E-cig : nouveau sésame du vivre ensemble ?

La e-cigarette fait beaucoup parler. Ses détracteurs comme ceux qui la défendent, ses adeptes comme ceux qui voudraient bien le devenir, les journalistes, les bloggeurs, les médecins, les pharmaciens… Et si derrière l’argument de santé, toutes ces discussions n’avaient en fait qu’un seul enjeu : celui de la convivialité ?

vape-social-vivre-ensemble

Rappelons-nous : en 2011, la marque Blu Cigs lançait une application invitant les utilisateurs de e-cig à se géolocaliser pour se reconnaître. On ne sait pas très bien ce qu’est devenue cette initiative dite de « vapotage social », mais son principe nous en dit long sur le formidable pouvoir de mise en relation d’une simple (enfin pour faire court…) batterie à pile avec un atomiseur monté dessus.

Quel vapoteur n’a-t-il jamais fait l’expérience de devenir un objet de curiosité ? Curiosité méfiante – c’est pas dangereux ?, bienveillante – comment ça marche, tu me montres ?, parfois experte – c’est quoi comme modèle ? La diversité et le type de supports – mod, epipe, box, méca, électronique… – n’est assurément pas pour rien dans ces discussions de voisinage éphémères.

Et même s’il il demeure plus pratique de dépanner son prochain avec un briquet plutôt qu’avec un accu, le mouvement semble pourtant inexorablement enclenché. Sur le net, avec un nombre de connexions sur les forums ou les reviews qui a de quoi rendre jaloux bien des marques branchées. Et plus encore dans la vie réelle où le succès croissant de la vapote, mi communautaire, mi prosélyte, favorise des formes de brassages inédits où se confondent désormais tous les âges, tous les milieux sociaux (c’est devenu suffisamment rare), voire tous les sexes (croustillant quand on sait que près d’un français sur 3 fantasme sur son voisin ).

Finalement, au-delà de l’apparente banalité de l’objet, nous sommes peut-être à l’aube d’une nouvelle ère relationnelle. A travers l’électronique, on y parlera avec les autres de plaisir plutôt que de risque, de technique plutôt que de contraintes législatives, de saveurs inédites…. et pourquoi pas d’amour et d’amitié.

Review Author:Review Date:
  • MadZMax

    Votre article est charmant mais quelque peu utopique, me semble-t-il.
    Je vous recommande de faire un petit tour du côté des commentaires faisant suite à l’info de Nathalie Dunand concernant l’arrêté royal qui vient d’être publié en Belgique. Ambiance.
    A mettre en perspective avec votre conclusion. Amour et amitié…
    La communauté des vapoteurs français est peut-être plus harmonieuse. Je vous le souhaite vraiment.

    • Bonjour, et merci de prendre le temps de commenter.
      Un peu de rêve et d’utopie font du bien aussi, non ? La convivialité donne une partie de son charme à la vape à travers l’échange, l’entraide,les discussions interminables sur les produits. Les vapoteurs pressentent bien que la composante sociale de la vape risque d’être profondément affectée par les restrictions à venir, et ils réagissent avec colère pour certains, déception et tristesse pour d’autres.
      Mais ne faut il pas tout de même parler de cette composante essentielle dans le succès de ce dispositif ? Sans vouloir les minimiser, les enjeux pour les vapoteurs ne se limitent pas aux enjeux de santé.

  • Mireille Vaping

    trop beau pour être vrai! je ne vois pas pourquoi ils veulent nous l’interdire…

  • Mehdi Vape

    ce que je vous surtout c’est la stigmatisation des vapoteurs par les fumeurs et non fumeurs réconfortés par les médias et les politiques , depuis des années et ça empire. En fait cet article me semble de la science fiction (limite “cucul la praline selon mon expérience personnelle (sans viser l’auteur de l’article) – ou bien il n’est vrai que entre vapoteurs dans certains milieux ou quartiers ou il y en a plus qu’ailleurs. Pas trop le “vivre ensemble” ça. Ce n’est absolument pas mon expérience personnel qui est plutôt totalement l”inverse et qui empire car grâce aux médias, les fumeurs et non fumeurs se sentent autorisés à se lacher. “pour vivre heureux, il faudra vivre cachés” . ça s’appelle la communautarisation, et c’est un simple réflexe de survie normal, logique, et sain !