Epic Juice, plutôt une boisson d’hommes.

Des jus pour bisounours, les liquides américains ? Epic Juice n’a pas dû recevoir la note de service. Voilà six flacons à la musculature bien dessinée sous les gilets en cuir, le genre qui passe son dimanche dans le cambouis de sa Harley et la bière de sa glacière. Mais si, ça peut plaire aux dames.

Epic Juice : des jus qui en ont ?

Epic Juice : des jus qui en ont ?

Les six flacons testés sont énergiques, goûtus, et peu sucrés dans l’ensemble. Les arômes s’affirment sans chichis, les pieds sur la table plutôt que dessous. Faut aimer les goûts chimiques : rien de naturaliste dans cette palette de saveurs. Elle plaira aux amateurs de gâteaux industriels, de céréales américaines, de glaces à l’orthographe décourageante.

On peut aussi leur reprocher de manquer de subtilité, de complexité. Vous n’y trouverez guère de notes secondaires révélées par un savant montage sur votre reconstructible préféré. Ceci posé, les Epic Juice compensent par une absence désarmante de timidité. Leur café est un café, leur pomme-cannelle est une pomme-cannelle, c’est cash. Bon hit, et bonne production de vapeur.

Et dans le détail ?

review-epic-juice-2Wake’n’Vape : Un café noir. Très peu sucré. Assez réaliste. On trouve une note umami en fin de bouche, façon robusta. Un café brut de fonderie, pas disposé à s’extasier sur des grands crus jamaïcains, plutôt le genre qui lance la cafetière électrique dans le brouillard du petit matin pas réveillé. Il était annoncé « latte » et « crémeux », ce n’est vraiment pas ce qui m’a frappé. Pour autant, pas déplaisant du tout.

Apple Jax : Si vous avez grandi de l’autre côté de l’Atlantique, vous connaissez ces céréales en forme de « O », vertes et rouges, au bon goût bien chimique. On n’en est pas loin ici. La dominante, c’est une pomme séchée. Donc rouge et quasiment cuite. En deuxième temps, une cannelle que je trouve assez bien dosée, discrète. L’ensemble est juste assez sucré. Pas révolutionnaire non plus, un petit plaisir simple.

Banilla : Dans la famille « goûts industriels de notre enfance », je demande le bonbon banane. Celui-ci est énorme, hyper chimique et très sucré. Un plus haut voltage révèle un socle de biscuit à la vanille, qui apporte de la rondeur. C’est goûtu et énergique.

Fraho : C’est mon préféré de la gamme. Un tabac à pipe, une bonne dose de miel, une petite pointe de vanille. Dans la famille des « tabacs gourmands », celui-ci trouve un chouette équilibre : beaucoup de muscle côté tabac, et du miel qui apporte surtout son arôme fruité. En fait, il n’est pas très sucré, et c’est bien agréable. Un liquide sans fanfreluches, qui n’a de merci à dire à personne. On y revient volontiers.

Big Stik : Souvenez-vous. Dans la boîte de votre grand-mère, vous ne savez pas quel bonbon choisir. Alors vous en prenez deux. Et vous les mettez en même temps dans la bouche. Le Big Stick, c’est un bonbon cerise et un bonbon ananas qui se mélangent. Du fruit rouge, de l’acidité, du sucre, et beaucoup de chimie. Réservé aux amateurs de sucreries industrielles.

Yosi : Allez savoir pourquoi, lors d’une première dégustation sur dripper, celui-ci ne m’a pas plu. Ce tabac vanillé, plus sucré que son confrère Fraho, développait une note terreuse en fond de gorge que je trouvais déplacée. Test de la deuxième chance sur un montage plus soft (Kayfun, 0,8 Ω, Fonty bouilli). Eh bin ça se laisse très bien vaper. Il gratte toujours un peu, ce qui plaira à certains. Mais simultanément, il apporte avec sa vanille douce un côté onctueux. Le meilleur des deux mondes ?


Epic Juice : disponible chez Le Petit Vapoteur

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  • Olé

    Chimique à souhait.. écœurant, décevant.