Altria (Marlboro) estime que les vapoteurs n’ont pas encore trouvé leur marque

La firme américaine Altria, qui partage les droits d'exploitation de la marque Marlboro avec Philip Morris International, confirme sa volonté de se développer fortement sur le marché de l'e-cigarette-.

La firme américaine Altria, qui partage les droits d’exploitation de la marque Marlboro avec Philip Morris International, confirme sa volonté de se développer fortement sur le marché de l’e-cigarette.

La multinationale Altria, à l’origine de la marque Marlboro, a prévu la poursuite du développement de ses produits de la cigarette électronique. Selon un de ses cadres, Marty Barrington, dont les propos sont rapportés par le média Ecig Intelligence, les vapoteurs n’ont pas encore vraiment de marques ou de modèles favoris, son groupe a ainsi la possibilité de prendre le leadership. Dès lors il estime qu’il est nécessaire de présenter des solutions qui correspondent mieux aux attentes des consommateurs.

Aux Etats-Unis, le marché de la vape dominé en grande partie par le fabricant indépendant NJOY est estimé à environ 2 milliards de dollars, en comparaison le marché du tabac avoisine les 80 milliards de dollars annuel. La poussée d’Altria dans le domaine de l’e-cigarette s’est notamment matérialisée par un impressionnant maillage du territoire américain. En effet, sa cigarette électronique MarkTen est disponible dans plus de 130 000 points de vente dans le pays. On ne connaît pas les chiffres de vente de ces vaporisateurs mais on sait en revanche que les revenus de la firme ont progressé de manière globale de 2,9% en 2014.

Elle a en outre proposé à la vente lors du dernier trimestre 2014 des modèles contenant plus de nicotine (25 Mg/ml contre 15mg/ml pour ses cigarettes électroniques traditionnelles). En parallèle, elle s’active au développement de nouveaux produits et poursuit sa collaboration avec Green Smoke. Aucune date de sortie n’a été communiquée pour son “tabac chauffant” (IQOS) qu’elle développe avec Philip Morris International (PMI).

Ses deux plus gros concurrents sont Lorillard (censée vendre sa marque Blu à la Bristish American Tobacco) et Reynolds American, qui attendent l’autorisation définitive de leur fusion par les autorités commerciales américaines. Il n’est pas certain que les cigarettiers devancent les fabricants originels de cigarette électronique, ces derniers doivent en effet s’affranchir de la difficulté à intégrer dans leur modèle économique les dernières générations de vaporisateurs, des modèles bien différents de leur cigalikes.

Le succès de ces multinationales du tabac dans le monde de l’ecig dépendra dès lors de leur capacité à modeler l’environnement réglementaire en leur faveur. La TPD européenne étant pour de nombreux spécialistes, un bon exemple de réussite.

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  • LeguMan

    Tant que les fabricants de e-cigarette ne rentre pas en bourse, ils pourront peut être tenir le coup, les lobby du tabac veulent la peau de quiconque leur barre la route….

    • moiiii

      pas d’entrée en bourse tant que les menaces de règlementations planent…:(

      • LeguMan

        Tant mieux, les fabricants de e-cigarette subiront une O.P.A des manufacturier de cigarettes classique, car ils ont les dollars… Eux… ils seront actionnaires principaux ou à 49% et feront leurs lois au sein des comités… 🙁 dès lors la fête sera fini, j extrapole un peu mais ça se fait souvent hélas

        • Ben X

          Effectivement, il ne faut pas qu’ils rentrent en bourse. Et plus il y aura d’acteurs, même petits, plus les prix resteront raisonnable.

          • platipus

            Pas besoin d’être côté en bourse pour se faire racheter… il n’y a toujours pas de forteresse imprenable quand un âne chargé d’or peut y monter.