Au Royaume-Uni, les e-cigarettes aident les fumeurs à arrêter le tabac

Le Centre National de Formation et d’Arrêt du Tabac britannique  propose des prestations d’assistance et des formations aux professionnels de santé et aux services d’aide à l’arrêt du tabac. Il met à disposition sur son site du matériel pédagogique, des modules de formation, des vidéos et bien évidemment des brochures d’information.

L’absence de preuves n’est pas la preuve de l’absence

ncsct

Des programmes de sensibilisation et de formation en ligne pour les tabacologues et les professionnels de santé

Une brochure de 16 pages entièrement consacrée à la cigarette électronique est proposée par le National Centre for Smoking Cessation and Training (NCSCT) aux services d’aide à l’arrêt du tabac qui s’interrogent sur l’évolution de leur rôle avec l’arrivée de ce nouveau dispositif et sur les réponses à apporter aux questions des fumeurs.

La cigarette électronique est utilisée par les fumeurs qui souhaitent arrêter le tabac, réduire les risques du tabagisme sur leur santé ou encore faire des économies, explique le NCSCT. Ce dispositif n’a pas reçu de licence pour le sevrage tabagique motif pour lequel explique-t-il plus loin, il ne peut pas être prescrit.

Pragmatique, l’organisme britannique indique que bien que les données actuelles sur l’e-cigarette ne soient pas aussi robustes que celles dont on dispose sur les médicaments, elles  “peuvent réduire l’envie de fumer et peuvent aider les fumeurs à arrêter”. Concernant les risques, ceux associés à l’exposition à court terme sont faibles, en dehors des désagrément bouches et gorges sèches. Il n’y a pas de données de bonne qualité sur l’utilisation à long terme du vaporisateur personnel, mais le NCSCT n’entrevoit pas de raison qui pourrait laisser penser a priori que les risques puissent s’approcher un tant soit peu de ceux du tabagisme.

Le risque de vapotage passif est écarté en raison des faibles niveaux de substances toxiques et cancérigènes détectées dans la vapeur et aucune donnée solide n’étaye la thèse de la “renormalisation” du tabagisme ou de la reprise du tabagisme complète enfin le centre d’expertise.

Dans la suite du document, le NCSCT recommande aux praticiens de rester ouvert sur l’utilisation du vaporisateur personnel et prodigue quelques conseils pour bien guider le fumeur vers le vapotage.

Pendant ce temps en France, pour le CNCT “il est vraisemblable que vapoter soit moins dangereux que fumer, mais ce moindre risque vraisemblable reste à confirmer et à quantifier”. Le NCSCT britannique ne dit pas le contraire, mais ouvre une autre voie au fumeur en encourageant plus clairement la réduction du risque tabagique.

Review Author:Review Date:
  • Titan

    En fait, notre principal problème, hormis MST, est la sacro-sainte interdiction de parler du VP. Nos “décideurs”, confondant publicité avec information et totalement démunis de cette indispensable objectivité nécessaire à une communication correcte sur le produit ont plus à gagner en l’étouffant sous des tonnes de paperasse, de règlements, de certifications et d’interdictions. Z’ont bien du mal à admettre qu’en 5 ans à peine, le VP, sans coûter un rond à personne, a eu plus de résultats contre le fléau du tabac que 50 ans de pseudo-mesurettes parfaitement inutiles qui ont de plus coûté la peau des noix à la collectivité.
    Pour ces décideurs, rien ne change: un “bon fumeur” est quelqu’un qui dépense pendant 40 ans une fortune en taxes pour son tabac, une fortune en substituts inefficaces, une fortune en traitements pour son cancer et qui meure rapidement en faisant faire des économies aux caisses de retraites.
    “Alors, et le VP dans tout ça? me direz-vous … Je répondrais … un chien dans un jeu de quilles … Nos décideurs veulent juste tuer le chien …