entraînerait la formation de formaldéhyde à hautes doses et que la surchauffe du liquide serait à l’origine de la création de ce composé cancérigène. Or cette information est inexacte selon Dautzenberg. La puissance d’une cigarette électronique ne se déterminant pas uniquement selon sa tension, mais selon un rapport tension/résistance.

D’autre part, l’utilisation d’un vaporisateur dans les conditions évoquées par les chercheurs américains s’avère très inconfortable pour les vapoteurs, voire insupportable. Une odeur de brûlé se dégagerait alors de l’appareil. Bertrand Dautzenberg, adepte des illustrations pour étayer ses propos face aux médias, n’hésite pas à souligner qu’une telle puissance de chauffe pourrait par exemple être mise en oeuvre par les personnes faisant fonctionner un barbecue, ou lors d’une cuisson au feu de bois. Ces méthodes ne sont pourtant pas prohibées ni dénoncées. Il rappelle enfin que de très nombreux cancérogènes présents dans la cigarette sont absents de la composition de opposé électronique : arsenic, cobalt, plomb, nickel, chlorure de vinyle…

Bertrand Dautzenberg avait expliqué récemment qu’un an de vapotage était moins dangereux qu’un jour de tabac.

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  • Irène BONNET

    Si on m’avait dit qu’un jours je twitterai les pensées de notre Daudau… lol!